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Entre formes et affects.
Étude diachronique de la place des chiens dans la région Rhône-Alpes

par

Introduction

La région Rhône-Alpes, au-delà de son aspect administratif, recouvre une réalité géographique qui en fait un ensemble cohérent autour de l’axe nord-sud formé par la Saône et le Rhône, à la fois frontière et axe de communication majeur. De part et d’autre, des massifs montagneux sont tout entiers tournés vers cette vallée qui les irrigue et qu’ils nourrissent en retour de leurs sédiments, de leurs ressources et de leurs refuges.

En 2019, l’étude de la carte de présence de restes de chiens domestiques (Canis familiaris Linnaeus, 1758) en France métropolitaine, toutes périodes confondues, dans la partie Histoire et archéologie de l’Inventaire national du patrimoine naturel (inpn.fr), laisse entrevoir un large déficit de données pour cette région. Résultat d’un manque de publications et d’intégration des données, cette situation cache en fait une importante masse d’informations, disponible essentiellement dans la littérature grise.

Un nombre de 223 sites représentant 326 contextes chronologiques depuis l’Épipaléolithique jusqu’à la période contemporaine a été pris en considération pour cette synthèse. Ils se répartissent inégalement dans ce territoire, avec une forte concentration en région lyonnaise, reflétant ainsi l’état de la recherche archéologique et la nature des sols plus ou moins favorable à la conservation de la matière osseuse. Il s’agit de mettre en lumière ici quelques exemples ponctuels qui illustrent le potentiel informatif de l’étude de cette espèce pour une meilleure compréhension des sociétés humaines que ces animaux côtoyaient.

Matériel et méthode

La recherche de documentation n’a pas visé à l’exhaustivité, et a été menée dans un premier temps par recoupements bibliographiques puis en puisant dans les nombreuses études réalisées dans le cadre de l’archéologie préventive depuis le mitan des années 1990 notamment.

Les principales informations recueillies concernant les chiens et leur contexte sont présentées en tableaux et consignent principalement le type de site et le nombre de restes de faune déterminés (NRd) dans les niveaux où des éléments osseux et/ou dentaires de chien ont été mis en évidence ou pour lesquels on dispose d’indices de mâchonnement (Cf. infra). Les colonnes suivantes permettent de préciser :

  • Co : l’attestation de la cynophagie, en se basant sur la présence de traces de découpe sur les os des parties riches en viande et/ou de carbonisation localisée ;
  • Art : les indices de l’utilisation des chiens comme source de matière première. Il s’agit ici essentiellement de noter l’exploitation de la peau de l’animal. L’utilisation des dents ou des os pour la parure ou l’artisanat n’a pas été recherchée ;
  • I/E : l’inhumation des cadavres de chien complets après leur décès, avec plus ou moins de soins. Il peut aussi s’agir d’équarrissage, c’est-à-dire d’évacuation de cadavres dans des zones dédiées avec ou sans démembrement ou partition préalable ;
  • Mâ : la présence dans le lot de faune considéré d’ossements de toutes espèces présentant les marques laissées par la mastication. Cette notion peut, certes, recouvrir plusieurs agents producteurs de ce type de marques. Néanmoins, elle reste un indice important de l’accès des animaux aux déchets humains, soit qu’ils leur aient été donnés volontairement, soit qu’ils aient été disponibles dans des dépotoirs accessibles.
  • Bibliographie : référence à l’article ou l’ouvrage dans lequel les données ont été collectées, ou l’année de l’étude pour les documents non publiés.

Tous les sites inclus dans la base de données ayant servi de support à l’analyse ne sont pas présentés dans ces tableaux, par soucis d’économie de place, et notamment ceux issus de la littérature grise, pour la plupart inédits, hormis ceux étudiés par l’auteur. Il demeure, bien entendu, des lacunes dans l’information recueillie, notamment dans la bibliographie, où les données archéozoologiques sont souvent très résumées.

Résultats

Des chiens anciens

La région peut s’enorgueillir de conserver l’un des plus anciens chiens domestiques de France1, bien que, depuis sa publication, de nombreuses autres occurrences soient venues élargir le champ de la présence de l’espèce au Paléolithique supérieur dans le pays2. Le chien de Saint-Thibaud-de-Couz, en Savoie, est daté de 10050 ± 100 BP (Ly-23/Oxa 4405), soit entre 10030 et 9310 a.C. calibrés, soit au Pré-boréal ou dans la fin du Dryas ancien. Des éléments du squelette post-crânien accompagnent la tête osseuse bien conservée, qui évoque, de par sa gracilité, plutôt une femelle. Son fémur permet de proposer une hauteur au garrot de 39,6 cm3.

