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Manching, un champ de bataille ?

Grâce à sa position géographique dans la vallée du Danube, favorable aux communications et aux échanges commerciaux, Manching est devenue une agglomération de rang international au cours de La Tène moyenne1. Des fouilles menées sur de grandes surfaces durant 55 années permettent de retracer l’histoire du site, même si les résultats actuels restent encore provisoires2. La grande quantité, inhabituelle, d’armes, entières ou fragmentaires (environ 800), est frappante pour un habitat. Corrélées avec les nombreux restes d’ossements humains, elles incitèrent primitivement Werner Krämer à envisager une destruction de Manching par les Romains en l’an 15 a.C.3. La recherche actuelle sur Manching admet une décadence progressive dès 80 a.C. et la fin d’une occupation régulière peu après le milieu du siècle4. J’aimerais, par la suite, démontrer ici de quelle manière les armes contribuent à éclairer l’histoire de Manching, marquée manifestement par des victoires, peut-être par des triomphes, mais aussi par des défaites.

L’armement des habitants de Manching durant La Tène B et C peut être reconstitué à partir des tombes des nécropoles de Hundsrucken et de Steinbichel qui abritaient un nombre relativement élevé d’individus en armes : 15 tombes avec armes sur 42 à Steinbichel et 2 sur 22 à Hundsrucken5. Les épées, chaînes et crochets de ceinture, lances et umbos s’insèrent sans difficulté dans la panoplie courante en Allemagne du Sud. Les individus en armes caractérisent probablement la couche sociale qui joua un rôle central à l’époque des migrations celtiques et qui allait ensuite former l’élite.

Il est intéressant, dans ce contexte, de considérer les armes d’un ou plusieurs dépôts importants découverts à proximité d’un petit temple bâti en trois temps6. Outre les armes, le dépôt comprenait des fragments de chaudrons, des restes de harnais et des pièces de char. Bien que maints éléments d’armes ne présentent pas de particularités, il est pourtant frappant que d’autres n’aient aucun point de comparaison en Allemagne du Sud. Il s’agit entre autres de quelques types de chaînes de ceinturon et de fragments de casques. D’ailleurs, d’autres objets provenant de dépôts, comme par exemple des pièces de harnais, présentent également des particularités. À une autre occasion déjà, j’avais mis en relation ces armes extraordinaires avec les migrations celtiques vers le sud et posé la question de savoir s’il ne s’agissait pas de pièces de butin comme pars pro toto. Elles renvoient aux Alpes et à l’Étrurie7. S’agissant d’objets manifestement précoces (La Tène B), on peut envisager un lien avec la fondation de l’habitat. La représentation de succès guerriers faisait-elle partie de la cérémonie de fondation ? Mais dans ce cas, ces exploits ont dû se dérouler fort loin de Manching. Ces armes ne font pas de Manching un champ de bataille, mais plutôt un établissement de Celtes exercés au combat et couverts de victoires.

