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Catégorie : Archéologie

La question de la genèse et du développement de la villa romaine dans les provinces occidentales de l’Empire a été maintes fois traitée, notamment pour la Gaule et les Germanies. Dans un article publié en 1998, K. H. Lenz avait amorcé le débat à la suite des travaux alors très récents du colloque AGER II de 1993, publié en 1996 sous la direction de D. Bayard et J.-L. Collart
Les termes de “fermes” et de “villae” romaines, souvent opposés, ressortissent à un débat historiographique ancien, mais toujours actuel car jamais véritablement tranché. Lors d’un important colloque de l’Association AGER, tenu en 1993, les organisateurs, D. Bayard et J.-L. Collart, en rappelaient les prémisses, avec des mots qu’il est toujours utile de citer
L’archéologie préventive, en France, mais aussi ailleurs en Europe, est de plus en plus impliquée dans la fouille de grands secteurs suburbains de villes modernes dont l’extension croissante implique l’étude de vastes zones périphériques des agglomérations antiques : bâti plus ou moins dense, jardins et vergers, domaines ruraux, nécropoles, dont l’imbrication géographique pose des questions nouvelles à un milieu scientifique trop longtemps habitué à considérer villes et campagnes comme des éléments hétérogènes, voire opposés.
Les dizaines de milliers de touristes qui, chaque année, se rendent à Alise-Sainte-Reine à la recherche des traces de César et de Vercingétorix, en reviennent le plus souvent fort déçus : en lieu et place d’un champ de bataille célèbre, fondateur de l’histoire de France, ils doivent se contenter de visiter les ruines très arasées d’une petite bourgade gallo-romaine, en apparence assez banale
Quand on parle d’enceintes romaines précoces en Gaule, on songe immédiatement aux murailles de Nîmes, d’Arles, de Fréjus, d’Autun, à ces remparts qui évoquent irrésistiblement la nouvelle architecture apportée par la conquête sur le modèle Italien, comme l’illustrent nombre des communications de la présente table ronde.
J‘emprunte à deux colloques récents cette expression de simulacra Romae en y ajoutant un petit point d‘interrogation. La première de ces rencontres s‘ouvre en effet sur une citation célèbre d‘Aulu Gelle (Nuits attiques, 16.6-8, trad. Les Belles Lettres) dans laquelle l‘écrivain latin oppose les municipes, “citoyens romains se servant de leurs propres lois et de leur propre droit” et les colonies.
Cette section rassemble une série de contributions pour la plupart très récentes liées à plusieurs grands programmes ou dossiers scientifiques qui ont fait l’objet de différentes monographies. Le premier consistait en une vaste enquête sur la “romanisation” dans l’Est de la Gaule, publiée en 2011.
La manière dont s’est développée, autour de la localisation d’Alésia, une querelle qui resurgit de façon périodique constitue, en soi, un curieux objet d’analyse. Ce n’est assurément pas, aujourd’hui, un débat pertinent pour un archéologue et je ne connais guère de spécialiste de l’armée romaine qui veuille s’y intéresser.
La manière dont s’est développée, autour de la localisation d’Alésia, une querelle qui resurgit de façon périodique constitue, en soi, un curieux objet d’analyse. Ce n’est assurément pas, aujourd’hui, un débat pertinent pour un archéologue et je ne connais guère de spécialiste de l’armée romaine qui veuille s’y intéresser.
La célèbre maquette des travaux du siège d’Alésia, au MAN, a longtemps été le symbole des travaux réalisés sur l’ordre de Napoléon III autour du Mont Auxois, de 1861 à 1865. Reproduite dans tous les ouvrages qui souhaitaient illustrer l’affrontement final entre César et Vercingétorix, elle fut en même temps, jusqu’à nos jours, une sorte de paradigme de la poliorcétique romaine.
Alésia est un lieu complexe, mélange de mythe, d’histoire et d’archéologie. Une image mythologique à laquelle les Français accordent depuis le XIXe siècle une place particulière : point de référence, départ de l’histoire nationale. Rencontre d’un peuple et de son passé ?
Titulum et clavicula sont des mots techniques rares du vocabulaire militaire romain ; ils sont connus par le De Munitionibus castrorum du Ps. Hygin (§ 49-50 et 55), généralement daté du début du IIe siècle de notre ère, et par quelques rares fouilles ou repérages archéologiques, effectués pour la plupart en Grande-Bretagne.
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