Serena Ensoli, “Roma, la ‘Babilonia d’Occidente’ di Agostino e i culti isiaci in età tardoantica”, dans P. Pasini (éd.), 387 d. C. Ambrogio e Agostino. Le sorgenti dell’Europa, Milano, 8 dic. 2003-2 mag. 2004, Milan, 2003, 142-151.

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S’appuyant sur les sermons prononcés au cours de l’hiver 403-404 par Augustin, où Rome, dans un contexte apocalyptique, apparaît comme quasi caput Babylonis, S. E. dresse un tableau de la coexistence des cultes chrétiens et païens de Constantin à Théodose, en prenant l’exemple des cultes isiaques. Une première partie récapitule les différents sanctuaires de Rome, du culte public du sanctuaire campense au culte privé des domus aristocratiques du IVe siècle. Si certains grands temples restent en activité, c’est grâce au rôle économique des relations avec l’Égypte, grenier à céréales ; ainsi, l’Iseum Campense, dernier rempart du culte d’Isis, résiste jusqu’au Ve siècle, alors que la plupart des fidèles se réfugient dans le secteur privé (Caelius, Esquilin, nymphée de St Eusèbe).

L’auteur met l’accent sur le lararium de San Martino ai Monti, lieu de culte depuis le IIe siècle devenu la chapelle “syncrétiste” d’une famille aristocratique. Une deuxième partie est consacrée à l’attitude polémique des Pères de l’Église : l’image et les emblèmes d’Isis et de son cercle sont illustrés largement par des références au catalogue, de même que leurs relations avec d’autres divinités. La critique chrétienne porte sur la zoolâtrie, sur la date d’apparition des dieux égyptiens (querelle de l’antériorité biblique) ; les attaques concernent plus particulièrement les domaines les plus populaires : Isis guérisseuse (sanctuaire de Ménouthis), Isis magicienne et astrologue.

Le riche répertoire de l’exposition (en particulier sculptures et monnaies) reprend un certain nombre des documents de l’Urbs connus par la publication de K. Lembke, Das Iseum Campense in Rom (Heidelberg, 1994) et le catalogue de l’exposition Iside (Milan, 1997), mais aussi d’autres plus originaux : n° 73 (F. Naumann-Steckner : coupe avec la barque d’Isis du musée de Cologne) ; n° 205 (S. Ensoli : statue d’Isis, retrouvée près de St Eusèbe s/Esquilin) ; n° 211-212 (D. Candilio : domus des Aradii, p. 405-407). Pour le matériel du laraire de San Martino, on verra aussi le catalogue Iside, p. 573-583, VI.47-55.

Budischovsky, Marie-Christine (2008) : “Serena Ensoli, ‘Roma, la ‘Babilonia d’Occidente’ di Agostino e i culti isiaci in età tardoantica’, dans P. Pasini (éd.), 387 d. C. Ambrogio e Agostino. Le sorgenti dell’Europa, Milano, 8 dic. 2003-2 mag. 2004, Milan, 2003, 142-151”, Ausonius éditions BIS I, [En ligne] https://una-editions.fr/ensoli-2003b/ [consulté le 15 août 2021].

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