Les armes provenant de l’habitat, en particulier celles de l’aire centrale, présentent un cas différent. Elles se distinguent de celles des autres surfaces fouillées, où dominent les objets épars, par le fait que les grandes pièces, c’est-à-dire les lames et fourreaux d’épée, chaînes de ceinturon, pointes de lance et umbos, affichaient un pourcentage spécialement élevé. En outre, il est frappant qu’elles datent pratiquement toutes de La Tène C et que certaines d’entre elles furent tordues ou brisées volontairement. La question de savoir s’il s’agit ici des vestiges d’un champ de bataille nous ramène au cœur de notre sujet8. Il est certain que ce ne sont pas les vestiges normaux d’habitat que l’on connaît ailleurs à Manching : talons de lances, éléments d’applique, éperons. On peut exclure raisonnablement l’éventualité d’une nécropole abandonnée, vu l’occupation continue du centre de l’habitat. Après avoir éliminé un certain nombre de produits artisanaux, il reste encore assez d’armes qu’on ne peut rattacher qu’à la guerre ou à un dépôt fait dans un sanctuaire. Dans l’aire de répartition des armes fortement pliées, on a trouvé également des fragments d’un cheval en fer qu’il faut certainement interpréter comme statue de culte. Mais des structures attribuables à un sanctuaire font toujours défaut, mis à part un enclos carré. C’est surtout l’extrême dispersion des armes qui reste énigmatique. J’ai émis l’hypothèse qu’un sanctuaire, où l’on avait exposé des armes et le cheval, avait souffert lors d’une destruction du centre de l’agglomération9. La répartition des armes dans les fosses et dans la couche culturelle de l’habitat s’explique certainement par un nivellement général du terrain, peut-être à rattacher à la construction du rempart de la ville à la fin du IIe s. a.C. La réorientation de bâtiments, une structuration homogène et le détournement des ruisseaux sont quelques indices parmi d’autres d’une planification urbaine10. Mais pourquoi n’a-t-on pas recueilli les grandes pièces d’armes, pourquoi ne les a-t-on pas réutilisées ? Deux raisons possibles : ou bien on ne les a pas remarquées, ou bien, ayant été liées à des pratiques religieuses, elles se trouvaient, par là-même, soustraites à toute utilisation profane. Peut-être même faisaient-elles partie d’un butin sacrifié. À la différence des régions celtiques occidentales, on n’aurait pas, à Manching, déposé les armes prises à l’ennemi dans le fossé d’un sanctuaire après les avoir exposées11. On ne sait toujours pas de quelle façon les armes prises à l’ennemi furent traitées à Manching et dans d’autres agglomérations des régions celtiques orientales. Est-ce-que le butin était rendu tabou par la destruction d’un sanctuaire ?

Si cette théorie se révèle juste, à qui donc appartenaient ces armes à l’origine ? Nous sommes à la fin du IIe s. a.C., une période mouvementée où les Cimbres et les Teutons, par exemple, sèment l’insécurité, et pas seulement en Allemagne du Sud. Manching, en tant que centre urbain abritant de grandes quantités de provisions et de marchandises importées, a dû agir comme un aimant sur ces troupes de pillards.

Les environs du port permettent d’identifier les traces d’un incendie sous la forme de réserves de céréales calcinées à proximité de grands greniers12, mais cela ne s’explique pas nécessairement par une guerre. Cependant, les pointes de flèche à un aileron (peut-être des flèches incendiaires) que l’on y a trouvées font réfléchir. Rappelons en passant que le dépôt de statères boïens serait peut-être à situer dans ce contexte13.

Les grandes pièces d’armement ne se distinguent en rien de celles des deux nécropoles. Seul le fait que les fourreaux d’épée ne soient que relativement rarement décorés14 jette un éclairage particulièrement significatif sur les guerriers ensevelis dans des tombes régulières et souligne indirectement leur rôle dirigeant. Si les armes n’appartiennent pas à des habitants de Manching, ce qui s’expliquerait seulement par des combats à l’intérieur de la ville, elles sont originaires de groupes celtiques possédant un équipement identique à celui des Celtes de Manching. Nous devons de toute manière envisager une concurrence entre groupes, tribus et villes.

C’est le moment de se demander quelles ont pu être les conditions permettant la représentation du triomphe personnel :

  1. La communauté n’avait pas énormément souffert.
  2. Il s’agissait d’une bataille décisive.
  3. La représentation du triomphe personnel pouvait avoir un impact, particulièrement dans une localité importante et centrale sur le plan politique.

Serait-ce que les signes d’un triomphe personnel auraient été détruits par un triomphe de l’ennemi ?

Outre les remarquables découvertes d’armes, il faut souligner le grand nombre de crânes humains, mais on les trouve surtout dans l’habitat. On ne doit certes pas les interpréter tous comme des trophées de guerre15, mais on peut néanmoins les considérer comme des signes de succès militaires des habitants de Manching. Il est intéressant de relever que des groupements de crânes longent, par exemple, une zone interprétée comme sanctuaire par Franz Schubert, qui fouillait à l’époque16. On a trouvé encore d’autres crânes humains à la périphérie de constructions d’un type inhabituel, dans la zone fouillée tout dernièrement. On ne dispose d’ailleurs toujours pas d’explication valable pour les squelettes incomplets rencontrés parfois à Manching, dont certains renvoient éventuellement à des épisodes guerriers17. D’un autre côté, il faut envisager un enterrement en plusieurs étapes. De toutes manières, Manching affiche dès le début un potentiel non seulement économique, mais aussi guerrier.

