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Type de document : Chapitre de livre

Jean-Michel Carrié a consacré l’un de ses tout premiers travaux aux castra Dionysiados (Qasr Qarun, dans le Fayoum). Dans cet article, publié en 1974, l’auteur reprenait de manière critique le dossier archéologique publié quelques années auparavant par J. Schwartz à partir d’une documentation de fouille datant en réalité de 1950.
Il ne me paraît pas inutile, dans le cadre d’un colloque consacré à l’armée romaine au Proche-Orient durant l’Antiquité tardive, de faire le point sur une question dont j’ai traité ailleurs, mais dans des publications dispersées et parfois anciennes
Les rencontres de la géographie et de la littérature ou des géographes et des littéraires (ce qui ne revient pas au même) n’ont plus rien d’inusité. Après des départs timides à la faveur de tentatives isolées, de quelques appels non-entendus, le rapport à la littérature prend racine dans la pratique géographique au cours des années 1970.
Bibliographie générale de l’ouvrage.
J’ai formulé, en introduction, mon intention de brosser un tableau synoptique de la géographie littéraire. Au terme de cet exercice, le moment est venu de le contempler dans son ensemble et d’y apporter quelques petites touches finales.
Réfléchir à la représentation de l’espace dans la perspective des genres littéraires, comme nous venons de le faire au chapitre précédent, est une manière de relier la géographie dans le texte (lieux, trame spatiale, paysages) à la géographie qui pour ainsi dire l’entoure.
Au cours des vingt dernières années, la géographie littéraire a connu un processus de normalisation disciplinaire et de diversification de ses approches. Cette diversification se manifeste aussi sur le plan des genres littéraires étudiés.
Au sein des études géographiques, qu’elles recourent ou non aux œuvres littéraires, la thématique de l’imaginaire n’est pas nouvelle. Elle fait toutefois l’objet d’un intérêt renouvelé depuis une vingtaine d’années (Bailly, 1989 ; Sénécal, 1992 ; Debarbieux, 2003 ; 2015 ; Chivallon, 2008 ; Berdoulay, 2012 ; Bédard et al. 2012). Même à ses débuts, cette curiosité pour l’imaginaire est associée à une réflexion sur la littérature.
Depuis le milieu des années 1980, les géographes s’interrogent sur le sens, la légitimité et les implications de la postmodernité.
La géographie culturelle, il en a été question à la fin du chapitre précédent, a connu des transformations importantes au cours des années 1980 et 1990. Au sein de la géographie culturelle d’expression française, ces transformations ont été plutôt progressives et se sont déployées à la faveur d’introduction de nouvelles approches et de nouveaux objets.
La géographie littéraire connaît des développements fascinants. Les thématiques se multiplient, tout comme les approches pour les aborder. Ses origines sont aussi lointaines que celles de la géographie moderne, Humboldt et Vidal de la Blache y ayant consacré quelques pages. Les géographes de la grande tradition régionale ne lui ont accordé qu’une attention sporadique et somme toute ténue.
Le voyageur qui arrive aujourd’hui à Douch par la route asphaltée traverse, en venant de Khargeh, une succession de très petites oasis – quelques hectares chacune – qui parsèment de grandes étendues sableuses totalement désertiques
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