Cet individu demeure cependant relativement isolé et aucun site du Mésolithique ou du Néolithique ancien de la région ne livre de restes de chien, ni même d’indices indirects de leur présence4 (Tab. 1), alors qu’il est bien présent dans divers sites alpins de Suisse notamment5. Ces chiens alpins possèdent un crâne aux reliefs arrondis avec un museau bien développé et mesurent entre 41 et 47 cm au garrot avec un squelette gracile et celui de Saint-Thibaud leur est clairement apparenté6. Il faut attendre les niveaux du Néolithique moyen pour voir réapparaître l’animal. Thérèse Poulain mentionne ainsi des chiens au Néolithique moyen à Injoux-Génissiat dans l’Ain7. Il est également représenté dans la faune de la grotte de la Balme à Sollières-Sardières, au cœur des Alpes, par des individus juvéniles portant des marques de préparation bouchère et de récupération de la peau. Sur le même site, sa présence effective est confirmée par des marques de mâchonnement relevés sur de nombreux ossements animaux tout au long de la séquence stratigraphique du site, qui signalent des sujets plutôt robustes8.

Tableau 1
Tab. 1. Sites pré-Boréal (181) et du Néolithique ancien de la région Rhône-Alpes dont la faune a été étudiée et publiée (AsR : abri-sous-roche ; NRd/C : nombre de restes déterminés/de chien ; Co,; Art, I/E, Mâ : voir supra ; + : attestation formelle ; ? : incertain ; ! : non renseigné ; – : absence catégorique). Les numéros renvoient à la carte de localisation (Fig. 1).
Carte de localisation des sites intégrés dans l'étude.
Fig. 1. Carte de localisation des sites intégrés dans l’étude.

Dans la partie méridionale de la région, tant en Ardèche que dans la Drôme, les sites chasséens livrent également des restes de chien, tantôt de façon anecdotique, tantôt en abondance (Tab. 2)9. La consommation de viande de chien joue vraisemblablement, dans cette région, un rôle particulier sur les sites de plein air du Chasséen récent, alors que les sites en grotte ou sous abri ne leur accordent pas autant d’importance10. L’espèce atteint ainsi 25 % du NRd sur le site des Moulins à Saint-Paul-Trois-Châteaux, où elle se trouve associée, plus ou moins indirectement, à des sépultures11. Il s’agit de chiens graciles et jeunes, qui présentent de nombreuses traces de découpe et de cuisson. Ces restes participent manifestement de repas collectifs un peu particuliers, en marge des pratiques courantes12.

Tableau 2
Tab. 2. Sites du Néolithique moyen de la région Rhône-Alpes dont la faune a été étudiée et publiée (pour la légende se reporter au Tab. 1).

Néolithique final

La part des chiens diminue drastiquement dans les contextes du Néolithique final qui succèdent aux occupations chasséennes des sites de la vallée du Rhône, témoignant d’un changement d’attitude probable vis-à-vis de l’espèce (Tab. 3). Ils sont également mentionnés plus au nord dans la grotte du Gardon (Ain)13. En Savoie, dans la grotte de la Balme, les effectifs sont également faibles, qui présentent les mêmes stigmates que dans la couche du Néolithique moyen 214. Le chien n’apparaît pas dans les tout petits lots du Néolithique final de Lyon, qui, par ailleurs, sont généralement mal conservés, empêchant d’observer d’éventuelles traces de mâchonnement15. Il manque également dans les niveaux de cette période à la Grande Rivoire.

Tableau 3
Tab. 3. Sites du Néolithique final de la région Rhône-Alpes dont la faune a été étudiée et publiée (pour la légende se reporter au Tab. 1). * Chalcolithique.

Âge du Bronze ancien

Au Bronze ancien, le chien apparaît pour la première fois sur les sites lyonnais de Vaise, de façon encore très discrète, essentiellement par des restes crâniens (Tab. 4). Il est également mentionné dans la grotte de la Balme en Savoie, notamment par des traces de mâchonnement.

Tableau 4
Tab. 4. Sites de l’âge du Bronze ancien de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

À Chabrillan-Saint-Martin, sur le tracé du TGV-Méditerranée, un crâne de chien et une tête osseuse complète ont été mis au jour dans deux fosses (UF48 et UF97). L’étude taphonomique indique qu’ils ont été déposés à plat, face linguale dessous, à même le sol de la fosse, alors qu’ils devaient être encore en chair, comme le suggère la présence des mandibules en connexion pour l’un et des os hyoïdes pour le second. Les têtes sont ensuite vraisemblablement restées à l’air libre pendant un certain temps, permettant le déchaussement de plusieurs dents mono-racinaires, qui ont été dégagées sous les crânes ou à proximité. Un galet, trouvé à côté, a été jeté sur le crâne isolé écrasant toute sa partie antérieure. Les individus sont de jeunes adultes, peut-être un mâle et une femelle, si on s’en réfère au critère ambigu de l’importance de la crête sagittale. Ils présentent la même silhouette générale, avec un front peu marqué et un museau allongé. Leur dépôt a manifestement fait l’objet d’une attention particulière au vu de leur position bien à plat sur le sol. Dans l’UF 48, le crâne de chien est associé à une mandibule de veau et à une phalange de porcelet, ainsi qu’à une mandibule isolée d’un autre chien adulte. D’autres éléments du squelette post-crânien de sujets adultes sont présents dans plusieurs autres fosses. Un tronçon de colonne vertébrale présente la particularité de compter deux vertèbres soudées et porte la marque évidente d’une découpe sur la face inférieure des corps vertébraux. De fines rayures parallèles marquent les reliefs d’au moins trois vertèbres successives, au niveau de la dernière vertèbre dorsale et des deux premières lombaires (Fig. 2).

