UN@ est une plateforme d'édition de livres numériques pour les presses universitaires de Nouvelle-Aquitaine
Lieu d'édition : Pessac
par Jean Andreau
Qu’est-ce que la monumentalisation, qu’il s’agit d’étudier ici dans les villes de l’Aquitaine et de l’Hispanie septentrionale ? Le texte de présentation du colloque en donne une définition : c’est à la fois “la multiplication des monuments et la recherche du monumental, du grandiose”. Il s’agit donc d’un phénomène beaucoup plus limité que la construction dans son ensemble, et même plus limité que l’ensemble de la construction publique, mais qui intéresse tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle.
par Jean Andreau
Comme l’a souligné Moses Finley, les historiens de la fin du [XIXe siècle] hésitaient à parler de l’esclavage antique. Alors que les humanités commençaient à être mises en question, ils ne voulaient pas risquer de salir la mémoire de l’Antiquité. Eduard Meyer, le célèbre historien allemand de la Belle Époque, réagit contre ce silence. Il insista sur l’affranchissement : l’existence des affranchis et leur condition prouvaient à ses yeux que les Anciens offraient à leurs esclaves d’amples possibilités de libération et de progression sociale, et que l’esclavage gréco-romain ne devait en aucun cas être comparé à celui de l’Amérique moderne.
par Jean Andreau
Il est arrivé aux cités et aux États antiques d’emprunter de l’argent, comme le montre L. Migeotte pour le monde grec, et comme je vais essayer de le montrer pour le monde romain. Par rapport aux époques plus récentes, l’Antiquité gréco-romaine représente pourtant une situation tout à fait originale, parce qu’il n’y existe pas de “dette publique”, au sens que prend cette expression dans la bibliographie sur la fin du Moyen Âge et sur les Temps modernes.
par Jean Andreau
John D’Arms was of course the authority on the Gulf of Naples in Roman times, and particularly the authority on Puteoli. And, in the research he has done on that region, he was above all a prosopographer. It is not an accident that he very often quotes Ronald Syme. And one has to emphasize that, in prosopographical matters, he was no less competent at inscriptions than with literary texts, no less competent with respect to the Principate than with respect to the Late Republic, – which is not so frequent among prosopographers.
par Jean Andreau
Mes principaux sujets de recherche (les métiers bancaires et la vie financière, les tablettes des villes du Vésuve, les affaires commerciales et la vie économique en général, l’esclavage) m’ont sans cesse incité à m’intéresser aux affranchis. Pourtant, les deux articles de ce chapitre sont les seuls que je leur aie spécifiquement consacrés. Ces deux articles m’ont été proposés par A. Giardina à la fin des années 1980 et, plus récemment, par J. W. Prag ; je les remercie vivement l’un et l’autre de ces propositions.
par Jean Andreau
Il y a presque un quart de siècle, en 1997, grâce à Andrea Giardina, que je suis heureux de remercier à nouveau, j’ai pu publier un recueil de vingt de mes articles, dans la collection “Saggi di Storia antica”, qu’il dirigeait alors avec Augusto Fraschetti, et qu’il continue à diriger, aux éditions “L’Erma” di Bretschneider.
par Jean Andreau
Le premier chapitre de ce recueil réunit huit articles. Il est composé de deux parties bien distinctes, mais toutes les deux historiographiques. La première des deux concerne le travail que j’ai consacré dans les années 1980 à l’historien Michel I. Rostovtzeff et à ses œuvres. Elle se compose de cinq textes. Les deux plus longs sont les introductions que j’ai rédigées pour les éditions françaises de l’Histoire économique et sociale de l’Empire romain et de l’Histoire économique et sociale du monde hellénistique, publiées dans la collection Bouquins en 1988 et 1989. En plus de ces introductions, on trouvera trois autres articles consacrés à Rostovtzeff, à sa carrière et à des ouvrages qui ont été publiés sur lui au cours des années 1990.
par Jean Andreau
Il y a presque un quart de siècle, en 1997, grâce à Andrea Giardina, que je suis heureux de remercier à nouveau, j’ai pu publier un recueil de vingt de mes articles, dans la collection “Saggi di Storia antica”, qu’il dirigeait alors avec Augusto Fraschetti, et qu’il continue à diriger, aux éditions “L’Erma” di Bretschneider.
par Jean Andreau
Le préteur de la province de Sicile recevait, du Sénat, des crédits pour son approvisionnement et celui de sa maison. Avec cet argent, il achetait du blé et de l’orge aux Siciliens. C’était ce qu’on appelait le frumentum in cellam, le grain pour le grenier du gouverneur ; et Cicéron en traite longuement dans le De frumento. Cette institution paraît avoir existé dans toutes les provinces, ou en tout cas dans plusieurs d’entre elles, et elle existait depuis longtemps
par Jean Andreau
Parmi nos prédécesseurs du XIXe et du XXe siècles, nombreux sont ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont tenu l’ordre équestre de la fin de la République romaine pour une bourgeoisie, qui rivalisait plus ou moins directement avec l’aristocratie sénatoriale. Ils mettaient l’accent sur l’importance des intérêts non agricoles des chevaliers, ou les assimilaient aux publicains (ce qu’a d’ailleurs fait Cicéron lui-même dans certains textes), en insistant à la fois sur l’influence politique des publicains et sur la modernité de leurs affaires.
par Jean Andreau
Le mot “marché” peut prendre plusieurs sens. D’une part, il est utilisé en un sens concret, pour désigner une place commerciale, un lieu où se réunissent des commerçants, des producteurs et des consommateurs, en vue de l’achat et/ou de la vente de marchandises. D’autre part, en un sens abstrait, il désigne un espace dans lequel les prix se déterminent notamment sur la base de l’ensemble de l’offre et de la demande, dans le cadre d’une concurrence généralement très imparfaite.
par Jean Andreau
C’est très probablement avant la Grande Guerre que Michel Rostovtzeff décida d’écrire deux Histoires économiques et sociales, l’une du monde hellénistique, l’autre de l’Empire romain. Il y aurait été incité par Eduard Meyer et Ulrich von Wilamowitz1Dans l’introduction que j’ai rédigée pour l’Histoire économique et sociale de l’Empire romain de Rostovtzeff (Rostovtzeff 1988), je me suis efforcé de rendre compte de sa carrière et de son cheminement intellectuel et politique. Le lecteur est prié de s’y reporter ; je ne puis évidemment pas en répéter ici le contenu.