Auteur : Élise Martin

LAGAM
Université Paul Valéry
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Après un premier travail de recherche sur la Wallonie (Belgique) en tant qu’espace accueillant des personnes françaises en situation de handicap qui n’obtiennent pas de place en France (M1 AlterEurope de l’ENS de Lyon), Élise Martin a effectué un travail de recherche sur l’accueil de personnes exilées dans des vallées cévenoles, à Lasalle, St-Jean-du-Gard et au Vigan (M2 Sciences sociales de l’ENS de Lyon). Ces deux travaux de recherche qui posent la question de l’accueil de l’Autre l’ont amenée à construire un sujet de thèse autour de l’accueil de populations vulnérables dans les espaces ruraux français. La thèse est encadrée par Pascal Chevalier et Camille Hochedez et porte le titre provisoire suivant Accueil et bien-être des populations vulnérables dans des territoires ruraux en recomposition : la bordure sud du Massif central, géographie d’un tiers-espace.

Qu’est-ce qui fait d’un territoire un territoire qui accueille ? Quelles sont les ressources et les freins que rencontrent les personnes vulnérables dans des espaces ruraux éloignés des grandes métropoles françaises ? L’accueil d’un groupe de personnes vulnérables profite-t-il aux autres groupes ? Comment les personnes accueillies cohabitent-elles avec le reste de la population ? Dans quelle mesure les acteurs institutionnels et économiques perçoivent la prise en charge des personnes vulnérables comme un « atout » pour le développement territorial ?

Pour répondre à ces questions, le travail de recherche met en regard deux territoires du massif central à l’histoire et à l’organisation spatiale différentes : l’ouest de la Lozère autour de la petite ville de Marvejols et la vallée de St-Jean-du-Gard dans le sud des Cévennes. Dans le cadre de cette comparaison entre deux territoires qui appartiennent à un même continuum (sud du massif central/ arrière-pays méditerranéen), la thèse propose « une comparaison dans la comparaison » en interrogeant l’accompagnement de groupes de populations dont les prises en charge sont souvent sectorisées du point de vue des politiques publiques.

En d’autres termes, la thèse analyse l’habitabilité des espaces ruraux au regard de la vulnérabilité et tente de déconstruire la notion d’inclusion. Elle s’appuie sur un corpus d’entretiens menés avec des acteurs institutionnels (départements du Gard et de la Lozère, région Occitanie, intercommunalités, communes), avec des acteurs médico-sociaux (directeurs d’établissements, éducateurs, aides à domicile) et associatifs (président d’associations, membres de collectifs informels) et surtout sur les trajectoires de vie des personnes accompagnées (personnes en situation de handicaps plus ou moins complexes, personnes exilées, personnes vieillissantes) et l’observation de leurs manières de vivre. Pour recueillir leur voix, le travail de thèse s’appuie sur plusieurs enquêtes ethnographiques menées dans des structures et services médico-sociaux (Maison d’accueil Spécialisé, Service d’Accompagnement à la Vie Sociale, Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asile, Aide à Domicile en Milieu Rural).

Bibliographie

https://cv.archives-ouvertes.fr/elise-martin

Accès au livre Maillages, interfaces, réseaux transfrontaliers, de nouveaux enjeux territoriaux de la santé
À la fin de l’année 2015, de nombreuses familles manifestent à Paris devant l’Assemblée nationale pour rendre visible le placement d’un de leurs proches en situation de handicap hors du territoire français et pour réclamer des solutions locales adaptées. En 2016, 6 836 Français en situation de handicap complexe ont été pris en charge en Wallonie, en grande majorité des adultes
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