Schéma de localisation des traces de découpe fine sous le corps des vertèbres lombaires d'un chien de l'âge du Bronze ancien de Chabrillan (Drôme).
Fig. 2. Schéma de localisation des traces de découpe fine sous le corps des vertèbres lombaires d’un chien de l’âge du Bronze ancien de Chabrillan (Drôme).

Âge du Bronze final

Après un hiatus pour l’âge du Bronze moyen, encore mal identifié dans la région Rhône-Alpes, le chien réapparaît sur la plupart des sites de la fin du l’âge du Bronze, modestement mais régulièrement (Tab. 5). L’exploitation de sa chair est très probable dans plusieurs contextes, notamment savoyards, dans la grotte de la Balme. Sur les autres sites, l’absence d’indice probant ne permet généralement pas de trancher la question. Les chiens de 50 cm au garrot ne sont pas rares et à plusieurs reprises il est signalé des chiens “robustes”, comparables aux sujets de Cortaillod-est décrits comme des chiens aux mandibules massives et fortes16.

Tableau 5
Tab. 5. Sites de l’âge du Bronze final de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

Les traces de mâchonnement sont plutôt rares et parfois concurrencées par celles laissées par des Rongeurs, comme à Anneyron. On remarquera également une part souvent non négligeable de restes osseux brûlés, indice potentiel d’une gestion des déchets qui ne fait pas ou peu appel au rôle d’éboueur des chiens ou des porcs.

Rue Gorge-de-Loup (GDL) à Lyon, les Canidés sont représentés essentiellement par des vertèbres cervicales, des os des extrémités et une canine. Si certains restes appartiennent sans conteste à des chiens (Canis familiaris), une mandibule particulièrement massive entre dans l’intervalle de variation des loups (Fig. 3). La M1 inférieure, notamment, avec une grande longueur de 24,8 mm, dépasse de plus d’un millimètre toutes les mesures obtenues localement pour les chiens du Néolithique au second âge du Fer et ne trouve de correspondance que chez les plus gros individus antiques et contemporains (Tab. 6)17. Une autre mandibule, trouvée en contexte laténien au 65, rue du Souvenir présente des caractéristiques similaires. Elles sont cependant bien en deçà des minima obtenus sur des loups sub-actuels de Provence18. Une tentative d’analyse ADN de cette mandibule est en cours de réalisation par les soins d’Annik Schnitzler du Laboratoire Interdisciplinaire des Environnements Continentaux (LIEC – UMR 7360) à l’Université de Lorraine.

Mandibule gauche de Canis sp. De l'âge du Bronze ancien du 27-31 rue Gorge-de-Loup à Lyon (Rhône). (cliché Th. Argant 2007).
Fig. 3. Mandibule gauche de Canis sp. De l’âge du Bronze ancien du 27-31 rue Gorge-de-Loup à Lyon (Rhône) (cliché T. Argant 2007).
Tableau 6
Tab. 6. Distribution de la Grande longueur de la carnassière inférieure de Canidés (en mm). (dG-M : de Grossi Mazzorin). Intervalle de variation des mesures ou effectif par classe de taille selon les sources.

Premier âge du Fer

Au premier âge du Fer les mentions de la présence du chien sur les sites devient récurrente (11 sites sur 13). Les indices de la consommation de sa chair deviennent plus nombreux et évidents (Tab. 7). D’autres formes d’exploitation de ces animaux sont également documentées, et notamment la pelleterie, qui utilise en priorité des peaux de jeunes individus (Horand 1). Par ailleurs, même en l’absence d’ossements, l’espèce marque sa présence par des traces de mâchonnement, parfois en abondance, comme à Tournon-sur-Rhône.

Tableau 7
Tab. 7. Sites du premier âge du Fer de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

Rue des Tuileries, à Lyon, les Canidés sont représentés par deux fragments de maxillaires. Le premier appartient à un chiot, et le second à un vieil individu. Des traces de brûlure distale au niveau des dents, que l’on retrouve sur plusieurs sites, semblent indiquer une possible cuisson à la flamme, notamment de jeunes individus.

Second âge du Fer

Dans la continuité du premier âge du Fer, les sites laténiens de la région Rhône-Alpes livrent régulièrement des restes de canidés domestiques (Tab. 8). Les traces de consommation de leur chair sont récurrentes sur la plupart des sites. Un nouvel aspect des relations chien-homme se laisse cependant percevoir, avec les premières mentions d’un chien associé à une tombe19.

