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Catégorie : Arts

Les références à l’Antiquité grecque et romaine se font très présentes dans la création des artistes plasticiens. Il s’agit d’un phénomène de reprise qui n’est pas seulement européen, comme pourrait a priori le laisser penser une longue tradition culturelle.
C’est par ces mots que l’historien et archéologue Salvatore Settis conclut Le Futur du classique (paru en 2005).
C’est par ces mots que l’historien et archéologue Salvatore Settis conclut Le Futur du classique (paru en 2005).
C’est par ces mots que l’historien et archéologue Salvatore Settis conclut Le Futur du classique (paru en 2005).
Si nous avons émis l’hypothèse que l’intérêt pour l’Antiquité dans l’ensemble des arts ces vingt dernières années était corrélatif à la sortie du film Gladiator, nous observons également que l’attrait des artistes pour la référence antique revient de manière cyclique.
Si nous retrouvons des références à l’Antiquité dans l’art actuel sur l’ensemble du globe, c’est évidemment le fait d’un héritage et, et de manière plus générale, du phénomène de globalisation.
Un premier regard porté sur la nationalité des artistes suffit pour constater que le phénomène de reprise de l’Antiquité gréco-romaine dans l’art contemporain ne concerne pas uniquement l’Europe.
Alors que nous avons consacré jusqu’à présent notre étude aux récepteurs que sont les artistes et les spectateurs, il nous semble nécessaire de prendre de la hauteur afin d’analyser le phénomène de reprises de thèmes et d’œuvres artistiques de l’Antiquité grecque et romaine dans son ensemble.
Si les artistes que nous avons rassemblés dans notre corpus ont pour intérêt commun de faire référence à l’Antiquité dans leurs œuvres, ils ont aussi la particularité, pour certains, d’être associés dans la presse (notamment) à un terme
Nous avons jusqu’à présent utilisé la formule englobante et neutre de « reprises » pour qualifier l’ensemble des œuvres contemporaines dont les sujets renvoient à l’Antiquité grecque et romaine.
Les pigeons apposés sur le Dieu du Cap Artémision de Xu Zhen (fig. 18) ou l’Hercule Farnèse portant des lunettes et une casquette de Léo Caillard (fig. 33) ne prêtent-ils pas à sourire ?
Reconnaître et catégoriser des œuvres hétérogènes qui empruntent à d’autres ne va pas de soi.
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