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accès à la publication Marie-Thérèse Raepsaet-Charlier Cités, dieux et dévots dans les provinces romaines de Gaule et de Germanie à la lueur de l’épigraphie.

Cités, dieux et dévots dans les provinces romaines de Gaule et de Germanie à la lueur de l’épigraphie
Scripta varia

En préparation

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Le volume intitulé « Cités, dieux et dévots dans les provinces romaines de Gaule et de Germanie à la lueur de l’épigraphie » suit un cheminement qui n’est pas le reflet chronologique des publications mais plutôt celui d’un développement et approfondissement de la pensée au travers des différents aspects des pratiques et des cultes. Préalablement à des études ciblées sur des régions ou des divinités, le premier article (n° 1) fixe le cadre épistémologique dans lequel évolue la recherche en matière de religion romaine provinciale, à savoir celui du polis-model : les religions antiques sont des religions sociales, civiques ; dogme, révélation, obligation de foi en sont absents ; une pratique stricte des rites, un respect scrupuleux des prescriptions en constituent l’exigence fondamentale. Les devoirs religieux sont conditionnés par l’appartenance communautaire, soit publique (la cité, le pagus, le uicus par exemple), soit privée (la famille, le collège professionnel, le quartier) et le statut social personnel (citoyen ou pérégrin, affranchi ou esclave), et non par une décision individuelle d’ordre spirituel. Le tout sur fond d’une conviction essentielle : la relation fondamentale entre les cultes communautaires et le territoire dans lequel ils s’exercent.

À cet exposé préliminaire succède une évocation d’un certain nombre de problèmes méthodologiques apparaissant dans la mise en œuvre de travaux récents : importance institutionnelle du formulaire votif, divinités topiques, divinités féminines, paysage religieux naturel ou construit, « grands sanctuaires », organisation du culte impérial provincial et municipal, caractéristiques ethniques des dieux indigènes, interpretatio, rejet de « l’exception gauloise » mais aussi de la « Reichsreligion », culte des eaux, pratiques rituelles et offrandes, avant de mettre l’accent sur les caractéristiques cultuelles du lien entre cités, sanctuaires et territoires avec les divinités honorées.

Vient ensuite un exposé sur Vulcain et ses sanctuaires spécifiques en Narbonnaise, ce qui ouvre la réflexion sur la diffusion des cultes italiques dans la province, déjà au dernier siècle de la République (n° 2). Passant ensuite aux Trois Gaules, c’est à la conception et la mise en œuvre des panthéons publics qu’est consacré le troisième chapitre, en lien direct avec l’installation des cités et de leur administration (n° 3). Un essai de description du processus de mise en place de ces cultes par les élites décurionales met en évidence la place et le rôle des pagi du territoire. Suit une étude centrée sur les qualifications des dévots dans la province de Germanie supérieure (n° 4), où sont examinés les collegia (n° 5) et où apparaît une géographie des cultes entre les cités de conquête ancienne et les colonies (Lingons, Helvètes, Séquanes, Rauraques et territoire de Nyon), au profil différent des territoires de la bordure rhénane.

Ensuite, des tableaux spécifiques de deux cités sont proposés : les Lingons (n° 6), avec un développement sur le pagus voisin des Mandubiens et Alésia (n° 7), et les Tongres (n° 8), un texte inédit qui comprend quelques éléments neufs issus de la publication de tabulae ceratae provenant du tabularium du chef-lieu Atuatuca. Ensuite, un article s’attache à une analyse du cas de Mayence, ville de garnison, qui présente l’occasion de comparer cultes civils et pratiques militaires (n° 9).

Changeant de perspective, le regard se porte sur les dieux : Mars (n° 10), dieu poliade dans plusieurs cités, rôle majeur en Belgique et en Germanie supérieure césarienne ; Hercule (n° 11), dieu poliade en Germanie (Bataves et Tongres au moins, avec un rôle fédérateur de populations germaniques), mais aussi dieu des carrières Saxanus ; Apollon (n° 12), plus rare en Germanie mais bien représenté chez les Tongres ; les Matrones rhénanes (n° 13), divinités autochtones des Ubiens entrées dans le culte public de Cologne.

