Auteur : Louis Autin

Faculté des lettres de Sorbonne Université
EA 4081 Rome et ses renaissances
1, rue Victor Cousin
F-75005 Paris
ls.autin@gmail.com
0000-0002-1716-1236

Après un cursus en allemand et Lettres classiques à l’Université Lumière-Lyon-II et l’obtention de l’agrégation externe de Lettres classiques (2014), Louis Autin a soutenu en 2019 une thèse intitulée “Voix de la foule chez Tacite : perspectives littéraires et historiques sur la communication collective au début de l’Empire” (Université Grenoble Alpes ; Université d’Osnabrück).

Il est agrégé de Lettres classiques, docteur en Langues et Civilisations de l’Antiquité de l’Université Grenoble Alpes et docteur en Histoire ancienne de l’Universität Osnabrück. Il est depuis novembre 2020 Maître de conférences en Langue et Littérature latines à Sorbonne-Université (UFR de latin) et membre de l’unité de recherche “Rome et ses Renaissances” (UR 4081).

Louis Autin s’intéresse à l’écriture de l’histoire dans l’Antiquité, tout particulièrement à l’historiographie latine du Haut-Empire et à Tacite, ainsi qu’à sa réception moderne et contemporaine. Située à l’intersection de l’étude littéraire des textes anciens et de l’histoire politique et sociologique du principat, sa recherche porte notamment sur les modes de représentation des groupes subalternes et leur relation au pouvoir impérial. Ses publications interrogent par exemple le phénomène de la rumeur, la constitution de l’opinion publique ou les mouvements de foule dans la Rome antique.

Sa thèse “Voix de la foule chez Tacite. Perspectives littéraires et historiques sur la communication collective au début de l’Empire” est en cours de remaniement et donnera lieu prochainement à un ouvrage centré sur la question des rumeurs à Rome et dans l’œuvre de Tacite. Ses publications récentes portent sur Tacite (représentation des rapports entre soldats et général, incorporation de la parole féminine dans le récit, etc.), l’histoire sociologique et politique du premier principat (rôle des rumeurs dans la Rome antique, critique du corps des empereurs par la plèbe romaine, etc.), la réception de l’histoire et de l’historiographie ancienne (depuis les éditions renaissantes de Tacite jusqu’au roman contemporain). Il contribue notamment au projet Tacitus On Line (http://tacitus.elan-numerique.fr/), qui vise à présenter une édition numérique des commentaires à Tacite du XVIe siècle.

• Publications en ligne

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-02484119/document

https://journals.openedition.org/lrf/3532

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01900216

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02471615

Accès livre PrimaLun@_7 Vini, vidi, scripsi
Est-il vrai que, pour Tacite, “les femmes ne peuvent et ne doivent pas être des personnages historiques” ? À première vue, l’expression de J.-M. Engel cristallise bien ce qui paraît être l’opinion de l’historien vis-à-vis des femmes de l’époque impériale. Toutefois, cette phrase ne rend guère compte de la complexité de la réflexion tacitéenne sur la question et, plus grave, elle tombe dans le piège d’une lecture trop impressionniste des sources antiques, toujours très tentante avec Tacite, chez qui l’influence de la rhétorique et la multiplication des sentences donnent volontiers une image caricaturale des objets historiques étudiés.
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