Jusque-là, l’éventail des armes de La Tène finale de Manching avait été déterminé à partir d’objets éparpillés, mais les fouilles de l’Altenfeld ont révélé de nouveaux aspects. Contrairement à quelques découvertes d’armes exceptionnelles, marqueurs de l’élite guerrière, telles qu’un poignard, des fragments d’épées ornées de bronze, des restes de fourreaux ou de cottes de mailles ainsi que de nombreux éperons, la grande masse des armes provient, à notre grande surprise, d’un quartier artisanal, où l’on travaillait le métal et faisait de la poterie. Y domine un éventail typologique qui se distingue nettement de celui connu jusqu’ici – 600 armes18.

Excepté une seule pointe et quelques talons de lance, pointes de flèche, restes d’umbos et fragments de lames d’épée, le gros des restes d’armes du quartier artisanal comprend des éléments de garniture de fourreau et, plus rarement, des tôles. À mentionner, des croisières d’épée campaniformes, des entrées de bouterolle, des éléments de pontet, et surtout des restes de bouterolle. Une série de fragments montre des traces de remploi : des tôles sont pliées, des pièces tordues à l’origine sont redressées ou transformées en barres. En effet, le gros des vestiges donne l’impression que l’on recherchait surtout les tôles de fourreau et que les bouterolles démontées étaient éliminées comme déchets. On peut parler d’un recyclage des armes qui semble, d’ailleurs, avoir un lien très étroit avec celui des chaudrons, car il s’agissait là aussi de démontage visant à obtenir des tôles de bronze et de fer19.

La majorité des critères de datation renvoie à La Tène finale. On serait donc en présence d’un horizon plus récent que celui des grandes pièces d’armement du centre de l’habitat. Il est particulièrement intéressant de constater, surtout pour les extrémités de bouterolle, des formes inconnues jusqu’ici dans la panoplie de Manching, pourtant fort riche. On peut très bien en identifier certaines, par exemple les bouterolles cordiformes, si répandues en territoire boïen qu’on peut supposer qu’elles en sont originaires. D’autres se laissent rattacher sans problème à l’horizon d’Alésia. Mais, dans l’ensemble, les formes d’Europe centrale prédominent. Comment interpréter cela ? Concernant les parallèles avec le territoire boïen, il faut mentionner d’autres trouvailles à caractère boïen qui font défaut dans d’autres parties de l’oppidum, par exemple des rouelles dentelées, des éperons en fer, bijoux de verre et, surtout, un dépôt monétaire comprenant 483 statères à la coquille et un lingot d’or20. S’agit-il ici d’un établissement d’étrangers ? Ou alors a-t-on récupéré des pièces de butin boïennes ? A-t-on, non pas sacrifié, mais réutilisé les armes prises à l’adversaire à La Tène finale ? Un survol d’autres régions celtiques révèle également que le gros des dépôts d’armes date de La Tène moyenne. Les armes de La Tène finale se retrouvent en revanche davantage dans les cours d’eau21. Que dissimule ce changement du rite funéraire et du mode de dépôt ? Est-ce que l’on saisit ce changement à travers les armes de Manching ? Quelles informations en retire-t-on sur la détention d’armes ? A-t-on forgé de nouvelles armes à partir d’exemplaires hors d’usage ou démodés ? Ces armes sont-elles revenues à leur propriétaire originel ou appartenaient-elles à la communauté ? Ce genre de questions se pose également pour la reconversion de butins, mais on ne peut y répondre pour l’instant.

