Auteur : Filippo Maria Gambari

Directeur du Museo delle Civiltà, Rome, Filippo Maria Gambari, né à Milan en 1954, était un archéologue de renommée internationale, avec une riche carrière scientifique et institutionnelle marquée par plus de 200 publications et son évolution remarquable au sein du Ministero per i Beni e le Attività Culturali où il a occupé des postes à hautes responsabilités.

Inspecteur de la Soprintendenza del Piemonte depuis 1979, puis Soprintendente per i beni archeologici dell’Emilia (2010-2014), del la Lombardie (2014-2016), il fut également Directeur du Segretariato regionale de la Sardaigne puis directeur du Parco Archeologico de Erculanum et enfin directeur au Museo delle Civiltà, réunissant le Museo Preistorico Etnografico « Luigi Pigorini », le Museo di Arti e Tradizioni Popolari « Lamberto Doria », le Museo di Arte Orientale « Giuseppe Tucci », le Museo dell’Alto Medioevo « Alessandra Vaccaro » et le Museo Italo-Africano « Ilaria Alpi.

Ses intérêts scientifiques l’amenaient à animer des projets très variés sur l’âge du Fer, la genèse des agglomérations proto-urbaines en Italie du nord (en particulier celle de Castelletto Ticino) l’art rupestre, l’épigraphie et la linguistique préromaine, sans oublier sa passion pour l’étude des boissons alcoolisées et les fromages protohistoriques ou encore celle de la mode antique.

Il abordait toutes ces thématiques avec rigueur et passion, toujours dans une perspective internationale et avec le souci continuel de la transmission à travers ses publications, expositions, colloques, enseignements, avis.

Présentation du museo delle Civiltà, Rome par Filippo Maria Gambari, septembre 2018 (© Museo delle Civiltà).

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En s’appuyant sur des données archéologiques récentes et les sources écrites, les auteurs de l’article proposent une analyse de l’organisation sociale du faciès occidental de la culture de Golasecca au cours du premier âge du Fer. Les transformations territoriales et sociales des communautés seront ici analysées en prenant en compte l’ensemble des facteurs internes et externes qui ont favorisé, au VIIe s. av. J.-C. et surtout au cours du siècle suivant, l’émergence du centre proto-urbain de Castelletto Ticino/Sesto Calende, avant les profondes modifications qui marqueront la transition vers le deuxième âge du Fer. Ce processus d’urbanisation s’accompagne en effet d’une transformation au sein de la société, où les signes de pouvoir propres au monde guerrier laissent la place à une structuration plus diversifiée qui puise son pouvoir et sa richesse dans les pratiques marchandes, les relations de clientélisme, et les contacts directs établis avec les partenaires commerciaux, les Étrusques en premier lieu.
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