Auteur : Isabelle Cogitore

UMR 5316 Litt&Arts, Centre Translatio
Université Grenoble Alpes
CS 40700, F-38058 Grenoble cedex 9
isabelle.cogitore@univ-grenoble-alpes.fr

Isabelle Cogitore a suivi une formation de Lettres Classiques, à l’École Normale Supérieure ainsi qu’à l’Université Paris IV Sorbonne, tout en suivant des séminaires d’Histoire Ancienne à l’École Pratique des Hautes Études, afin de combiner deux domaines indissociables à la compréhension de l’Antiquité. Elle soutient une thèse de doctorat en 1994 et son HDR en 2006.

Si le facteur commun est bien le lien constant entre littérature latine et histoire, sa recherche a abordé plusieurs domaines : l’historiographie ; l’histoire politique du Principat, notamment sous l’angle des conspirations ; la rhétorique et ses liens avec l’histoire ; le pouvoir des femmes de la famille impériale ; la transmission et réception des textes de Tacite, ce qui l’a récemment amenée à s’intéresser au XVIe siècle et à Juste Lipse. Récemment aussi, un travail en équipe a abouti à une traduction nouvelle des œuvres de César.

La question politique a été abordée dans deux ouvrages (La légitimité à l’épreuve des conspirations, à l’époque julio-claudienne, Bibliothèque des Écoles Françaises d’Athènes et Rome, 313, Rome-Paris, 2002 [CR L’Antiquité classique] et Le doux nom de liberté : histoire d’une idée politique (Ier et IIe siècles ap. J.-C.), Éditions Ausonius, Pessac, 2011 [CR JRS].

Parmi la direction d’ouvrages collectifs, parus dans la collection “Des Princes”, à Grenoble, le dernier paru, Femmes influentes, dans le monde hellénistique et à Rome, (IIIe siècle av. J.-C. -Ier siècle ap. J.-C.)co-direction A. Bielman Sanchez, I. Cogitore, A. Kolb, ELLUG, 2016, est en cours de réédition. La récente traduction de Tout César, en équipe, est une réalisation importante ; César, Guerres, nouvelle traduction, avec introductions, notes et cartes, avec M. Coudry, J.P. De Giorgio, S. Lefebvre, S. Wyler, les Belles Lettres, editio minor, 2020. Divers articles ont traité des points successifs de la recherche : parmi les plus récents : “Princeps chez Tacite et Juste Lipse : les mots et les choses”, dans : Mélanges de linguistique de philologie et d’histoire ancienne offerts à Rudolf Wachter, ed. M. Aberson, Fr. Dell’Oro, M. de Vaan, A. Viredaz, Cahiers de l’ILSL, n°60, 2020, p.181-185, et, sous presse : “Astrologie et conspirations sous les derniers Julio-claudiens”, dans la publication du Colloque International “Les astrologues dans l’entourage des empereurs romains, Liège, ed. B. Rochette et Y. Berthelet.

 

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Accès livre PrimaLun@_7 Vini, vidi, scripsi
Est-il vrai que, pour Tacite, “les femmes ne peuvent et ne doivent pas être des personnages historiques” ? À première vue, l’expression de J.-M. Engel cristallise bien ce qui paraît être l’opinion de l’historien vis-à-vis des femmes de l’époque impériale. Toutefois, cette phrase ne rend guère compte de la complexité de la réflexion tacitéenne sur la question et, plus grave, elle tombe dans le piège d’une lecture trop impressionniste des sources antiques, toujours très tentante avec Tacite, chez qui l’influence de la rhétorique et la multiplication des sentences donnent volontiers une image caricaturale des objets historiques étudiés.
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