Catégorie : Renaissance

Publiés respectivement en 1549 et 1560, les recueils épistolaires de Bernardo Tasso, père de Torquato du même nom et poète renommé en son temps, obéissent à des logiques et à des nécessités différentes. Le premier se présente comme un modèle destiné à un large public dans une volonté patente d’éducation aux bonnes lettres et aux bonnes mœurs.
La plupart des livres d’auteurs comme des anthologies de textes épistolaires se définissent par la variété, la pluralité des sujets abordés, en organisant leur matière par chapitres.
Le paratexte du premier recueil paraît particulièrement développé, puisqu’il n’inclut pas moins de deux dédicaces et d’un échange épistolaire avec Annibale Caro sur la question de la langue.
Même si la production épistolaire du Tasse n’est pas quantitativement très fournie et figure plutôt dans la moyenne des lettres publiées, ses recueils marquèrent son époque. Ainsi, le volume de 1549 a-t-il connu une fortune éditoriale exceptionnelle avec une longévité peu courante et de nombreuses rééditions totales ou partielles jusqu’au XIXe siècle inclus.
Après avoir souffert de l’indifférence quelque peu teintée de mépris de Croce, la littérature épistolaire fait aujourd’hui l’objet d’un véritable engouement de la part de la critique contemporaine.
Le travail présenté ici est essentiellement centré sur les deux recueils épistolaires de Bernardo Tasso, respectivement publiés en 1549 chez Valgrisi (réédité en 1559 chez Giglio) et en 1560 chez Gioliti.
Les lettres qui figurent ci-après illustrent quelques-unes des problématiques abordées au cours de cette étude. Elles sont extraites du premier et du deuxième recueil épistolaire, mais aussi des Famigliari de Comino, des lettres à Marc Antonio Tasca, des inédits de Campori et de Ravelli, ainsi que des Archives royales de Parme, afin de permettre la consultation de textes parfois plus difficilement accessibles que les éditions de Rasi et Chemello.
Cette bibliographie relative aux éditions des lettres, des essais critiques qu’elles ont suscitées ainsi que des poésies de Bernardo Tasso, dérive de la nécessité, dans le cadre d’une étude monographique, de faire le point sur l’état des travaux en la matière.
La lecture des deux recueils de lettres de Bernardo Tasso met en avant des contenus parfois très différents liés à un contexte personnel et historique qui a changé pendant les onze ans qui séparent les publications.
Les préoccupations qui sous-tendent la parution d’un deuxième recueil épistolaire sont proches de celles qui avaient motivé la publication du premier onze ans plus tôt.
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