Tableau 8
Tab. 8. Sites du second âge du Fer de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

Les chiens gaulois ne sont toutefois pas encore totalement intégrés à la maisonnée et, pour leur nourriture, ils fréquentent encore les dépotoirs, comme en témoignent les traces de mâchonnement présentes sur les os, parfois en abondance. Dans le quartier Saint-Vincent, au pied de la colline de la Croix-Rousse, le taux d’os portant des traces de dents ou digérés atteint par exemple 17 % du NRt, dans un secteur marginal de l’occupation laténienne de Lyon considéré comme une escale fluviale ou un emporium20.

Antiquité

Période augustéenne

Changement drastique de faciès dès les premiers niveaux gallo-romains et notamment dans l’espace urbain. Les ensembles ne livrant aucun reste de chien y deviennent la norme, même s’il faut considérer que l’inventaire de ce cas de figure n’a pas été aussi exhaustif pour les autres périodes (Tab. 9). Il existe toutefois quelques exceptions, avec des effectifs assez conséquents mais qui correspondent alors à des contextes particuliers. Ainsi, le site du “temple de Cybèle”, au-dessus des théâtres antiques de Lugdunum, livre plusieurs ensembles de restes correspondant à des inhumations de cadavres. Dans un remblai daté entre 20 et 10 a.C., 28 restes appartiennent ainsi à un même individu adulte, de taille moyenne (43 cm au garrot) et gracile. Il présente les séquelles d’une fracture du col du fémur, avec développement d’un cal mais sans soudure ; d’autre part, l’apophyse dorsale d’une vertèbre thoracique est également ressoudée après fracture, suite certainement à une mauvaise chute ou à un coup. Le même fémur présente plus étrangement des traces de découpe fines sur la face antéro-médiale de la partie distale de la diaphyse qui pourraient correspondre à la désarticulation fémur-tibia21. Un second individu, une femelle, se trouvait enterré sous un portique, couché sur le côté22. Par ailleurs, les traces de mâchonnement sont bien présentes dans les dépotoirs de ce quartier urbain des débuts de la colonie. Elles atteignent aussi 6,3 % du NRt dans le contexte valentinois.

Tableau 9
Tab. 9. Sites de la période augustéenne de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

Un autre individu a été mis au jour place Abbé Larue, toujours au cœur de la colonie antique de Lugdunum, au pied du mur d’enceinte antique, à l’extérieur, dans un secteur où ont été trouvées des urnes cinéraires. Aucun creusement n’a pu être mis en évidence mais une datation radiocarbone réalisée sur des côtes de l’animal fournit un intervalle calibré resserré entre 114 a.C. et 53 p.C. (2030 ± 30 BP, Lyon – 11627 (GrA)). L’animal repose sur le côté droit, la tête à l’ouest, les membres allongés vers le sud. Toutes les connections ont été conservées et le bacculum se trouve dans sa position naturelle sous le ventre entre les pattes arrières. Le bassin, la série lombaire et les dernières thoraciques se présentent par leur face inférieure. Ces observations témoignent du dépôt de l’animal mort en pleine terre, descendu dans une fosse large, tenu par les pattes et déposé sur le dos avant que l’avant du corps ne pivote sur le côté. Aucune contrainte de contenant, ni de paroi n’est observable. Le cadavre avait probablement perdu sa rigidité ou ne l’avait pas encore acquise lors de l’enfouissement, autorisant un positionnement souple des membres. Aucune manipulation n’a été effectuée sur la dépouille et l’on a trouvé l’ensemble des os hyoïdes ainsi que les petits os de l’oreille interne.

Il s’agit d’un individu mâle adulte dont toutes les épiphysations sont terminées. Les dents ne présentent pas d’usure particulière, à l’exception des incisives dont l’ivoire est mis à nu partiellement. Une extrémité distale de métapode latéral de porc manifestement digérée est associée au squelette et pourrait témoigner du dernier repas de l’animal. Plusieurs anomalies osseuses apparaissent. L’apophyse dorsale des vertèbres thoraciques 5 à 10 présente ainsi des indices de fêlure ayant entraîné une déformation peu importante de la forme de l’os. Ces dommages pourraient faire suite à des coups donnés sur le dos de l’animal ou à une chute. Par ailleurs, on a pu constater une dissymétrie entre les deux fémurs, le droit présentant un grand trochanter comprimé latéralement avec réduction du col (Fig. 4).

Détail de l'extrémité proximale des fémurs droit et gauche du chien augustéen de la place Abbé Larue, montrant la compression du col du fémur sur l'exemplaire droit (cliché Th. Argant 2015).
Fig. 4. Détail de l’extrémité proximale des fémurs droit et gauche du chien augustéen de la place Abbé Larue, montrant la compression du col du fémur sur l’exemplaire droit (cliché T. Argant 2015).

