Jean-Claude Goyon, “Isis, Horus, lieux saints d’Égypte du sud au temps des Lagides et des empereurs romains”, dans G. Labarre (éd.), Les cultes locaux dans les mondes grec et romain, Actes du colloque de Lyon, 7-8 juin 2001, Coll. Archéologie et histoire de l’Antiquité Université Lumière-Lyon II, 7, Lyon, 2004, 275-285.

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L’auteur voit dans l’invention de Sarapis sous Ptolémée Ier le début d’un phénomène de scission religieuse du pays, avec au nord d’Hermopolis les cultes égypto-grecs et, au sud, les cultes d’Isis, Osiris et Horus, à Dendérah, Edfou et Philae. La sollicitude des Lagides envers Isis constitue une tentative pour séduire les prêtres de la déesse et légitimer leur autocratie : le financement de temples comme celui d’Horus à Edfou ou d’Isis à Philae va dans ce sens.

On peut observer les limites de cette politique lorsque Isis se trouve invoquée par des rois indigènes Haronnophris et Ankhonnophris qui se soulèvent contre Ptolémée IV et Ptolémée V à la fin du IIIe et au début du IIe siècle, ou plus tard Harsiesis sous Ptolémée VIII Évergète II, en 132-129.

Par la suite, à l’époque romaine, ce sont les empereurs qui placent dans leur nom de “fils de Rê” la mention “aimé d’Isis”, signe qu’ils tiennent à contrôler ces clergés locaux considérés comme potentiellement dangereux.

Podvin, Jean-Louis (2008) : “Jean-Claude Goyon, ‘Isis, Horus, lieux saints d’Égypte du sud au temps des Lagides et des empereurs romains’, dans G. Labarre (éd.), Les cultes locaux dans les mondes grec et romain, Actes du colloque de Lyon, 7-8 juin 2001, Coll. Archéologie et histoire de l’Antiquité Université Lumière-Lyon II, 7, Lyon, 2004, 275-285”, Ausonius éditions BIS I, [En ligne] https://una-editions.fr/goyon-2004/ [consulté le 15 août 2021].

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