Monika Verzár-Bass, “Continuità e trasformazione dei culti pagani ad Aquileia”, AAAd, 47, 2000, 147-178.

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Dans l’analyse des cultes païens de l’Antiquité, l’auteur préconise une individualisation des lieux de culte avec une attention particulière au contexte des objets in situ. Ainsi, pour Aquilée, elle rappelle l’existence d’un sanctuaire républicain de la Fortune, aux abords de la Via Giulia Augusta, qui aurait été abandonné au cours du Ier siècle p.C. et remplacé par le temple d’Isis et Sarapis construit plus à l’Est (sur le site du Monastero), dont le matériel date des IIe-IIIe siècles. Situé aux marges de la cité, ce sanctuaire était en contact direct avec le port. Des personnalités ont pu jouer un grand rôle dans son essor : G. Minucius Italus, préfet romain, et des Orientaux dont le plus célèbre est Harnouphis, le hiérogrammate qui accompagna Marc-Aurèle lors des guerres marcomaniques.

Le déclin du temple auquel succède une basilique est, selon l’auteur qui s’appuie sur une interprétation personnelle de Rufin d’Aquilée, à rapprocher de la destruction du Serapeum d’Alexandrie, ce qui ne convainc guère. Sur la fin du paganisme à Aquilée, cf. C. Sotinel, Identité civique et christianisme : Aquilée du IIIe au VIe siècle (BEFAR 324), Rome, 2005 ; pour la notion de lieu de culte en Italie, cf. les importantes contributions réunies dans les Cahiers du centre G. Glotz, VIII, 1997, 51-222.

Budischovsky, Marie-Christine, Bricault, Laurent (2008) : “Monika Verzár-Bass, ‘Continuità e trasformazione dei culti pagani ad Aquileia’, AAAd, 47, 2000, 147-178”, Ausonius éditions BIS I, [En ligne] https://una-editions.fr/verzar-2000/ [consulté le 15 août 2021].

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