Il devient en tous cas de plus en plus difficile, au cours de l’époque de La Tène, de démontrer l’existence de conflits armés. Nous disposons de divers indices de leur existence à Manching. Peu après 100 a.C. (date dendrochronologique = 105), un obstacle défensif, une barrière de caissons de bois, fut érigé devant la porte est. L’un des deux crânes humains trouvés à cet endroit présentait des traces de perforation laissées par un clou. Il avait donc été fixé à proximité. Cette porte brûla au plus tard vers le milieu du siècle et ne fut jamais reconstruite22. Le rempart livre des indices d’incendie encore à d’autres endroits. On doit en conclure qu’un événement guerrier assez important s’est produit. Quels éléments encore indiquent que Manching devint un champ de bataille à plusieurs reprises ? Mis à part les armes de l’horizon le plus récent, auquel appartient entre autres un fragment d’umbo de bouclier circulaire23, il faut mentionner des chausse-trapes munies de barbelures, utilisées pour empêcher l’ennemi d’approcher. Et, fait révélateur, on les a trouvées à l’intérieur de l’oppidum ! Les chausse-trapes sont considérées comme un apport hellénistique à l’arsenal celtique datant de la période des migrations, tout comme les pointes de trait massives et les éperons24, et peut-être même les pointes de flèche à un aileron. Il est intéressant de noter que le recyclage des armes a joué un rôle jusqu’à l’horizon final. S’insère également dans ce contexte le dépôt d’un forgeron susceptible de livrer des indices supplémentaires d’une menace venant de l’extérieur25.

Au fond, chaque agglomération représente un champ de bataille potentiel, ne serait-ce que pour les provisions emmagasinées. Manching ne fait certes pas exception. À mon avis, la grande quantité d’armes et leurs multiples possibilités d’interprétation permettent ici particulièrement d’appréhender les dangers menaçant cette ville, sa défense et aussi sa conquête. Il est intéressant de constater que les récits historiques concernant les Cimbres et les Teutons (fin IIe s. a.C.), et aussi les raids d’Arioviste (72-58 a.C.), reflètent avec plus ou moins de précision les phases critiques de l’histoire de Manching.

Pour conclure, j’aimerais souligner à l’appui des armes de Manching que toutes les victoires ne peuvent pas être démontrées par l’archéologie, et que toutes les preuves ne sont pas forcément spectaculaires.

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Notes

  1. Texte traduit de l’allemand par Marie-Brigitte Chardenoux.
  2. Sievers 1999 ; Sievers 2007 ; Sievers 2010.
  3. Krämer 1962.
  4. Gebhard 1991, 100-104 ; Geilenbrügge 1992, 106-108 ; Sievers 2004.
  5. Krämer 1985.
  6. Sievers 2009.
  7. Sievers 1994.
  8. Sievers 1989.
  9. Sievers 1991.
  10. Krämer & Schubert 1970, 25 sq. ; Schubert 1994.
  11. Brunaux et al. 1985, 118-124.
  12. Küster 1998.
  13. Ziegaus 2000.
  14. Jacobi 1982.
  15. Lange 1983, 108 sq. ; Hahn 1999.
  16. Sievers 1991, fig. 9 ; Lorenz 2004, 70, fig. 31-32.
  17. Hahn 1999.
  18. Sievers et al. 1998, 640.
  19. Sievers et al. 2000, 376.
  20. Ziegaus 2000.
  21. Collectif 1983 ; Wyss 1955 ; Müller 1992.
  22. Van Endert 1987.
  23. Sievers 1989.
  24. Baitinger 1999.
  25. Sievers 1992.
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Chapitre de livre
EAN html : 9782356134929
ISBN html : 978-2-35613-492-9
ISBN pdf : 978-2-35613-493-6
Volume : 1
ISSN : 2827-1912
Posté le 08/05/2024
Publié initialement le 01/02/2013
7 p.
Code CLIL : 3385 ; 4117
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Comment citer

Peyre, Christian, “Manching, un champ de bataille ?”, in : Krausz, Sophie, Colin, Anne, Gruel, Katherine, Ralston, Ian, Dechezleprêtre, Thierry, dir., L’âge du Fer en Europe. Mélanges offerts à Olivier Buchsenschutz, Pessac, Ausonius éditions, collection B@sic 1, 2024, 645-649, [en ligne] https://una-editions.fr/manching-un-champ-de-bataille [consulté le 08/05/2024].
doi.org/10.46608/basic1.9782356134929.54
Illustration de couverture • D'après la couverture originale de l'ouvrage édité dans la collection Mémoires aux éditions Ausonius (murus gallicus, Bibracte ; mise en lumière SVG).
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