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Nicole Belayche, “DEAE SVRIAE SACRVM. La romanité des cultes ‘orientaux’”, RH, 302, 3, 2000, 565-591.

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Honorer des dieux étrangers en plus des dieux romains, les intégrer dans la religion d’État, et ce malgré leurs singularités et leur exotisme formels, est une pratique fort ancienne de Rome, comme l’illustrent l’accueil réservé à Asclépios en 293 ou à Cybèle en 204 a.C.

Pourtant, ces cultes “orientaux” devinrent un objet historique à part entière, conçu autour d’une supposée ou prétendue homogénéité religieuse. D’abord fustigés par certains Romains en quête d’identité, puis condamnés par les apologistes chrétiens, leur existence autonome fut historicisée par l’historiographie moderne inspirée des travaux de Franz Cumont.

Les nouvelles voies d’approche de ces “cultes orientaux”, que permettent les enquêtes de terrain effectuées depuis plusieurs décennies, leurs processus diffusionnels montrent que cette catégorie est un leurre. Certains se sont intégrés plus ou moins rapidement aux sacra publica (la Mère des Dieux, le couple Isis/Sarapis), d’autres, tout en demeurant des sacra peregrina, se sont diffusés sous une forme religieuse romaine les rendant familiers aux populations de l’Occident latin.

Cette plasticité fut incontestablement un des facteurs de leur succès.

Bricault, Laurent (2008) : “Nicole Belayche, ‘DEAE SVRIAE SACRVM. La romanité des cultes ‘orientaux’’, <i>RH</i>, 302,3, 2000, 565-591”, Ausonius éditions BIS I, [En ligne] https://una-editions.fr/belayche-2000/ [consulté le 15 août 2021].

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