1• Le travail des Anciens, en guise d’introduction,
par Maria Cecilia D’Ercole
Définitions, statuts
2• Le travail et la cité grecque : essai d’une histoire,
par Raymond Descat
3• Statuts personnels, mise au travail et contrôle de la main-d’œuvre en Méditerranée hellénistique,
par Stéphanie Maillot, Julien Zurbach
4• Le travail, la terre et le temps. Quelques observations sur les formes du droit entre l’Antiquité et le Moyen Âge,
par Emanuele Stolfi
Espaces, temps, liens sociaux
5• Le travail libre dans les sociétés anciennes : nouvelles observations,
par Maria Cecilia D’Ercole
6• Travailleurs et commanditaires sur les chantiers de construction en Grèce classique et hellénistique,
par Virginie Mathé
7• Les associations ‘’professionnelles” à Rome : panorama historiographique et problématiques actuelles,
par Simone Ciambelli
Les transformations du travail
8• Les développements de la technologie antique : le cas romain,
par Arnaldo Marcone
9• Le travail des Anciens et des Modernes,
par Aldo Schiavone
Résumé •••
Pourquoi revenir parler aujourd’hui de « travail » dans les sociétés anciennes, au prix d’un certain anachronisme ? Tout d’abord, parce que la notion de travail demeure un outil heuristique toujours stimulant et essentiel pour retracer, sur les temps longs, les lignes de force économiques, sociales et symboliques, agissant dans les mondes anciens. Ensuite, parce que cet intérêt répond aux mutations profondes de notre époque et à l’exigence réflexive de l’historien qui ne saurait jamais faire abstraction du présent. Face aux changements soudains et sans doute irréversibles des innovations contemporaines, la réflexion sur les sociétés anciennes, grecques et romaines, avec leur « étrange familiarité », dévoile nos propres trajectoires et peut éclairer non seulement des aspects essentiels du passé, mais aussi de notre présent. À partir de différentes thématiques et approches, les essais réunis dans ce volume visent à apporter leur contribution au débat en cours.
Abstract •••
Why revisit the topic of labour in ancient societies today, thus running the risk of being somewhat anachronistic? Firstly, for the concept of labour remains a heuristic tool both stimulating and essential for tracing, over long periods of history, the economic, social and symbolic forces at stake in the ancient world. Secondly, for this inquiry responds to the profound changes at play in our time and to the historian’s reflective posture that compels never to ignore the present. Faced with the unexpected and undoubtedly irreversible changes due to the recent frenzy of innovations, reflecting on ancient Greek and Roman societies, with their ‘strange familiarity’, reveals our own trajectories and sheds light not only on essential aspects of the past, but also on our present. Addressing variuous topics and adopting different approaches, the essays collated in this volume aim to contribute to the ongoing debate on labour.
Riassunto •••
Perché tornare a parlare oggi del “lavoro” nelle società antiche, a costo di un qualche anacronismo? Innanzitutto perché il concetto di lavoro permane uno strumento euristico sempre stimolante e essenziale per ricostruire, sulla lunga durata, le linee di forza economiche, sociali e simboliche in atto nelle società antiche. Inoltre, tale interesse risponde alle mutazioni profonde della nostra epoca e all’esigenza riflessiva dell’analisi storica, che non saprebbe fare astrazione dal presente. Di fronte ai cambiamenti improvvisi e probabilmente irreversibili dovuti alle innovazioni contemporanee, la riflessione sulle società antiche, greche e romane, con la loro ‘familiarità estranea’, svela le nostre stesse traiettorie e riesce a penetrare aspetti essenziali, non solo del passato, ma anche del nostro presente. A partire da diverse tematiche e approcci, i saggi riuniti in questo volume intendono apportare il loro contributo al dibattito in corso.
Cet ouvrage a obtenu le soutien financier de l’UMR 8210 ANHIMA.