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Une principauté entre France et Italie : un siècle de lectures de la Savoie médiévale, 1918-2018

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Comment définir la principauté de Savoie à la fin du Moyen Âge ? Un “royaume au petit pied […], terre d’Empire influencée par le puissant modèle royal et français”, ou bien une construction politique aux caractéristiques d’abord italiennes ? Le premier postulat est tiré de la conclusion que Françoise Autrand prononça en 1998, à Pau, en clôture du 29e congrès de la Société des médiévistes français (la SHMESP) sur les Serviteurs de l’État au Moyen Âge1. Le second énoncé provient, lui, de l’appel à communications proposé, deux décennies plus tard, par les organisateurs du colloque sur les principautés en France méridionale qui s’est tenu, toujours à Pau, en 2018 et dont ce volume constitue l’aboutissement.

Évolution des interprétations historiographiques ? Indices d’une hésitation durable dès que l’on recherche les modèles “forts” de l’organisation d’un territoire supposé cohérent, des modèles qui ne pourraient que venir d’ailleurs, d’un ailleurs plus éclatant, qu’il soit français ou italien ? Où serait donc la vérité ou, du moins, quelle pourrait être l’hypothèse la plus plausible ?

Si ces brèves citations m’inspirent autant de remarques, c’est qu’elles mettent en exergue un double questionnement, historique et historiographique.

Je rappellerai tout d’abord quelques enjeux historiques fondamentaux. Quelles seraient les caractéristiques majeures des territoires savoyards des XIVe-XVe siècles ? Comment conjuguer la vitalité des particularismes locaux avec la volonté du prince et de ses entourages d’encadrer juridiquement, de contrôler politiquement et d’unifier du point de vue scripturaire l’ensemble des terres qui, de part et d’autre des Alpes, constituaient l’espace savoyard bas médiéval, un espace par ailleurs en évolution permanente ?

D’une part, la vigueur des spécificités territoriales et de leurs traditions culturelles ou sociopolitiques (seigneuries et communes, droit écrit et coutumier, modèles notariaux ou de chancellerie) ressort encore, et avec quelle force, pendant le règne d’Amédée VIII de Savoie ; en témoigne la litanie des titres territoriaux et princiers qui accompagne, en février 1416, l’élévation impériale d’Amédée VIII comme duc de Savoie2 ou, encore, le nombre d’exceptions géopolitiques, c’est-à-dire spatiales, sur lesquelles se termine le prologue solennel des premiers statuts généraux du Duché de 14303. N’oublions pas, d’autre part, que ces Statuta comprennent aussi bien une présentation, se voulant globale, des offices et des officiers ducaux4 que de passionnantes lois somptuaires, tout à la fois projet de société et projection d’un imaginaire religieux et princier5. Or, ces Statuta viennent s’ajouter à la première véritable chronique dynastique, la Chronique de Savoie commanditée par le nouveau duc savoyard et terminée en 14196. Choisis parmi bien d’autres7, ces deux exemples donnent la mesure de la volonté d’unification territoriale et idéologique revendiquée par le prince et ses proches.

De quelle Savoie devrait-on parler, à l’aube de la Renaissance ? S’agirait-il d’un espace fondamentalement pluriel d’un point de vue géographique (plaines, vallées, montagnes) et politique (seigneuries laïques et ecclésiastiques, pouvoirs communaux, traditions juridiques et documentaires divergentes), à savoir d’un espace que ses princes désireraient unifier en usant de stratégies juridiques et judiciaires tout en s’appuyant sur des choix documentaires et administratifs ciblés ? Ne s’agirait-il pas, plutôt, d’un espace dynastique avant que d’être territorial, d’un espace dont l’unité serait assurée par la majesté princière, tout à la fois politique et religieuse, législative et militaire, quelles qu’en soient les limites8 ? Enfin, ne devrait-on pas aussi parler d’un espace fondamentalement social, d’un terrain de confrontations, presque permanentes, entre des modèles aristocratiques et nobiliaires9, la montée en puissance des notabilités urbaines (pas seulement d’origine communale10), les capacités d’affirmation des communautés rurales et montagnardes11 ou, encore, de nouvelles demandes religieuses, souvent condamnées comme hétérodoxes, voire démoniaques12 ?

Quelle Savoie privilégier : ses espaces territoriaux, sa dynastie princière, ses protagonistes sociaux ?

Si cette série de questionnements ouvre autant de pistes captivantes concernant les derniers siècles du Moyen Âge, elle renvoie aussi, en parallèle, aux enjeux et aux distinctions historiographiques qui, longtemps, ont tenu le haut du pavé dans les études sur les espaces savoyards médiévaux et ce, tout particulièrement à partir du XIXe siècle.