Morphologiquement, cet individu apparaît totalement conforme au format relativement homogène des chiens gaulois, tant pas sa hauteur au garrot de 52 cm, que par son type crânien dolichocéphale (index palatin de 65) ou la gracilité de ses membres23. Au niveau des membres postérieurs, la malformation de l’extrémité proximale du fémur induit une légère sous-estimation de la hauteur au garrot, compensée par le tibia (Fig. 5).

En contexte rural aussi, des chiens sont enterrés, en profitant par exemple d’une fosse préexistante comme à Genas – ZAC G sud. En l’occurrence, il s’agit d’un squelette sub-complet d’un individu âgé, si l’on en juge par l’état d’abrasion des dents jugales supérieures. Les dimensions du maxillaire et de l’os coxal de ce mâle suggèrent un animal de taille moyenne24.

Premier siècle p.C.

Les contextes étudiés se multiplient et les découvertes de restes de chiens sont légèrement plus abondantes que pour la période précédente (Tab. 10). Les inhumations ou l’évacuation des cadavres se retrouvent en effet en plus grand nombre. Dans les zones funéraires, des aires d’équarrissage accueillent les chevaux et parfois des chiens (le Valladas), tandis que les charognards-éboueurs opèrent toujours dans les rues des villes et des villages ainsi que dans les zones périphériques. Dans le fossé bordant l’espace funéraire du Clos des Arts, rue de Bourgogne à Lyon, qui accueille des éléments complets d’équidés, quelques traces de mâchonnement sont en effet mentionnées (5,6 % du NRt). Elles affectent encore 3,6 % du NRt sur le site d’habitat peu éloigné de la rue Roquette. Sur la presqu’île lyonnaise, alors à l’extérieur de la colonie, ces traces affectent entre 2,2 et 9 % du NRt au Ier siècle. Un jeune chien est par ailleurs jeté dans un puits.

Tableau 10
Tab. 10. contextes du ier siècle p.C. de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).
Tableau 11
Tab. 11. Contextes du IIe s. p.C. de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

À Aoste (Isère), dans un fossé limitant au sud un quartier d’habitations, ont été trouvés les éléments squelettiques de 31 individus de différents formats, depuis les chiens nains de 34 cm au garrot aux molosses de 54 cm25. Ils correspondent à l’évacuation des cadavres d’animaux depuis le vicus, où ils exerçaient de leur vivant de multiples tâches. Les traces de mâchonnement peu nombreuses dans le fossé indiquent qu’il ne s’agissait probablement pas de chiens errants.

Des occurrences de chiens de petite taille sont également signalées sur plusieurs sites lyonnais situés à proximité de la colonie dans le suburbium, aussi bien à l’ouest à Vaise, rue Saint-Didier, que sur la presqu’île des Canabae, rue du Colonel Chambonnet et sous le théâtre des Célestins (“os courbe”). Dans les limites mêmes de la colonie, des “chiens graciles et atypiques” sont mentionnés dans un niveau des années 50-70 p.C., place Abbé Larue.

En contexte funéraire, la plupart des restes de chiens mis au jour correspondent à des cadavres évacués dans ces zones périphériques à l’habitat et dont les os ont été dispersés par les remaniements de terre liés aux pratiques funéraires. Au Valladas, à Saint-Paul-Trois-Château, des individus de petite taille apparaissent ainsi dans quelques dépôts d’incinération par quelques os isolés non brûlés. Dans cette même nécropole, un squelette de chien entier presque complet, aux éléments anatomiques encore en connexion, a été découvert dans une petite fosse, une dalle de calcaire recouvrant le squelette post-crânien26. Plus exceptionnelle est la mise en évidence d’un probable Canidé crémé dans un bûcher funéraire aristocratique lié à une riche villa à La Boisse, à quelques kilomètres à l’est de Lugdunum27. En l’occurrence, il s’agit de fragments de tibia et de canine et la détermination de l’espèce demeure incertaine, compte-tenu de la fragmentation et des déformations liées à la combustion ; la structure a également livré des restes de cervidé tout autant crémés !

Deuxième siècle p.C. et Haut-Empire

Les contextes du IIe siècle s’avèrent moins nombreux en région Rhône-Alpes. Les chiens enterrés restent toutefois relativement fréquents, tant en contexte urbain que rural. Ces animaux ont également toujours accès aux dépotoirs et, divaguant, peu soucieux de l’endroit où ils posent leurs pattes, ont parfois laissé leurs empreintes sur des tuiles séchant au soleil, comme à Gilly-sur-Isère (Savoie), où l’on en a recensé au moins onze28.

À Roanne (Loire), rue de Charlieu, un squelette en connexion a été mis au jour en surface du comblement d’un fossé et daté des années 70-110 p.C. L’animal, de taille moyenne (hauteur au garrot : 54,5 cm), est déposé sur le côté droit, tête à l’est et ses dents apparaissent très usées. Un fragment de crâne d’un autre individu présente également des dents extrêmement usées. Pourtant, seuls 1,5 % des os présents dans cette phase d’occupation du site portent des traces de mâchonnement.

