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Catégorie : Archéologie

Les contributions illustrent l’ensemble des disciplines aujourd’hui impliquées dans l’histoire des maladies infectieuses, c’est-à-dire à l’interface d’une part, des sciences humaines et sociales, telles l’histoire et l’archéologie, et d’autre part, de la biologie.
“Les épidémies sont des sujets maudits pour les historiens”. Au début de l’épidémie de Covid-19, l’affirmation de l’historien de la médecine Guillaume Lachenal avait assurément de quoi étonner.
Une partie importante des débats historiographiques récents au sujet des épidémies antiques concerne leur impact supposé, et en particulier la gravité exceptionnelle ou non de certaines d’entre elles.
Les anciens Égyptiens divisaient l’année en 360 jours et en 12 mois égaux de 30 jours répartis en 3 saisons de 4 mois. Les mois étaient eux-mêmes divisés en trois périodes de 10 jours, représentées par des divinités astrales, les décans, des étoiles observables dans le ciel qui présidaient à la fois aux divisions du temps et aux destinées des hommes.
Historians strive to uncover the reasons behind historical events and historical change. Among what can be called traditional explanations and causes, in the sense that they can be found already in the ancient sources themselves …
Accès à l'ouvrage Epidémies antiques en Méditerranée et au-delà
Au IIe s. p.C., la cité lydienne de Césarée Troketta consulta le dieu Apollon dans son sanctuaire oraculaire de Claros, à propos d’une épidémie qui la frappait. Le dieu répondit par ces vers, avant de recommander un remède contre ce “mal puissant” (κραταιὸν πῆμα).
Parmi toutes les catacombes chrétiennes romaines, celle des saints Pierre et Marcellin représente un cas emblématique qui tient en grande partie à la très bonne conservation de ses peintures murales, mais aussi à l’opportunité qu’elle offre d’accéder à un immense cimetière …
Les maladies infectieuses ont profondément marqué l’histoire des sociétés antiques. En rendent compte, notamment, une multitude de sources textuelles, tels les écrits médicaux de Galien, Celse ou Soranos, ou les récits qu’ont livrés Tite-Live ou Dion Cassius de grandes crises épidémiques.
En 2008, une fouille préventive a conduit à la découverte de plusieurs fosses contenant des restes humains au pied du quadriportique du grand temple du complexe cultuel de Saint-Martin-au-Val à Chartres (Autricum), dans le département d’Eure-et-Loir.
L’épidémie qui frappe l’empire à partir de 541 a suscité l’effroi des contemporains. Dans une société habituée à toutes sortes de désastres, elle était remarquable par sa létalité, par la brutalité de ses symptômes et, rapidement, par sa capacité à se déplacer et à revenir selon des rythmes imprévisibles.
Le mauvais œil, l’ophtalmie, la naissance de l’amour, la jaunisse et le pouvoir maléfique d’un reptile appelé basilic : tels sont les cinq phénomènes qu’Héliodore d’Émèse met en parallèle, dans la bouche du savant Calasiris, pour expliquer la maladie qui frappe Théagène et Chariclée, dans son roman intitulé Les Éthiopiques.
Les historiens Tite Live et Cassius Dion font le récit de trois affaires surprenantes, qui présentent toutefois un point commun : il y est question d’épisodes de mortalité massive parmi les citoyens de Rome, dont l’historien prétend ignorer s’ils sont dus à une pestilence meurtrière ou bien à un empoisonnement collectif d’origine criminelle.
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