Ce siècle a vu, tout à la fois, l’indépendance politique de l’ancien Pays de Vaud savoyard, entre le Jura et les Alpes, qui s’affranchit du contrôle bernois en devenant, en 1803, le souverain canton de Vaud13 ; la réunion à la nation France des territoires constituant aujourd’hui les deux départements de Haute-Savoie et de Savoie (plus Nice et son arrière-pays) après le traité de Turin et le plébiscite de 186014, ainsi que la subséquente proclamation du Royaume d’Italie dont Turin fut, justement la première capitale15. N’oublions pas non plus que, jusqu’au traité de Paris de 1947, l’écrasante majorité des sources documentaires relatives aux princes de Savoie, à leurs administrations, centrales et locales, ou à leurs élites, seigneuriales et urbaines, sont conservées aux Archives d’État de Turin, ce qui a eu des conséquences bien réelles sur les stratégies et les capacités de publication de sources des érudits et des chercheurs français, italiens ou suisses16. Ne nous étonnons pas, alors, que les principales campagnes d’édition aient été, dès l’aube du XIXe siècle, le fait de chercheurs, de notables, d’hommes politiques, d’archivistes et d’universitaires vivant sur le versant méridional des Alpes17, le plus souvent ancrés à Turin et longtemps encouragés par les rois et les autorités de l’Italie naissante, en quête d’une double tradition mémorielle, à la fois piémontaise (ou sabaudista18) et nationale19.

J’y reviendrai bientôt, mais je n’oublie pas que le titre de cet article renvoie à une chronologie précise, centrée sur les évolutions historiographiques du XXe siècle. Partons donc d’un peu plus tard, alors même que la Grande Guerre se clôt. Nous sommes en 1918, une année qui, pour les recherches sur la Savoie médiévale, correspond à deux évènements significatifs.

Commençons par Turin, où décède Ferdinando Gabotto. Gabotto avait été, pendant plus de vingt ans, le fantasque directeur du Bollettino storico subalpino20, où il venait d’écrire, en 1916, un billet rageur intitulé Cave canem – tout un programme – qui vilipendait littéralement l’un de ses anciens élèves, Francesco Cognasso, futur héraut universitaire de l’histoire sabaudista entre les années 1920 et les années 196021. Infatigable éditeur de sources (tout particulièrement piémontaises), Gabotto, tout universitaire qu’il fut (professeur à l’Université de Gênes, il ne réussit jamais à se faire élire sur une chaire turinoise), incarnait presque à l’excès la figure du chercheur professionnel, chercheur de sources parfois plus que de sens, dont l’érudition s’ancrait dans une triple fidélité22 : à la dynastie savoyarde, faiseuse de l’Italie unifiée ; à l’ancien espace princier et spécifiquement à ses terres piémontaises ; à la prééminence sociale d’une noblesse seigneuriale et d’État à laquelle il s’enorgueillissait d’appartenir, ne serait-ce que par mariage, plus encore qu’il ne se prévalait de son statut au sein de l’université. Ses grilles de lecture, aux interprétations fondamentalement dynastiques, politiques et nobiliaires, vont se maintenir encore longtemps au sud des Alpes, y compris après les années vingt, lorsque cette triple fidélité est associée à une soumission, qui fut aussi historiographique, envers l’État fasciste.

Quittons Turin pour Chambéry. En cette même année 1918, Gabriel Pérouse, le nouvel archiviste départemental de Savoie, prononce son discours d’intronisation au sein de l’une des principales sociétés savantes régionales, l’Académie de Savoie23. Bientôt président d’une autre société savante locale, la Société savoisienne d’histoire et d’archéologie, Pérouse est un parfait exemple d’un certain renouveau de l’érudition à l’œuvre, en Savoie comme ailleurs, depuis quelques décennies. Pérouse n’est ni un membre des élites de l’ancien royaume piémontais, féru d’histoire et prêt à opter pour la France après le plébiscite de 186024, ni un notable passionné par le passé local ; c’est un professionnel, un authentique archiviste-historien25. Or, si l’on considère sa propre bibliographie26, on s’aperçoit bien vite que Gabriel Pérouse privilégie un espace et des lectures différents de ceux de Gabotto : sa prédilection va à la Savoie “française”, départementale si l’on veut : son histoire est ancrée dans un territoire limité, le bassin chambérien et ses marges. Il s’agit avant tout d’une histoire documentaire des châteaux et des abbayes, des notaires et des paysages locaux.

Pouvons-nous dès lors considérer que l’historiographie de la Savoie médiévale se présente, en 1918, comme dédoublée ? D’une part, une historiographie dynastique, aux visées avant tout politiques et, d’une certaine façon, œcuméniques, ancrée dans l’édition et l’étude de sources princières ; d’autre part, une histoire centrée sur des espaces restreints (les départements savoyards et les cantons romands appartiennent à des ensembles politiques autres que celui où règnent encore les successeurs d’Amédée VIII), une histoire qui délaisse ses aspects les plus clairement dynastiques en faveur de lectures, certes souvent nobiliaires, mais provenant d’en bas, des sociétés locales, et non pas des pouvoirs princiers.

À ce tableau qui, bien que schématique, me paraît globalement pertinent, la Seconde Guerre mondiale apporte quelques transformations, parfois fort significatives. Jugeons sur pièces, en analysant de près les évolutions historiographiques entre la fin des années vingt et l’immédiat après-guerre.

Le terrain de jeux est triple : Turin, Chambéry, Lausanne, à savoir le Piémont italien et universitaire, la Savoie française et archivistique (jusqu’en 1947, les hommes d’archive plus que leurs sources) ainsi que le canton de Vaud, suisse et, longtemps, dilettante d’un point de vue de l’histoire médiévale comme profession.