Deux, voire trois squelettes complets à l’origine proviennent ensuite des niveaux datés de la fin du IIe et du début du IIIe s. p.C., qui livrent par ailleurs des traces de mâchonnement en abondance (9,2 % du NRt). Un des squelettes appartenant à un individu d’un peu plus d’un an est en connexion parfaite. Les sésamoïdes et les os hyoïdes sont encore en place, attestant une décomposition en pleine terre. Il apparait par son postérieur. Le ventre est au sud, les membres antérieurs, fléchis, reposent sous la poitrine. La tête repose au fond de la fosse sur le côté droit. Tout porte à envisager que la dépouille fraîche a été glissée opportunément dans un creusement étroit, tenue par les pattes arrières, puis ensevelie rapidement. Sa taille au garrot est estimée à 52 cm.

Un deuxième squelette en connexion parfaite est déposé sur le flanc gauche, tête au sud-est, reposant sur la main gauche. Les membres antérieurs sont fléchis. Le train arrière reposait en équilibre sur un col d’amphore gauloise 4. Il s’agit d’un individu mâle particulièrement grand, de 72 cm de hauteur au garrot. Ses dimensions crâniennes et post-crâniennes évoquent le loup, mais les mesures dentaires et de diamètres sont incompatibles avec cette attribution. Il s’agit d’un vieil individu ayant perdu sa première et sa troisième prémolaires droites, l’os de la gencive s’étant refermé par la suite (Fig. 6, en haut). Par ailleurs, des développements osseux sont visibles au niveau de plusieurs articulations entre vertèbres (entre cervicales 6&7 et entre thoraciques 4&5 et 11&12). Enfin, la canine supérieure gauche a été cassée du vivant de l’animal.

Longueur relative des os des membres du chien augustéen de la place Abbé Larue comparées à l'aide de l'estimation des hauteurs au garrot (coefficients de Harcourt 1974).
Fig. 5. Longueur relative des os des membres du chien augustéen de la place Abbé Larue comparées à l’aide de l’estimation des hauteurs au garrot (coefficients de Harcourt 1974).
Diversité des mandibules des chiens de Roanne, 61-71 rue de Charlieu (Loire). (échelle 1/2 ; cliché Th. Argant 2012).
Fig. 6. Diversité des mandibules des chiens de Roanne, 61-71 rue de Charlieu (Loire) (échelle 1/2 ; cliché T. Argant 2012).

Enfin, un troisième individu présente un format plus réduit. Sa hauteur au garrot se limite ainsi à 44 cm, avec un membre antérieur a priori légèrement plus long que le postérieur. Pour ce dernier, on remarquera une différence de taille entre les deux tibias, le gauche s’avérant légèrement plus long que le droit, impliquant probablement une allure particulière pour ce chien.

A Genas, dans la plaine du Velin, à l’est de Lugdunum, un mâle adulte particulièrement gracile a été enseveli à la base du remplissage d’une grande fosse profonde. Une datation radiocarbone réalisée sur un de ses os fournit un intervalle calibré entre 130 et 320 p.C. (1800 ± 30 BP, Beta – 332986). Sa hauteur au garrot se situe aux alentours de 33 cm. Il s’agit donc d’un chien aux pattes raccourcies. La diaphyse du tibia présente, en outre, une légère concavité latérale, tandis que la partie distale de celle du fémur accuse un renflement caractéristique de ces petits chiens29 (Fig. 7).

Os longs du chien de Genas (Rhône) : tibia droit en vue postérieure externe et fémur gauche en vue postérieure (échelle 1/1 ; cliché Th. Argant 2012).
Fig. 7. Os longs du chien de Genas (Rhône) : tibia droit en vue postérieure externe et fémur gauche en vue postérieure (échelle 1/1 ; cliché T. Argant 2012).

À côté de ces chiens enterrés avec quelques égards dans une position de repos, on trouve également des dépouilles jetées avec moins de ménagements dans les dépotoirs. C’est le cas par exemple d’un individu de 51-55 cm au garrot mis au jour à Vaise dans le Quartier Saint-Pierre et daté de la première moitié du IIe s. p.C. Porteur de nombreuses fractures mal ressoudées, il a été littéralement jeté parmi les déchets après avoir été dépouillé de sa peau30. Dans le même intervalle de temps, ou un peu plus tard (IIe au IVe s. p.C.), un chien de 48 cm au garrot était enterré dans le même quartier avec son écuelle entre les pattes31. Lui aussi portait des traces de traumatismes mais avec des indices de réduction témoignant de soins.

Bas-Empire

Peu d’évolution d’avec le siècle précédent (Tab. 12, 13). On retrouve des individus enterrés ou versés dans le comblement des puits (rue Auguste Comte) et les chiens éboueurs poursuivent leur utile besogne.

