UN@ est une plateforme d'édition de livres numériques pour les presses universitaires de Nouvelle-Aquitaine
Catégorie : Histoire
Auteur de deux monographies sur la prise en charge des enfants abandonnés à Bordeaux parues à la MSHA, Bernard Allemandou, pédopsychiatre, s’intéresse ici au sort réservé aux enfants pauvres auteurs de délits. Le pénitencier de Saint-Jean créé en 1837 pour les garçons mineurs, et celui de Sainte-Philomène l’année suivante pour les filles, étaient nés du défaut du système d’incarcération pratiqué à l’époque où les enfants n’étaient pas séparés des détenus adultes.
Concernant l’emploi du temps des détenus, le docteur Isidore Sarraméa ne fait pas de réflexion particulière : « Le temps nous paraît distribué avec une sage économie ; chaque jour offre 8 heures de sommeil, 9 heures de travail, et une heure et demi de classe ; la prière, les repas, et la récréation occupent le reste. »
Concernant l’emploi du temps des détenus, le docteur Isidore Sarraméa ne fait pas de réflexion particulière : « Le temps nous paraît distribué avec une sage économie ; chaque jour offre 8 heures de sommeil, 9 heures de travail, et une heure et demi de classe ; la prière, les repas, et la récréation occupent le reste. »
Peut-on dire que le pénitencier Saint-Jean était un bagne d’enfant ? et s’il ne l’était pas, que l’administration pénitentiaire avait eu la bonne idée de le fermer avant qu’il ne le devienne ?
Au terme de cette présentation l’histoire que nous venons de relater sur le Pénitencier Saint-Jean, la colonie pénitentiaire de Saint-Louis et le pénitencier Sainte-Philomène nous laisse assez perplexe. Que s’est-il vraiment passé pour que l’abbé Buchou à qui l’on ne cesse d’adresser des compliments pendant 30 ans devienne la personne exécrable au point que le pouvoir central lui retire toute sa confiance et ferme son institution ?