En Piémont, la primauté dynastique reste longtemps de mise, entraînant avec elle une lecture qui se veut tout à la fois univoque et hiérarchisée du Moyen Âge savoyard. Au cœur de cet espace, voici le prince ou, plutôt, la dynastie princière, et je cite ici la préface générale d’une série visant le grand public, la Collana storica sabauda, une préface cosignée par Francesco Cognasso, le médiéviste à qui l’on doit une partie des volumes qui sortiront dans cette collection à partir de 192827. Il faut, écrit Cognasso, faire connaître “les fastes glorieux de la dynastie savoyarde – sabauda –, à laquelle la Patrie commune doit sa libération de l’étranger et son unité nationale”28. Des années 1920 au début des années 1940, qu’il s’agisse de biographies comtales ou ducales, d’éditions ou d’inventaires de sources, le binôme princes de Savoie / histoire de la Savoie persiste, presque immuable, et ses déclinaisons sont fondamentalement généalogiques, politiques, voire administratives. Les recherches sont nombreuses, souvent conduites par des universitaires29 ; elles débouchent aussi bien sur une riche série d’éditions textuelles que sur de sérieux volumes de diffusion du savoir, qui dans leur ensemble partagent une même inclination historiographique et un même désintérêt pour toute comparaison ouverte sur d’autres espaces européens ; Savoie et Bourgogne ne sont ainsi mises en relation que sur le plan des rapports politiques et princiers30. Bien sûr, quelques exceptions existent, et non des moindres, même si les études sur le bas Moyen Âge savoyard ne semblent que rarement partager les ouvertures européennes qui accompagnaient nombre de travaux et de projets de publication concernant d’autres périodes médiévales, comme les IXe-XIe siècles chers à Carlo Cipolla31. Parmi ces exceptions, signalons les remarquables volumes de l’historien du droit Mario Chiaudano sur les prémisses de la documentation comptable savoyarde au XIIIe siècle, dont la publication commença en 193332, ou, plus novateur encore, le premier ouvrage de celui qui deviendra l’un des plus grands médiévistes italiens et européens du XXe siècle, Giovanni Tabacco, un livre issu de sa thèse et publié en 1939 sous le titre Lo stato sabaudo nel Sacro romano Impero33. Mais, justement, il s’agit là d’exceptions qui restèrent longtemps confidentielles ; pour que les éditions de Chiaudano et les réflexions savoyardes de Tabacco suscitent l’intérêt historique et historiographique qu’elles méritaient, il a fallu attendre les toutes dernières décennies du XXe siècle.

Qui plus est, suite à l’émergence de l’Italie mussolinienne, l’ancien attachement dynastique s’associe à une nouvelle, et souvent médiocre, fidélité au fascisme. Cette fidélité amènera au cours des années trente, Armando Tallone, par ailleurs auteur méritoire d’un regeste en plusieurs volumes dédié aux Trois-États savoyards, à comparer dans son Parlamento sabaudo ces assemblées médiévales au Statut albertin de 1848 et, encore plus, à l’État corporatif inauguré par Mussolini en 193434. Jugeons encore sur pièces, même si ce cas est plus extrême que paradigmatique : en 1939, un obscur abbé valdôtain, Jean Jaccod, publie La comptabilité d’Amédée VI qui est, longtemps demeuré, le seul ouvrage éditant un compte de la trésorerie générale de Savoie en entier, celui des années 1377-1382. Dans sa présentation liminaire, Jaccod se lâche, en français :

Hélas ! Les Computus nous apprennent aussi que tous ces Jocalia allèrent finir aux mains des Juifs !! […] des Juifs qui possédaient déjà alors, comme de nos jours, de fortes sommes disponibles… Et je crains bien que la plupart de ces joyaux, ne soient plus revenus en possession de la Maison de Savoie !! Ce sacrifice m’a rappelé d’une manière frappante les récents sacrifices de la Nation Italienne – transformée et guidée vigoureusement par le génie de notre Duce, Mussolini, que Sa Sainteté le Pape Pie XI appelle, justement, l’Homme providentiel35.

Nous sommes en 1939, tout est dit.

L’association entre références historiographiques et positionnements idéologiques ne se limite pas au Piémont. Au cours des mêmes décennies, l’essor d’une production historiographique sur la Suisse romande savoyarde va souvent de pair avec des opinions politiques bien tranchées, tout à la fois conservatrices, autoritaires et antigermaniques. La majorité des auteurs s’intéressant aux derniers siècles du Moyen Âge vaudois est, par exemple, partie prenante – ou du moins proche – de la Ligue vaudoise, de son fondateur, Marcel Regamey, et de ses Cahiers de la Renaissance vaudoise36. C’est le cas du pasteur Richard Paquier qui, dans un livre de 1943, a popularisé en terre vaudoise la figure de Pierre II, comte de Savoie au XIIIe siècle. Paquier le décrit sous les traits d’un petit Charlemagne, père de la patria Vaudi qui, grâce à lui, serait passée d’un “ordre social rudimentaire et dépassé” (il s’agit, ici, de “l’anarchique morcellement féodal ”) à “un régime nouveau et meilleur”, à savoir à “une notion plus moderne du prince souverain dans un État unifié”37. Pour Paquier, Pierre de Savoie doit être pour toujours célébré comme “le père de notre patrie [en italique dans l’original], le créateur et l’organisateur de notre première unité nationale”38. Je m’arrête là, non sans remarquer que, dans le cas vaudois et romand, la fidélité dynastique de l’historiographie piémontaise est relue selon une chronologie et une déclinaison sui generis. Elle ne vaut que pour le Moyen Âge ; elle insiste sur un supposé âge d’or de l’indépendance régionale assuré par l’action des princes de Savoie, du milieu du XIIIe au mitan du XVe siècle ; elle se focalise, au final, sur une figure spécifique, celle de Pierre II, pater patriae ou, si l’on préfère, Charlemagne vaudois39.

