Jean-Claude Grenier, “Cléopâtre Séléné reine de Maurétanie : souvenirs d’une princesse”, dans C. Hamdoune (éd.), Ubique amici. Mélanges offerts à Jean-Marie Lassère, Université de Montpellier III, 2001, 101-116.

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L’arrivée de Cléopâtre Séléné en Maurétanie fit que la monarchie locale fut imprégnée d’éléments égyptiens jusque dans son monnayage. La reine porte parfois le basileion, et le taureau Apis peut se retrouver au revers. J.-C. G. développe la titulature de la reine, puis le thème de sa coiffe. À l’origine, c’est Cléopâtre VII, la mère de Séléné, qui porte, à partir de 34, le disque enserré dans des cornes de vache et deux hautes plumes en arrière-plan. L’auteur y voit donc un symbole de la dernière souveraine lagide, à la fois reine et déesse (elle est une néa Isis), et Séléné se place dans sa suite.

Le crocodile figure ainsi couramment sur les monnaies et constitue une image de l’Égypte différente de celle que l’on retrouve ailleurs, sur les as de Nîmes par exemple, car il n’est cette fois pas enchaîné. L’auteur rappelle le texte de Pline (HN, V, 10, 1 (51)) sur la capture d’un crocodile au lac Nilidès, dont Juba faisait le point de départ du Nil souterrain ; cet animal fut ensuite consacré à l’Iseum de Césarée.

J.-C. G. présente ensuite une statue égyptienne acéphale trouvée à Césarée au nom d’un grand prêtre Pétoubastis, dont il propose une relecture : il ne s’agirait pas de Pétoubastis IV, tué par les hommes d’Octavien, mais d’un de ses ancêtres.

Podvin, Jean-Louis (2008) : “Jean-Claude Grenier, ‘Cléopâtre Séléné reine de Maurétanie : souvenirs d’une princesse’, dans C. Hamdoune (éd.), Ubique amici. Mélanges offerts à Jean-Marie Lassère, Université de Montpellier III, 2001, 101-116”, Ausonius éditions BIS I, [En ligne] https://una-editions.fr/grenier-2001/ [consulté le 15 août 2021].

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