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Catégorie : Science avec et pour la société
par Aurore Deramond
Dans le cadre de ma thèse, je me suis intéressée aux activités de publication sur le Web des autrices et auteurs de fanfictions, ces membres des publics médiatiques qui écrivent au sujet de leurs personnages ou personnalités favoris.
par Adrien Debart
La question des méthodologies en fan studies est un des enjeux majeurs récents de la discipline. Constituant pourtant un domaine « multi-inter-para-disciplinaire », les fan studies sont restées longtemps floues quant aux méthodologies utilisées.
Que signifie être un fan ? Comment cette identité est-elle possédée, explorée et interprétée par les fans eux-mêmes ? Depuis près de deux décennies et demie, les spécialistes des fans et les chercheurs sur les publics débattent et discutent des différentes identités, personnes, et pratiques qui aident à structurer les activités et les identités de fans.
par Rebecca Williams
L’un des enjeux les plus récurrents dans l’intrigue de Buffy contre les vampires est de comprendre ce que signifie être une Tueuse, ce qui est étroitement lié à la notion de pouvoir.
par Mélanie Bourdaa
Si les fan studies sont déjà bien développées outre-Atlantique et dans de nombreux pays anglophones, elles émergent seulement depuis quelques années en France et représentent un souffle nouveau.
Sur YouTube, la science s’adapte : des contenus divertissants, des vidéastes à l’aise, un algorithme qui pousse au clic… avec à la clé plusieurs milliers, voire millions, de vues. Pourtant, une question s’impose : comment concilier la rigueur scientifique avec les codes d’une plateforme pensée pour divertir ?
Les auteurs de cet ouvrage proposent des terrains variés qui attestent de la nécessité d’étudier les communautés de fans et leurs pratiques mais également de l’importance de ces publics pour comprendre les réceptions actives d’œuvres culturelles.
Nous avons le plaisir de présenter « echos l@ collection », une nouvelle collection numérique issue du projet « Science avec et pour la société » (SAPS) porté par l’Université Bordeaux Montaigne.
Merci à Valentine Delattre, Clément Hartmann, Viviane Lalande, Rodolphe Meyer et Allessandro Roussel pour m’avoir autorisé à utiliser librement des images de leurs vidéos.
À travers cet ouvrage, j’ai essayé de dresser un portrait de la vulgarisation scientifique sur You-Tube en expliquant en quoi elle se distingue des autres formats de communication scientifique. Son recours aux émotions permet de débloquer cer-tains « verrous » culturels dans la circulation du savoir scientifique. Cependant, il ne faut pas oublier que la vulgarisation peut, malgré ses bonnes inten-tions, créer de nouvelles formes d’exclusion. En choisissant certains mots, certaines références, en mettant en avant certaines figures ou certaines ma-nières de parler, elle peut donner plus de valeur à certains savoirs qu’à d’autres, ou encore à incarner la science selon certains standards sociaux. Une vulgarisation plus juste serait celle qui adopte plu-sieurs points de vue, plusieurs figures incarnantes, qui respectent différents types de savoirs et qui cherchent à inclure au lieu de trier. Enfin, si les émotions peuvent rapprocher la science du public, il convient d’ouvrir un véritable espace d’écoute et de découverte, pour tous et toutes, sans distinction et non un simple spectacle pour un public « par défaut » qui suit le modèle standard de l’homme occidental, acculturé à la science, etc. Vulgariser, c’est peut-être cela : faire sentir que la science n’est pas seulement un ensemble de faits, mais une ma-nière de voir, de comprendre et de ressentir le monde, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous retrouvons.
La communication scientifique a longtemps été perçue comme un domaine réservé aux échanges d’informations factuelles et objectives, souvent dépourvues d’émotions. Cependant, avec l’avènement des plateformes numériques comme YouTube, cette perception évolue.