Franco-anglais, mais né à Lausanne et éduqué à Fribourg, Ferdinand Hayward, spécialiste de l’Italie et de la papauté contemporaine, lauréat de deux prix de l’Académie française, fut l’auteur en 1941 d’une Histoire de la Maison de Savoie, 1000-1553, parfois encore citée aujourd’hui40. Sa figure, bien que ne touchant l’historiographie savoyarde qu’à ses marges, me permet de commencer à aborder les lectures françaises de la Savoie médiévale. L’entreprise d’Hayward, en effet, représente assez bien l’une des tendances de fond de la littérature francophone sur les espaces savoyards médiévaux. Lucien Fèvbre, qui éreinta l’ouvrage dans un rapide compte-rendu publié dans les Annales de 1944, au sein d’un numéro dans lequel trônait le vibrant nécrologe à Marc Bloch, ne s’y trompait pas. Je ne puis m’abstenir d’en livrer d’amples extraits.

J’imagine que M. Fernand Hayward, auteur d’une Histoire de la Maison de Savoie ornée d’une dédicace princière, doit méditer aujourd’hui sur les vicissitudes des temps et sur le danger des dédicaces ? […], son livre est venu à tort aux Annales. […] On tourne la page de garde et on lit : Humbert Blanchemain et ses fils — exactement comme on tournait jadis la page de garde dans son Mézeray, et on lisait : Pharamond, premier roi de France. Disons, si l’on veut […], un répertoire biographique des Comtes et des Ducs de Savoie. Ni introduction, ni conclusion. Le livre se clôt sur cette phrase “Victor-Amédée III ne put compter à aucun moment sur la fidélité, la loyauté et l’amitié sincère de son propre allié, l’empereur Leopold II”. C’est bien dommage pour Victor-Amédée III. Mais, le dirons-nous respectueusement à M. Hayward ? Cela nous est, ici, parfaitement égal41.

Malgré son sarcasme méprisant (ou grâce à lui), Fèbvre touchait juste. Porté, encore une fois, par une certaine vénération dynastique, Hayward, lui-même proche de Maurras et fasciné par l’Italie corporatiste de Mussolini42, relisait l’histoire médiévale des espaces savoyards à l’aune de leurs princes, ce que continueront à faire jusqu’à hier (si ce n’est à aujourd’hui) bien des auteurs (y compris universitaires) liés aux nombreuses sociétés savantes implantées entre la Savoie et la Haute-Savoie. Vu de France, et pendant longtemps, le salut historiographique viendra des archivistes, comme cela avait été déjà le cas aux débuts du XXe siècle et comme cela arrivait aussi en Suisse Romande43. Fonctionnaires d’un État qui, depuis 1860, s’était substitué aux rois piémontais, ces archivistes étaient doublement mieux armés. Mieux armés pour esquiver d’exagérées dispositions envers tout culte princier ; mieux armés pour lire, étudier et éditer la richissime documentation médiévale, une documentation accrue de manière exponentielle après le traité de Turin de 1947, qui envoie en France une partie des fonds médiévaux conservés à Turin depuis l’époque moderne44. Ce salut historiographique, fondamentalement local et territorial, a permis de poser les bases des relectures actuelles de la société médiévale en terre savoyarde.

La célébration des archivistes, en Italie, en Suisse et surtout en France, est plus que méritée. Gérard Giordanengo le savait bien, lui qui, dans son compte-rendu de l’opus magnum de Robert-Henri Bautier et de Janine Sornay, Les sources de l’histoire économique et sociale du Moyen Âge45, rappelait en 1976 l’importance de “la richesse incomparable et presque ignorée des archives des principautés territoriales” tout en insistant sur l’absolue nécessité d’une “histoire des archives” princières46. Nous touchons d’ailleurs, ici, à l’une des méthodes majeures susceptible de réconcilier, au quotidien, histoire princière et histoire culturelle, histoire sociale et histoire spatiale. Mais pour en arriver là, il en a fallu du temps, beaucoup de temps. Comment expliquer les raisons de cette si lente mise à feu des renouveaux historiographiques savoyards, une torpeur que Lucien Fevbre avait si crûment décriée dès 1944 ?

Les réponses sont nombreuses et de plusieurs ordres.