Tableau 12
Tab. 12. Contextes du IIIe s. p.C. de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).
Tableau 13
Tab. 13. Contextes du Bas-Empire de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

Au sein d’un îlot urbain en cours d’abandon sur la colline de Fourvière, dans la cour de l’hôpital du même nom, les chiens se matérialisent ainsi par de rares traces de mâchonnement et par plusieurs restes osseux appartenant à un individu adulte de toute petite taille. En effet, son tibia, particulièrement gracile, permet d’évaluer sa hauteur au garrot à 25 cm seulement.

Dans un tout autre contexte, le niveau de préparation d’une salle sur hypocauste réalisée dans un secteur d’entrepôts situé le long de la Saône, sous l’actuel Hôtel de Gadagne, a livré le squelette d’un chien en partie brûlé, associé à un petit trésor monétaire constitué de monnaies d’imitation et daté du IIIe siècle p.C. L’animal a été déposé complet au sommet du ballast supportant le sol de béton de tuileau chauffé par un canal en croix puis on a manifestement cherché à brûler ses entrailles, la combustion détériorant essentiellement les membres, la cage thoracique et l’abdomen. Il s’agit d’un adulte d’assez petite taille, relativement robuste, au crâne étroit et peu allongé et présentant une légère déformation au niveau des surfaces articulaires des cinquième et sixième vertèbres cervicales32. Il s’agit manifestement là d’un cas de cérémonie liée à la fondation du bâtiment.

Antiquité tardive

Dans la continuité des siècles précédents, l’Antiquité tardive se caractérise par la présence d’inhumations mais moins structurées (Tab. 14). Des chiens éboueurs sont toujours attestés par des traces de mâchonnement, tandis qu’un indice de consommation de viande de chien est suspecté sur un site périphérique de Lyon, rue Saint-Didier. C’est du moins ce qu’on peut émettre comme hypothèse suite à la découverte d’une ulna gauche d’adulte portant des traces indiquant la désarticulation du coude.

Tableau 14
Tab. 14. Contextes de l’Antiquité tardive de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

Haut Moyen Âge

Le passage à la période médiévale ne modifie guère les perspectives pour la gente canine (Tab. 15). Son rôle d’éboueur n’est pas remis en cause, certains individus sont toujours enterrés, avec plus ou moins d’égards, dans des fossés ou des fosses préexistantes… mais quelques éléments isolés pourraient aussi évoquer la consommation de l’espèce, de façon néanmoins tout à fait anecdotique et exceptionnelle. Les formats sont plutôt moyens, quelques hauteurs au garrot variant entre 53 et 55 cm.

Tableau 15
Tab. 15. Contextes du haut Moyen Âge de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

Moyen Âge central

On voit se multiplier les mentions archéologiques de chats, qui viennent manifestement concurrencer les chiens qui assurent toujours une partie du nettoyage des villes (Tab. 16). Quelques animaux sont encore enterrés dans des fosses préexistantes, notamment dans les campagnes.

Tableau 16
Tab. 16. Contextes du Moyen Âge central de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

À Saint-Priest, l’analyse préliminaire des lots médiévaux issus des comblements détritiques des silos médiévaux a mis en évidence la présence de plusieurs chiens périnatals, qui sont venus rejoindre d’autres porcelets et poussins évacués dans les dépotoirs ; mais on y rencontre aussi des crânes isolés d’adultes. On pourrait certes évoquer pour ces jeunes animaux une plus grande attention apportée à partir de cette période à l’évacuation d’animaux malades pour éviter des contagions mais elle devrait concerner potentiellement toutes les classes d’âge. Or cette élimination des chiots à la naissance semble apparaître, ou tout au moins se développer grandement à partir de cette période – au point de figurer dans les lots de faune – et on la retrouve également dans la cour du palais Saint-Jean, siège de l’épiscopat lyonnais. Cela pourrait donc témoigner à titre d’hypothèse, dans toutes les sphères de la société, d’un contrôle plus strict de la reproduction des chiens.

Bas Moyen Âge

Les contextes recueillis pour cette période sont peu nombreux (Tab. 17) mais apportent un éclairage intéressant sur la place des chiens à cette époque, qui tranche avec ce qu’on pourrait attendre. Deux contextes témoignent en effet de la consommation probable de viande canine, probablement à l’occasion d’événements particuliers, survenant épisodiquement. Par ailleurs, les chats occupent une place toujours plus importante, notamment dans l’espace urbain, même si les chiens gardent leur rôle d’éboueurs, qu’ils partagent avec les porcs de l’ordre de Saint-Antoine notamment, qui vagabondent dans la ville33.

