Auteur : Stéphane Verger

On eut pu craindre que le laboratoire d’archéologie de l’École normale supérieure ne s’intéressât qu’aux vestiges les plus glorieux de l’Antiquité classique, l’Athènes de Périclès, l’Alexandrie ptolémaïque, la Rome d’Auguste. C’eut été ignorer l’histoire de cette institution, qui forma des générations de jeunes chercheurs au regard décalé par rapport à celui des historiens classiques : Alexandre Bertrand, le premier directeur du Musée des Antiquités Nationales ; Henri Hubert, qui développa une approche anthropologique du monde celtique ; Christian Peyre, qui créa le laboratoire “Archéologies d’Orient et d’Occident” en réunissant tous ceux qui avaient eux-mêmes un regard décalé sur l’Antiquité, qu’ils soient hellénistes en Afghanistan, romanistes au Maghreb, étruscologues dans l’Italie républicaine ou celtisants radicaux dans la Gaule romaine
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