Dès le XIXe siècle – plus encore à partir des premières décennies du XXe –, et malgré un socle commun tout à la fois social (la noblesse) et institutionnel (l’État), mémoriel (les princes) et professionnel (les archivistes paléographes), les intérêts historiographiques tendent à se différencier : ce que l’histoire de la Savoie médiévale peut signifier n’a pas, ou n’a plus, le même sens à Turin, à Chambéry, à Lausanne. Ajoutons à cela le déséquilibre flagrant des lieux de la conservation documentaire ; après la Deuxième Guerre mondiale, ce déséquilibre, jusqu’alors favorable à Turin, se transforme en une démultiplication spatiale des fonds sans que cela ne favorise, au moins jusqu’aux années 1990, ni de réels échanges ni de véritables recherches croisées. Si l’on passe de la mémoire du passé aux choix du présent, constatons, tout simplement, que la portée des enjeux politiques intervient de plain-pied dans les préférences scientifiques et éditoriales. Dans ce cadre, après 1945, les nouveaux équilibres européens et nationaux ne favorisent pas le renouveau et encore moins l’éclosion des recherches sur les espaces savoyards du bas Moyen Âge.

Cela est particulièrement vrai en Italie et dans ses universités. Après la fin du fascisme, après la dérobade royale, et surtout après 1946 et la victoire du référendum donnant naissance à la République italienne, l’ancienne fidélité dynastique de la majorité des chercheurs travaillant sur la Savoie du bas Moyen Âge tend à marginaliser ce champ de recherche. Étudier la principauté savoyarde n’est vraiment plus de mise. Il y avait certes des exceptions comme celle de Giovanni Tabacco, capable de mener de front, justement à la fin de années 1940, une brève “carrière” de meneur de foules en faveur de la République47 et un travail historiographique de longue haleine. Mais, je me répète, il s’agit là d’exceptions. Les derniers ouvrages “dynastiques” sur la Savoie médiévale “à la mode d’Italie” seront le fait, entre 1956 et 1962, d’une reine, Marie-José de Savoie, elle-même Belge de naissance. Écrits en français et publiés chez Albin Michel, ces trois volumes, bien que préfacés par l’un des intellectuels les plus prestigieux de l’Italie de l’entre-deux guerres, Benedetto Croce, terminent une période ancienne plus qu’ils n’en préfigurent une nouvelle48. Et du côté français à proprement parler ? Rien à signaler, ou peu s’en faut49. Le calme plat. Les études territoriales sur la principauté savoyarde ne semblent pas avoir la cote. Les renouveaux historiographiques n’affleurent guère ni en Savoie ni dans les universités proches.

Les universités justement. Où est le problème, car problème il y a, indiscutablement ? Si Chambéry ne possède pas encore ne serait-ce qu’une antenne universitaire, qu’en est-il des universités régionales, à Turin comme à Lausanne, à Genève comme à Lyon ? Leurs professionnels ne produisent pas sur la Savoie, ou si peu. Revenons à Giovanni Tabacco. Je l’ai présenté comme un chercheur d’exception et d’une remarquable droiture, morale et historiographique ; j’ai aussi rappelé qu’il avait commencé sa carrière en étudiant la dynastie savoyarde et en s’efforçant, dès 1939, d’ouvrir ses questionnements à un cadre comparatif bien plus large. Tout cela est vrai, mais la réussite de Tabacco ne passera pas, pendant longtemps, par les espaces savoyards des XIVe et XVe siècles. Chantre d’un Moyen Âge comme terrain d’expérimentations politiques et sociales, culturelles et religieuses50, Tabacco délaisse assez rapidement les recherches savoyardes, et, le cas échéant, privilégie la période qui précède l’essor des espaces savoyards comme espaces résolument princiers51. Sa prédilection va au Moyen Âge central et c’est par le biais des thèses qu’il dirige et des élèves qu’il guide que les territoires situés dans les futurs espaces princiers seront investis à nouveau frais, surtout pour les XIe et XIIe siècles. Je pense ici aux recherches, alors pionnières – mais nous sommes déjà à l’aube des années 1980 – menées par Giuseppe Sergi sur la route de France – la strata francigena – entre Chambéry et Turin, aux travaux de Renato Bordone sur la commune d’Asti, de Rinaldo Comba sur l’économie du Piémont méridional (donc, peu savoyard) ou de Grado Merlo sur les vaudois et leurs inquisiteurs du XIIe au XIVe siècle52. Pendant de longues décennies, donc, peu de recherches d’envergure sur le bas Moyen Âge sabaudo voient le jour à Turin53. Serait-il alors possible de compenser cette absence piémontaise – pour ce qui est de l’histoire médiévale, car l’histoire moderne des espaces savoyards retrouve ses chantres plus tôt54 – en regardant ailleurs ? Que non !

Non seulement dans la seconde moitié des années 1960 l’un des rares spécialistes de la principauté, Eugene Cox, est américain55, mais le regain, par ailleurs bien plus tardif – à partir du début des années 1980 –, des thèses françaises concernant ces espaces princiers ne semble pas entraîner de véritables renouveaux historiographiques. L’on commence, il est vrai, à étudier le fait urbain, qui avait été jusqu’alors l’un des grands absents de l’histoire savoyarde médiévale, grâce à Réjane Brondy56 ; dans l’ensemble, cependant, l’approche historiographique ne semble pas se différencier d’emblée de ses modèles du début du XXe siècle.

