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Type de document : Chapitre de livre
par Bernard Larrieu
J’avais onze ans lorsque je rencontrai pour la première fois Jean Bernard Marquette et j’eus le privilège de passer trois heures par semaine, pendant deux ans, en sa compagnie et à son écoute. J’étais alors en sixième et cinquième au lycée Montesquieu de Bordeaux et il était mon professeur d’histoire-géographie.
À la question de l’apport de l’atlas historique de Mont-de-Marsan réalisé par le Professeur Jean Bernard Marquette en 1982, on peut répondre qu’il s’agit de la première synthèse cartographique et écrite retraçant la fondation puis l’extension progressive de la ville à travers les siècles, travail sur lequel les recherches ultérieures ont pu appuyer leurs études.
par Sandrine Lavaud
La direction de la collection de l’Atlas historique des villes de France, que Jean Bernard Marquette a assurée pendant plus de deux décennies, constitue un pan majeur de sa carrière scientifique, où se sont cristallisées ses appétences d’historien (l’occupation du sol, la cartographique historique, la ville…) et noués ses réseaux académiques, lui valant reconnaissance à l’échelle internationale.
Les travaux de ce type dans l’abondante œuvre de J. B. Marquette ne correspondent en apparence qu’à un petit nombre des titres répertoriés dans sa bibliographie publiée dans les Annales du Midi en 2020 et se présentent comme des jalons isolés
Lorsque parut en 1962 et 1963, en quatre livraisons, cet article, Les Cahiers du Bazadais, dont le premier numéro avait été publié en septembre 1961, étaient une toute jeune revue, et Jean Bernard Marquette, qui en était le principal contributeur, un jeune chercheur.
par Rémy Cazals
Dans l’œuvre de Jean Bernard Marquette, la publication du témoignage d’un soldat de 1914-1918 constitue un cas original. Par le thème, mais non par la méthode, celle d’un historien scrupuleux, dominant son sujet quelle que soit la période considérée.
L’enfant du métro, le conte illustré à l’origine de ce livre, s’avère l’archétype de la littérature clandestine, inventive, accusatrice et fragile.
L’enfant du métro, le conte illustré à l’origine de ce livre, s’avère l’archétype de la littérature clandestine, inventive, accusatrice et fragile. La singularité du projet de Lucha et de Madeleine Truel, associant texte et image, anagramme et double sens, prolonge les jeux avant-gardistes des années 30, en conciliant stylisme et didactique.
Marthe Lucienne Truel, la plus jeune des enfants Truel Larrabure, parcourt la seconde moitié du XXe siècle, avec la même discrétion qui a caractérisé la vie de Madeleine, de trois ans son aînée.
Le souvenir de Madeleine Truel est resté ancré dans la mémoire de quelques résistantes qui l’ont côtoyée et ont rappelé son nom lors d’hommages ou dans des témoignages après leur retour de déportation en mai 1945.
L’enfant du métro est une dénonciation allégorique de l’Occupation allemande. Le livre, brièvement annoncé dans Marie-Claire en décembre 1943, a été distribué sous le manteau, avec la complicité des employées des éditions du Chêne.
À Lima, l’une des filles de Paul Truel, de retour dans le pays sud-américain, a rapporté parmi les souvenirs personnels de ses cousines, plusieurs pages typographiées non signées.