Editeur : Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine

La Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine publie, après accord de son comité de lecture composé d’experts extérieurs à la MSHA, les travaux scientifiques émanant des équipes de recherches interdisciplinaires en sciences humaines de l’établissement et des centres associés (équipes d’accueil et centres CNRS) : actes de colloques, synthèses de séminaires, travaux thématiques dans le cadre des contrats quadriennaux ou des contrats d’objectifs en accord avec les ministères de l’Éducation nationale et de la Recherche. Avec plus de 150 titres à leur catalogue, les publications sont le reflet de la politique scientifique de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine : une politique d’ouverture à la fois sur le milieu régional, sur l’espace national et sur l’international, privilégiant la transversalité des recherches. La Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine est membre de l’Association des éditeurs de la recherche et de l’enseignement supérieur (AEDRES).
Albertina Carri et Lucía Puenzo font partie de la même génération, celle de l’après-dictature qui est aussi celle du Nouveau Cinéma Argentin. Pourtant, leurs films de fiction représentent de façon radicalement différente les rapports de pouvoir et les formes de violence qui les accompagnent.
De Pénélope attendant Ulysse durant vingt années, à Marthe, femme de soldat qui succombe à l’infidélité dans le Diable au Corps de Raymond Radiguet, les femmes confrontées à l’absence de leur conjoint constituent une figure littéraire récurrente. Entre l’épouse vertueuse érigée en modèle et la femme adultère source de scandale, il existe bien des nuances qui incitent à dépasser cette approche réductrice.
Vernadsky, membre de l’Académie des Sciences de Russie, est à l’origine d’une nouvelle conception de la matière vivante. Dans ce livre nous avons comme objectif à la fois de l’expliquer et d’en déceler toute l’actualité. Nous montrerons en particulier comment, travaillant en Russie et en France dans les années 1920, Vernadsky a transformé cette conception en véritable paradigme scientifique ayant une portée générale et révolutionnaire.
En fin de compte, tout ce que Vernadsky a prédit à propos des planètes aura été découvert sans lui. Pourtant, son apport principal ne réside pas du tout dans la découverte de la vie dans le cosmos ou, disons plutôt, pas seulement.
Dès à présent, des milliers d’astronomes qui ne connaissent absolument pas Vernadsky suivent inconsciemment son concept central et découvrent ainsi des manifestations de la vie dans le cosmos. En fin de compte, tout ce que Vernadsky a prédit à propos des planètes aura été découvert sans lui. Pourtant, son apport principal ne réside pas du tout dans la découverte de la vie dans le cosmos ou, disons plutôt, pas seulement.
Ce que nous appelons ici le « paradigme Vernadsky » est resté pratiquement inconnu jusqu’à ce jour dans la littérature scientifique. Pour comprendre cela, quelques détails importants doivent être ajoutés à la brève histoire de la renaissance des œuvres de Vernadsky que nous avons déjà présentée dans la préface.
Après avoir créé les concepts de base de la nouvelle science qu’était alors la biogéochimie, Vernadsky passa à une nouvelle étape dans la compréhension des problèmes liés à la biosphère. Il se mit à explorer le rôle qu’elle jouait dans l’espace. Cette nouvelle direction de recherches devait être appelée la « cosmologie biosphérique ».
Vernadsky a commencé à étudier le phénomène du temps, comme Platon le fit avec le phénomène également temporel qu’était l’éternité. Comme nous l’avons vu plus haut, sa nouvelle position de principe figurait déjà dans le titre même du rapport de 1921 « Le commencement et l’éternité de la vie », dans lequel deux concepts temporels se trouvent réunis. Pour Vernadsky, les vains efforts scientifiques qui eurent lieu pendant plus de deux siècles pour prouver l’abiogenèse avaient un résultat clair et sans équivoque : la vie existait depuis toujours. Donc, elle était éternelle.
Au tout début de son parcours scientifique, en accord avec ses dispositions d’esprit, le jeune Vernadsky s’est posé la question principale des sciences naturelles de l’époque : pourquoi les lois de la biologie ne cadraient-elles pas du tout avec le paradigme existant et adopté par tout le monde ? Il avait déjà posé cette question dans son rapport d’étudiant lors d’une réunion de la Société scientifique et littéraire de l’Université de Saint-Pétersbourg en décembre 1884, tout en choisissant déjà le niveau nécessaire de généralisation conceptuelle.
L’héritage scientifique de Vladimir Ivanovitch Vernadsky est apparemment étrange. Comme son nom est inscrit dans tous les manuels d’Histoire naturelle, il est très largement connu et figure presque dans toutes les sciences fondamentales et appliquées. Tous les cinq ans à partir de 1963, dans notre pays et successivement dans les autres centres scientifiques, on célèbre son anniversaire.
Vernadsky, membre de l’Académie des Sciences de Russie, est à l’origine d’une nouvelle conception de la matière vivante. Dans ce livre nous avons comme objectif à la fois de l’expliquer et d’en déceler toute l’actualité. Nous montrerons en particulier comment, travaillant en Russie et en France dans les années 1920, Vernadsky a transformé cette conception en véritable paradigme scientifique ayant une portée générale et révolutionnaire. S’appuyant sur une nouvelle forme de géocentrisme, il a donné les bases d’une cosmologie biosphérique qui exige un changement de la vision du monde habituelle, une nouvelle appréhension de la vie et de la place de l’homme dans l’univers.
Vernadsky, membre de l’Académie des Sciences de Russie, est à l’origine d’une nouvelle conception de la matière vivante. Dans ce livre nous avons comme objectif à la fois de l’expliquer et d’en déceler toute l’actualité. Nous montrerons en particulier comment, travaillant en Russie et en France dans les années 1920, Vernadsky a transformé cette conception en véritable paradigme scientifique ayant une portée générale et révolutionnaire. S’appuyant sur une nouvelle forme de géocentrisme, il a donné les bases d’une cosmologie biosphérique qui exige un changement de la vision du monde habituelle, une nouvelle appréhension de la vie et de la place de l’homme dans l’univers.
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