En préparant cet article un point m’a particulièrement frappé, au-delà de la tendance à considérer les sources médiévales fondamentalement au premier degré, au point de soucier d’étudier “le pouvoir dans une principauté réussie”57, comme Bernard Demotz l’a fait il y a un peu plus de trente ans. En relisant les introductions de différentes thèses françaises sur la Savoie des XIVe et XVe siècles – une Savoie, par ailleurs souvent relue selon les frontières actuelles d’un espace qui était tout autre à la fin du Moyen Âge58 –, j’ai été frappé par l’absence, presque délibérée et en tout cas significative, de vraies contextualisations historiographiques. Que l’on écrive sur la politique et l’administration princières, sur un espace montagnard ou sur une ville du prince, toute référence à une quelconque mémoire scientifique et disciplinaire semble accessoire59. Du passé faisons table rase, pourrait-on dire, ce qui est quand même singulier pour qui fait profession d’historien.

Jusqu’aux début des années 1990, à tout le moins, les “gardiens du temple” médiéval savoyard ont été, avant tout, les archivistes, de part et d’autre du Léman. Leurs inventaires et leurs études ont servi, et servent encore, de fondements durables aux investigations qui relèvent aujourd’hui d’une nouvelle génération de chercheuses et de chercheurs ; je pense in primis à l’article capital que Peter Rück écrivit en 1971 sur les archives et les inventaires d’Amédée VIII, alors que ce futur professeur de l’Université de Lausanne travaillait comme archiviste à Fribourg60.

L’histoire des espaces savoyards médiévaux est en effet devenue aujourd’hui, enfin, une histoire pleinement européenne, et son acte fondateur fut lui-même transnational. Il s’agit du colloque, devenu célèbre dans le microcosme des spécialistes, qui se tint sur les deux rives du Léman, entre Ripaille et Lausanne, sous l’impulsion d’Agostino Paravicini Bagliani61, un colloque auquel participèrent aussi bien Giovanni Tabacco, le républicain convaincu, que l’ancienne reine Marie-José.

J’en viens donc à hier et de là à aujourd’hui. Je vais être bref car je risquerais, autrement, de me mettre en scène moi-même, aux côtés d’amis et de collègues, de Bernard Andenmatten à Alessandro Barbero, de Paolo Buffo à Christian Guilleré, d’Eva Pibiri à Laurent Ripart ; en outre, cette modeste et encore frêle révolution historiographique sub specie Sabaudiae, a été, en 2015, au cœur d’un beau colloque piémontais dont les actes ont été édités depuis peu62.

Je me limiterai à trois points qui me semblent de la plus haute importance : d’abord, souligner certains acquis de ces toutes dernières décennies ; ensuite, présenter quelques pistes novatrices mais encore en friche ; enfin, rappeler que les enjeux politiques, voire idéologiques, qui ont accompagné depuis plus d’un siècle les recherches sur les espaces savoyards médiévaux n’ont pas disparu aujourd’hui, tant s’en faut.

Les acquis, donc, en un résumé plus que succinct qui se fonde sur le renouveau international des études (thèses et colloques, catalogues d’expositions et ouvrages collectifs, articles ciblés et éditions de sources) ayant accompagné et suivi la rencontre de 1990. Les thématiques revisitées sont, un peu dans le désordre, les suivantes :

  • Le gouvernement des princes : ses politiques, ses acteurs, ses coûts, ses rituels, de la fin du XIIIe à l’aube du XVIe siècle63 ;
  • La société politique régionale, ses protagonistes (seigneurs et officiers, notables urbains et professionnels du droit, du commerce, de la médecine), ses lieux (des châteaux à la cour via les universités), ses cultures (y compris artistiques)64 ;
  • Le monde rural et montagnard, ses communautés, leurs rapports aux pouvoirs seigneuriaux et princiers, leur économie, leurs modes de vie et de pensée, sans oublier les études récentes sur les profils urbains d’un espace qui n’était pas qu’alpin65 ;
  • L’univers des sources (écrites, archéologiques, iconographiques) : ses transformations techniques, en lien avec les choix politiques, princiers et non ; ses niveaux changeants de centralisation et de hiérarchisation ; ses apports spécifiques à l’histoire et à l’imaginaire des espaces savoyards du bas Moyen Âge ; l’importance des croisements documentaires, par exemple entre une comptabilité centrale et locale mieux analysée, une production législative dûment étudiée, des chroniques princières examinées dans un cadre large (commanditaires, auteurs, structures, public)66.

Les résultats provisoires de ce large ensemble de recherches mettent en exergue les champs d’étude qui attendent encore des explorations plus poussées. Il s’agit d’abord des espaces religieux du bas Moyen Âge dont, en Savoie, on étudie avec grande finesse les déviances (hétérodoxie, procès démoniaques) mais dont les formes institutionnelles, les protagonistes culturels, les enjeux sociétaux commencent à peine à devenir autant de véritables sujets de recherche et ce, surtout pour le XVe siècle67. Il s’agit, ensuite, de ce que je qualifierai de “nouvelle histoire politique comparée”, qui pourrait aujourd’hui dialoguer de près avec les renouveaux historiographiques que connaissent des principautés proches, de la Bourgogne à la Provence ou au sud-ouest de l’espace français.

