Auteur : Ézéchiel Jean-Courret

Institut Ausonius
Université Bordeaux Montaigne
8, esplanade des Antilles
F-33607 Pessac Cedex
ezechiel.jean-courret@u-bordeaux-montaigne.fr
0000-0001-6909-3119

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Ézechiel Jean-Courret soutient une thèse sur La morphogenèse de Bordeaux des origines à la fin du Moyen Âge : fabrique, paysages et représentations de l'Urbs (2006) sous la direction de Jean-Bernard Marquette en 2006.

Depuis 2009, il co-dirige la collection Atlas historique des villes de France, Ausonius éditions et  il est membre du groupe “Atlas” au sein la Commission Internationale pour l'Histoire des Villes

En 2013, il devient maître de conférences en Histoire médiévale à l’université Bordeaux Montaigne.

CV HAL

Bibliographie

https://halshs.archives-ouvertes.fr/search/index/q/*/authFullName_s/Ez%C3%A9chiel+Jean-Courret

Vers 1520, Johannes Valerii/Jean Valier, un clerc piémontais au service de l’évêque d’Agen Marc-Antoine de la Rovère, a compilé, manifestement avec une équipe de notaires locaux, un recueil comprenant un pouillé du diocèse, l’analyse des bulles concernant les dîmes et l’inventaire des meubles et livres d’évêché, ne restait complètement inédit que le second élément. Le bullaire résume 158 bulles présentées dans notre édition en 95 séries de une ou deux ou trois bulles semblables qui vidimaient 878 actes originaux, pour l’essentiel des cessions de dîmes faites par des laïcs à l’évêque d’Agen vers. 1240-1290.
Les analyses du bullaire de Valier sont presque toutes basées sur le même schéma : tel laïc a cédé « la dîme ou une partie de la dîme de l’église de M/ Saint-N. », ou assez souvent « de la paroisse (de l’église de Saint- N.) », ou parfois « simplement la dîme de M. », en référence à un cadre institutionnel bien clair au XIIIe siècle : un prélèvement décimal affecté à une église dont le prêtre a la cure des âmes dans un territoire alentour appelé paroisse, l’évêque diocésain ayant le contrôle de cette taxe ecclésiastique, dont il perçoit en principe le quart.
Malgré la présentation qu’en a fait l’abbé Barrère , le responsable du bullaire est mal connu. Certes, Johannes Valerii se définit lui-même au début du bullaire comme clerc, notaire, originaire d’Ivrée et Piémontais, procureur et vicaire de Marc-Antoine de la Rovère, évêque et comte d’Agen pour lever tous les revenus de l’évêché qu’il a obtenu avec l’accord du Roi de France par la résignation de son oncle le cardinal Léonard de la Rovère, décédé à Rome le 28 septembre 1520, mais cela n’en dit pas très long sur son parcours.
Au sens commun, l’atlas est un recueil qui combine productions cartographiques et commentaires textuels dans une perspective universelle. C’est ici sur la longue durée, des productions humanistes aux humanités digitales, et dans une acception polysémique du terme que les auteurs ont interrogé les ambitions et les pratiques de ce mode singulier de représentation, à travers le prisme de la ville.
Au sens commun, l’atlas est un recueil qui combine productions cartographiques et commentaires textuels dans une perspective universelle. C’est ici sur la longue durée, des productions humanistes aux humanités digitales, et dans une acception polysémique du terme que les auteurs ont interrogé les ambitions et les pratiques de ce mode singulier de représentation, à travers le prisme de la ville.
Périgueux est une ville double constituée de la Cité, noyau épiscopal hérité de la ville antique, et du Puy-Saint-Front, lieu de culte associé à saint Front qui s’est élevé, mutatis mutandis, entre la fin du Xe et la fin du XIIe s., au rang de ville. Trois pouvoirs forts y coexistent : l’évêque, le comte et le consulat que la genèse puis l’affirmation, entre la fin du XIIe s. et la première moitié du XIIIe s., conduisent à monopoliser la vie urbaine des derniers siècles du Moyen Âge (fig. 1) . L’évolution des espaces carcéraux périgourdins montre la façon dont l’institution consulaire s’est emparée progressivement de l’exercice justicier aux dépens des autres acteurs locaux. La prison de l’évêque est certainement la plus ancienne ; probablement intégrée au palais épiscopal, elle est mal documentée et tardivement attestée en 1321-1322 ; ruinée par un fait de guerre, elle n’est plus en état de servir à partir de juin 1444.
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