Ellen Finkelpearl, “Lucius and Aesop Gain a Voice: Apul. Met. 11.1-2 and Vita Aesopi 7”, dans S. Panayotakis, M. Zimmerman & W. Keulen (éds), The Ancient Novel and Beyond, Leyde, 2003, 37-51.

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S’il n’est pas possible de parler d’influences entre la Vie d’Ésope et les Métamorphoses d’Apulée, les parallèles sont nombreux entre les deux récits. Ainsi, c’est la présence d’Isis qui redonne la parole à Lucius, pourtant encore sous sa forme animale (Méta. XI, 1) et c’est encore elle qui donne à Ésope le pouvoir de la parole (Vita, 5).

Créatrice de l’écriture, dispensatrice de la parole, Isis s’oppose alors à Apollon, maître des aristocrates et des académiciens, donnant naissance à un double niveau de langage : celui de l’élite et des maîtres, dispensé par Apollon ; celui du peuple et des esclaves, capables de s’exprimer et de philosopher grâce à Isis. De fait, Isis légitime l’existence des fables et des romans, qui donnent désormais la parole aux plus humbles des êtres.

Bricault, Laurent (2008) : “Ellen Finkelpearl, ‘Lucius and Aesop Gain a Voice: Apul. Met. 11.1-2 and Vita Aesopi 7’, dans S. Panayotakis, M. Zimmerman & W. Keulen (éds), The Ancient Novel and Beyond, Leyde, 2003, 37-51”, Ausonius éditions BIS I, [En ligne] https://una-editions.fr/finkelpearl-2003/ [consulté le 15 août 2021].

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