Je voudrais cependant terminer cet essai en revenant sur l’importance des enjeux politiques et culturels liés aux choix historiographiques. Tout récemment encore, Laurent Ripart a lancé un vibrant appel en faveur des recherches sur la Savoie princière, considérée comme “un laboratoire de la construction d’une historiographie européenne”, distinguant ainsi le développement, éminemment positif, d’une “démarche transnationale”, du repli passéiste que guetterait toute recherche ancrée “dans les vieilles frontières nationales”68. L’Europe contre la Nation, donc, ou du moins l’Europe face à la Nation, la Savoie médiévale se trouvant, presque malgré elle, à la croisée des chemins. Transnational de formation et binational de passeport, je serais le premier à applaudir ; simplement – et ce n’est pas peu –, il nous resterait encore à mieux historiciser, en évitant de les réifier, les définitions et les enjeux liés à ces concepts ainsi que les raisons de leurs identités mouvantes. Pour faire un exemple précis, que pouvaient donc signifier, sous la plume des officiers ou des notaires savoyards des XIVe et XVe siècles, les termes de patria nostra employés dans des cadres géopolitiques, culturels et sociaux spécifiques69 ? Que l’étude des espaces savoyards et princiers de la fin du Moyen Âge puisse servir aussi à cela, voilà qui devrait nous réjouir et peut-être, pour l’heure, nous suffire.