On glisse ensuite vers l’Antiquité tardive avec un accent mis sur la problématique de la monumentalisation des lieux de culte, les abandons de certains sites vers la fin du IIIe siècle, la permanence du caractère majeur du sacrifice public et la question de l’hypothétique « fin des dieux » (n° 14). Par ailleurs, l’interprétation d’un autel à Terra provenant de Narbonnaise (n° 15) permet de mesurer la vitalité du polythéisme au IVe siècle dans un environnement proche d’Arles.

Enfin, travail issu d’un intérêt croisé pour les femmes romaines et les pratiques religieuses, le dernier chapitre propose une description des cultes féminins dans le même espace provincial (n° 16) : liturgies matronales, sacra peregrina : Isis et Mater Magna, prêtrises du culte impérial, polythéisme classique et dieux indigènes.

The volume entitled Cities, Gods and Devotees in the Roman Provinces of Gaul and Germania in the Light of Epigraphy follows a path that is not a chronological reflection of publications but rather one of development and deepening of thought through the different aspects of practices and cults. Prior to studies focusing on specific regions or deities, the first article (No. 1) establishes the epistemological framework within which our research on provincial Roman religion evolves, namely that of the polis model: ancient religions are social, civic religions; dogma, revelation and the obligation to believe are absent; strict observance of rites and scrupulous respect for prescriptions are their fundamental requirements. Religious duties are conditioned by community membership, whether public (the civitas, the pagus, the uicus, for example) or private (the family, the professional college, the neighbourhood) and personal social status (citizen or peregrinus, freedman or slave), and not by an individual decision of a spiritual nature. All this is based on one essential conviction: the fundamental relationship between community cults and the territory in which they are practised.

This preliminary presentation is followed by a discussion of a number of methodological issues arising in recent work, the institutional importance of the vow, topical deities, female deities, natural or constructed religious landscapes, ‘great sanctuaries’, the organisation of provincial and municipal imperial worship, the ethnic characteristics of indigenous gods, interpretatio, the rejection of the ‘Gallic exception’ but also of the ‘Reichsreligion’, water worship, ritual practices and offerings, before focusing on the cultic characteristics of the link between cities, sanctuaries and territories with the honoured deities.

Next comes a discussion of Vulcan and his specific shrines in Narbonensis, which opens up a reflection on the spread of Italic cults in the province, already in the last century of the Republic (No. 2). Moving on to the Three Gauls, the third chapter is devoted to the design and implementation of public pantheons, directly linked to the establishment of cities and their administration (No. 3). An attempt to describe the process of establishing these cults by the decurional elites highlights the place and role of the pagi of the territory. This is followed by a study focusing on the qualifications of devotees in the province of Upper Germania (No. 4), where the collegia (No. 5) are examined and a geography of cults emerges between the cities of ancient conquest and the colonies (Lingones, Helvetii, Sequani, Rauraci and the territory of Nyon), which differ in profile from the territories along the Rhine.

Next, specific tables for two cities are presented: the Lingones (No. 6), with a discussion of the neighbouring pagus of the Mandubii and Alesia (No. 7), and the Tungri (No. 8), an unpublished text that includes some new elements from the publication of tabulae ceratae from the tabularium of the capital, Atuatuca. Next, an article analyses the case of Mainz, a garrison town, which provides an opportunity to compare civil cults and military practices (No. 9).

Changing perspective, we turn our attention to the gods: Mars (No. 10), poliad god of several cities, playing a major role in Belgica and Caesarian Upper Germania; Hercules (No. 11), patron god in Germania (at least among the Batavi and Tungri, playing a unifying role among Germanic peoples) but also god of the Saxanus quarries; Apollo (No. 12), rarer in Germania but well represented among the Tungri; the Rhenish Matronae (No. 13), indigenous deities of the Ubii who entered the public cult of Cologne.

We then move on to Late Antiquity, with an emphasis on the issue of the monumentalisation of places of worship, the abandonment of certain sites towards the end of the 3rd century, the continuing importance of public sacrifice and the question of the hypothetical ‘end of the gods’ (No. 14). Furthermore, the interpretation of an altar to Terra from Narbonensis (No. 15) allows us to gauge the vitality of polytheism in the 4th century in an environment close to Arles.

Finally, the last chapter, the result of a combined interest in Roman women and religious practices, offers a description of female cults in the same provincial area (No. 16): matronal liturgies, sacra peregrina (Isis and Mater Magna), priestesses of the imperial cult, classical polytheism and indigenous gods.

Roman religion; Roman Gaul; Roman Germania; Narbonensis; Belgica; Lugdunensis; Aquitania; polytheism; shrines; ritual practices; offerings; priesthoods; banquet; vows; sacrifices; pantheons; indigenous gods; Italic gods; civitas; colonia; municipium; vicus; pagus; curia; Roman army; female practices; matronal liturgies; topical gods; imperial cult; sacra peregrina; collegia; Lyon; Cologne; Mainz; Mars; Hercules; Apollo; Matronae; Isis; Mater Magna; romanization;

Der Band Cités, dieux et dévots dans les provinces romaines de Gaule et de Germanie à la lueur de l’épigraphie folgt keinem chronologischen Aufbau der zugrunde liegenden Veröffentlichungen, sondern zeichnet die Entwicklung und Vertiefung einer wissenschaftlichen Reflexion über die verschiedenen Aspekte religiöser Praktiken und Kulte nach. Vor den Untersuchungen zu einzelnen Regionen oder Gottheiten legt der erste Beitrag (Nr. 1) den erkenntnistheoretischen Rahmen der Forschung zur provinzialrömischen Religion dar, nämlich das Polis-Modell. Antike Religionen sind soziale und städtische Religionen; Dogma, Offenbarung und Glaubenspflicht spielen keine Rolle. Entscheidend sind vielmehr die genaue Einhaltung der Riten und die sorgfältige Beachtung der kultischen Vorschriften. Religiöse Pflichten ergeben sich aus der Zugehörigkeit zu einer Gemeinschaft – sei sie öffentlich (Stadtgemeinde, pagus, vicus) oder privat (Familie, Berufsvereinigung, Nachbarschaft) – sowie aus dem jeweiligen sozialen Status (Bürger oder Peregriner, Freigelassener oder Sklave) und nicht aus einer individuellen spirituellen Entscheidung. Grundlage dieser Überlegungen ist die enge Verbindung zwischen gemeinschaftlichen Kulten und dem Territorium, in dem sie ausgeübt werden. Auf diese Einführung folgt eine Auseinandersetzung mit einer Reihe methodischer Fragestellungen der neueren Forschung: der institutionellen Bedeutung der Weihformeln, ortsgebundenen Gottheiten, weiblichen Gottheiten, natürlichen und gestalteten Sakrallandschaften, den sogenannten „Großheiligtümern“, der Organisation des provinzialen und kommunalen Kaiserkults, den ethnischen Merkmalen einheimischer Gottheiten, der interpretatio, der Zurückweisung sowohl der „gallischen Ausnahme“ als auch der Vorstellung einer Reichsreligion, den Wasserkulten sowie den rituellen Praktiken und Opfergaben. Im Mittelpunkt steht dabei stets die kultische Beziehung zwischen Städten, Heiligtümern, Territorien und den verehrten Gottheiten. Es folgen Untersuchungen zu Vulcanus und seinen Heiligtümern in der Narbonensis, die den Ausgangspunkt für eine Analyse der Verbreitung italischer Kulte bereits im letzten Jahrhundert der Republik bilden. Anschließend widmet sich der Band den öffentlichen Pantheons der Tres Galliae, den Kultgemeinschaften und collegia, den Städten der Lingonen und Tongrer sowie der religiösen Landschaft von Mogontiacum (Mainz), bevor mehrere bedeutende Gottheiten – Mars, Hercules, Apollo und die rheinischen Matronen – eingehend behandelt werden. Die letzten Kapitel befassen sich mit der Spätantike, der fortdauernden Bedeutung des Polytheismus und den religiösen Praktiken von Frauen in den römischen Provinzen Galliens und Germaniens.