Sources éditées

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Notes

  1. Autrand 1999, 299-303, cit. 301.
  2. Voir en dernier les actes du colloque tenu à Chambéry en février 2016 : Ripart et al., dir. 2020.
  3. Les Statuta de 1430 viennent de faire l’objet d’une initiative éditoriale de grande ampleur qui associe la publication d’un colloque (Genève, 2015) et l’édition critique des Statuts princiers : Morenzoni & Caesar, dir. 2019. Pour la liste des exceptions géopolitiques : Ammann-Doubliez, éd. 2019, 5.
  4. Cf. Castelnuovo 1994a ; cf. maintenant les contributions dans Morenzoni & Caesar, dir. 2019 et dans Ripart et al., dir. 2020.
  5. Comba 1991 ; Bulst 1992 ; Castelnuovo 2001 ; Barbero 2019.
  6. Chaubet, éd. 2006 et aujourd’hui Ripart, dir. 2018.
  7. Qu’il s’agisse de l’essor de villes-capitales comme Chambéry, puis Turin(Brondy 1988 ; Barbero 1995 ; Comba, dir. 1997), ou de la centralisation d’une mémoire documentaire au sein d’archives graduellement hiérarchisées, comme l’atteste l’essor des plus anciens inventaires du trésor des chartes princier au cours du XVe siècle (Andenmatten & Castelnuovo 2008).
  8. La magistrale introduction de Jacques Chiffoleau au colloque de Ripaille est toujours à méditer : Chiffoleau 1992, 19-49.
  9. Castelnuovo 2005.
  10. Castelnuovo 1997 ; Galland 1998 ; Caesar 2011.
  11. Carrier & Mouthon 2010 ; Carrier 2012 ; Mouthon 2019.
  12. Voir au moins Paravy 1995 ; Ostoréro et al., éd. 1999 ; Ostoréro 2019.
  13. Jéquier 2003.
  14. Milbach, dir. 2012 ; Courrière 2014.
  15. Voir maintenant la belle présentation historiographique de P. Gentile 2018, 271-286.
  16. Lucquet 2017, 231-243 ; L. Gentile 2018, 33-47.
  17. Sur l’essor des éditions de sources dans le Piémont du XIXe siècle, voir en dernier (avec bibliographie exhaustive), Buffo 2016 et Buffo 2020.
  18. Artifoni 1995-1996 ; Levra 2008,
  19. Cf. Artifoni 2001 ; Moretti 2007.
  20. Artifoni 1995-1996.
  21. Gabotto 1916, 280-292.
  22. Artifoni 1995-1996, 175.
  23. Pérouse 1918.
  24. Cf. Costa de Beauregard 1859.
  25. Sur l’importance des archivistes départementaux comme éditeurs de sources et historiens de l’espace savoyard, voir aussi l’alter-ego de Gabriel Pérouse, Max Bruchet, longtemps directeur des Archives départementales de Haute-Savoie : Coppier 2017, 211-239.
  26. Un profil rapide bio-bibliographique dans Perret 1979, 27-29. Cf. la liste des publications de Pérouse sur le site Sabaudia.org, consulté le 13 septembre 2019 : https://sabaudia.bibli.fr/index.phplvl=author_see&id=294&page=1&nbr_lignes=98&l_typdoc=&nb_per_page_custom=50&nb_per_page_custom=98.
  27. De Cognasso 1926 à Cognasso 1940, soit de Humbert Blanches-Mains à Amédée VIII, même si la publication des six volumes écrits par l’historien turinois ne suit pas un ordre chronologique strict. Pour un encadrement général : Cancian 2001, 181-191.
  28. Cognasso 1926, V.
  29. Cf. Sergi 2000.
  30. Cognasso 1916.
  31. Artifoni 1994 ; Buffo 2016.
  32. Chiaudano, éd. 1933-1937.
  33. Tabacco 1939.
  34. Tallone, éd. 1935, I-II.
  35. Jaccod, éd. 1939, V-VI (les italiques sont dans l’original). Voir maintenant Guilleré & Marcherat 2021.
  36. Butikofer 1996 ; sur les liens plus spécifiques entre la Ligue et le “moment savoyard” de l’histoire vaudoise : Morerod 1990, 257-260 ; Castelnuovo 1990, 15-19.
  37. Paquier 1943, 152.
  38. Ibid., 177.
  39. Andenmatten 2005, 21-23 ; cf. aussi Andenmatten et al., dir. 2000.
  40. Hayward 1941 et 1943.
  41. Fèbvre 1944, 120.
  42. Voir Chenaux 1999, 108 ; Musiedlak 2009, 155 ; Roulin 2015, 420-421.
  43. Pour la France cf. Gabion & Mariotte 1976 ; Perret 1979.
  44. Supra, n. 16.
  45. Bautier & Sornay 1968-1974.
  46. Giordanengo 1976, 106 et 111.
  47. Voir Sergi 2006, 12-13, qui cite un souvenir marquant de Mario Mirri – futur historien de l’Italie contemporaine –, campant, à Vicence, Giovanni Tabacco en orateur républicain s’attaquant vertement à “casa Savoia”.
  48. Marie-José 1956 ; Marie-José 1962.
  49. Il suffit de parcourir la bibliographie de la synthèse de référence publiée en France au début des années 1980 pour s’en rendre compte aisément : Brondy et al. 1984. L’une des rares exceptions (mais l’auteur était archiviste de formation) est le beau livre de Duparc 1955.
  50. Sur l’œuvre de Giovanni Tabacco, au moins Cancian 2001, 197-214 ; Sergi et al. 2006 ; Delle Donne, dir. 2010.
  51. Tabacco 1962 ; Tabacco 1965 ; voir aussi Castelnuovo 1967.
  52. Sergi 1981 ; Bordone 1980 ; Comba 1984 ; Merlo 1977.
  53. Voir toutefois Nada Patrone 1959 ; Daviso di Charvensod 1961.
  54. Entre autres, Marini 1962.
  55. Cox 1967 ; Cox 1974.
  56. Brondy 1988.
  57. Demotz 1985.
  58. Cf. Brondy et al. 1984 ainsi que Sorrel, dir. 2006 (hormis une partie des contributions sur le Moyen Âge).
  59. Brondy 1988 ; Demotz 2000 ; Carrier 2001.
  60. Rück 1971 [1977].
  61. Andenmatten & Paravicini Bagliani 1992 ; voir aussi Marchandisse 1998.
  62. Castelnuovo 2018 (avec bibliographie exhaustive jusqu’en 2016) ; à compléter avec les actes des deux colloques de 2016 sur Amédée VIII : Ripart et al., dir. (2020) ; Andenmatten & Castelnuovo, dir. sous presse. Dans les notes qui suivent, je me limiterai à signaler quelques études significatives postérieures à 2010.
  63. Castelnuovo & Mattéoni, dir. 2011 ; Brero 2017 ; Morenzoni & Caesar, dir. 2019.
  64. Pibiri 2011 ; Longhi 2015 ; Castelnuovo 2015 ; Naso 2016 ; Kohler & Maurin, dir. 2016 ; Elsig 2016 ; Baiocco & Natale, dir. (2021).
  65. Supra, n. 11, et Morenzoni 2016 ; Gravela 2017.
  66. Guilleré 2010 ; Buffo 2014 ; Buffo 2017 ; Castelnuovo & Victor, dir. 2017 ; Ripart, dir. 2018 ; Ammann-Doubliez, éd. 2019 ; Guilleré & Macherat 2021.
  67. Supra, n. 12.
  68. Ripart 2018, 85.
  69. Cf. Ciardo & Morerod 1989, 85-104 ; Castelnuovo 1994b, 236-251.
ISBN html : 978-2-35613-543-8
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Pessac
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EAN html : 9782356135438
ISBN html : 978-2-35613-543-8
ISBN pdf : 978-2-35613-545-2
ISSN : 2741-1818
11 p.
Code CLIL : 3385
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Comment citer

Castelnuovo, Guido, “Une principauté entre France et Italie : un siècle de lectures de la Savoie Médiévale, 1918-2018”, in : Bidot-Germa, Dominique, Courroux, Pierre, Lamazou-Duplan, Véronique, dir., Gouverner et administrer les principautés des Alpes aux Pyrénées (XIIIe-début XVIe siècle), Pessac, Ausonius éditions, collection PrimaLun@ 20, 37-50, 2023, [en ligne] https://una-editions.fr/une-principaute-entre-france-et-italie [consulté le 22/12/2023].
10.46608/primaluna20.9782356135438.3
Illustration de couverture • Édouard III accorde la Guyenne à son fils Édouard de Woodstock, dit le Prince noir, 1362 (British Library, Londres, ms. latin Cotton Nero D. VI fo 31, fin du XIVe siècle).
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