Römische Religion; Römisches Gallien; Römisches Germanien; Narbonensis; Belgica; Lugdunensis; Aquitania; Polytheismus; Heiligtümer; Rituale; Opfergaben; Priestertum; Pantheons; einheimische Gottheiten; italische Gottheiten; Kaiserkult; Matronen; Mars; Hercules; Apollo; Köln; Mainz; Romanisierung;

El volumen titulado Cités, dieux et dévots dans les provinces romaines de Gaule et de Germanie à la lueur de l’épigraphie no sigue un recorrido cronológico de las publicaciones reunidas, sino que refleja el desarrollo y la profundización progresiva de una reflexión sobre los distintos aspectos de las prácticas religiosas y los cultos. Antes de abordar estudios centrados en regiones o divinidades concretas, el primer capítulo (n.º 1) establece el marco epistemológico de la investigación sobre la religión romana provincial, basado en el modelo de la polis. Las religiones antiguas son religiones sociales y cívicas, ajenas al dogma, la revelación y la obligación de creer; su exigencia fundamental reside en la correcta ejecución de los ritos y en el respeto escrupuloso de las prescripciones cultuales. Los deberes religiosos dependen de la pertenencia a una comunidad —pública (la civitas, el pagus, el vicus) o privada (la familia, el colegio profesional o el barrio)— y del estatuto social de cada individuo (ciudadano o peregrino, liberto o esclavo), y no de una decisión espiritual de carácter personal. Todo ello se fundamenta en una convicción esencial: la estrecha relación entre los cultos comunitarios y el territorio en el que se desarrollan. A esta introducción sigue un análisis de diversos problemas metodológicos presentes en la investigación reciente: la importancia institucional de las fórmulas votivas, las divinidades tópicas y femeninas, los paisajes religiosos naturales y construidos, los llamados «grandes santuarios», la organización del culto imperial provincial y municipal, las características étnicas de las divinidades indígenas, la interpretatio, el rechazo tanto de la «excepción gala» como de la idea de una Reichsreligion, el culto de las aguas, las prácticas rituales y las ofrendas. El conjunto pone de relieve las características cultuales de la relación entre ciudades, santuarios, territorios y las divinidades veneradas. A continuación, el volumen examina a Vulcano y sus santuarios específicos en la Narbonense, abriendo la reflexión sobre la difusión de los cultos itálicos en la provincia desde finales de la República. Posteriormente se analizan los panteones públicos de las Tres Galias, los devotos y los collegia, las ciudades de los lingones y los tungros, así como el paisaje religioso de Maguncia, antes de dedicar varios capítulos a divinidades fundamentales como Marte, Hércules, Apolo y las Matronas renanas. Los últimos capítulos abordan la Antigüedad tardía, la continuidad del politeísmo y las prácticas religiosas femeninas en las provincias romanas de la Galia y Germania.

Religión romana; Galias romanas; Germanias romanas; Narbonense; Bélgica; Lugdunense; Aquitania; politeísmo; santuarios; prácticas rituales; ofrendas; sacerdocios; panteones; dioses indígenas; dioses itálicos; culto imperial; Matronas; Marte; Hércules; Apolo; Colonia; Maguncia; romanización;

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Pessac
Livre
EAN html : 9782356136879
ISBN html : 978-2-35613-687-9
ISBN pdf : 978-2-35613-688-6
Volume : 7
ISSN : 2827-1912
Code CLIL : 3377; 3087;
licence CC by SA
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Comment citer

Raepsaet-Charlier, M.-T., Cités, dieux et dévots dans les provinces romaines de Gaule et de Germanie à la lueur de l’épigraphie Scripta varia, Pessac, Ausonius éditions, collection B@sic 7, 2026, [URL] https://una-editions.fr/recueil-marie-therese-raepsaet-charlier
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