Tableau 17
Tab. 17. Contextes du bas Moyen Âge de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

La consommation de viande canine est en effet de nouveau mentionnée très concrètement au niveau de l’Îlot Tramassac à Lyon, dans un secteur dédié à la boucherie au XIIIe-XIVe siècle. Les restes de quatre individus de tailles très variables, allant de 27 à 56 cm au garrot ont été rejetés simultanément. Un crâne présente des fines incisions, tandis qu’un second a été débité plus grossièrement à l’aide d’un instrument lourd. La plupart des os des membres et des ceintures portent également de nombreuses traces alors que le rachis en est exempt. Le couteau a souvent entamé l’os très profondément, signalant la maladresse d’un praticien peu habitué à travailler ces carcasses34.

À Châteauneuf-sur-Isère, les restes de chiens ont en grande partie été extraits d’un amas de galets et appartiennent à au moins un juvénile et six adultes. Leur format est variable, avec un tibia qui permet d’estimer une hauteur au garrot à environ 72 cm, tandis qu’une largeur diaphysaire d’un second tibia est moitié moindre que celle du précédent. Les auteurs hésitent à évoquer la consommation de la chair de l’espèce sans l’exclure toutefois35.

Période moderne

Les lots d’époque moderne livrant des ossements de chien sont peu nombreux en région Rhône-Alpes (Tab. 18). Les contextes lyonnais témoignent néanmoins de la présence de l’animal aussi bien dans les rues et les dépotoirs de la ville que de l’évacuation d’animaux de compagnie.Les fossés de la Lanterne, au niveau de la Boucherie des Terreaux, ont ainsi livré de nombreux restes de chiens de tous âges (NMI 23), que l’auteur pense essentiellement errants, tout en précisant que “ces ‘clochards’ pouvaient être les compagnons des bouchers qui les nourrissaient des chutes d’abats ou de viandes inemployées et qui leur faisaient ainsi jouer un rôle d’éboueurs36. On retrouve dans un dépotoir du couvent des Célestins le témoignage de ce rôle par la présence des traces de mâchonnement observés sur les reliefs de consommation alimentaire des moines (0,5 % du NRt) mais les canidés sont toujours concurrencés par les chats, tout particulièrement pour ce qui concerne les os de Gallinacés37.

Tableau 18
Tab. 18. Contextes moderne de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

L’autre aspect de la place de la gente canine est illustré par la découverte dans le comblement d’une glacière du XVIe siècle, place Abbé Larue, des pièces d’un squelette d’un chien adulte totalement épiphysé auquel il manque les P1 et P2 supérieures et dont la P2 et la M3 inférieures sont tombées, laissant une cicatrice d’obturation de leur alvéole (Fig. 8). Sa hauteur au garrot est en moyenne de 23,7 cm. Ces chiens miniatures se rencontrent à l’identique ou peu s’en faut dans les fossés de la Lanterne à proximité de la Grande Boucherie de l’époque moderne, aux côtés d’individus de formats plus conséquents.

Différents ossements du squelette du chien de l'US 314, montrant les caractéristiques de l'animal : crâne et mandibule gauche ; os coxal, fémur et tibia gauches ; scapula, humérus, radius et ulna gauches ; série de vertèbres (échelle 1/2 ; clichés T. Argant, 2015).
Fig. 8. Différents ossements du squelette du chien de l’US 314, montrant les caractéristiques de l’animal : crâne et mandibule gauche ; os coxal, fémur et tibia gauches ; scapula, humérus, radius et ulna gauches ; série de vertèbres (échelle 1/2 ; clichés T. Argant, 2015).

Cette taille modeste, associée à un indice radial de 9,1 et un type crânien mésocéphale, renvoie à des petits chiens médiolignes de type yorkshire terrier et caniches (Peters 1998 ; Horard-Herbin 1997), sans préjuger de son aspect réel (Fig. 14). L’humérus présente une légère torsion et le radius un valgus38. Une vertèbre montre des prolongements dirigés caudalement, comme des côtes, et fusionnés au corps de la vertèbre, comme des processus transverses des vertèbres lombaires. Il s’agit donc d’une vertèbre «de transition», possédant les caractéristiques du bloc thoracique – une côte – et lombaire – des processus transverses. Il peut s’agir alternativement d’une lombarisation d’une vertèbre thoracique (T13 présente aussi des caractéristiques de L1, et les trois autres seraient L2L3L4), ou de «côtes» surnuméraires portées par L1, ou encore d’une fusion costale de T13. En l’absence du reste de la série vertébrale complète, il est impossible de trancher entre ces différentes hypothèses.

Époque contemporaine

Pour finir, il convient de mentionner deux véritables inhumations de chiens d’époque contemporaine (Tab. 19).

Tableau 19
Tab. 19. Contextes contemporains de la région Rhône-Alpes (pour la légende se reporter au Tab. 1).

La première a été mise au jour à l’occasion d’un diagnostic à l’emplacement de jardins ouvriers, place du Champ de Foire à Roanne39. L’animal est couché sur le côté droit, tête à l’est, membres légèrement repliés vers le ventre, en position de repos. L’absence d’os pénien et la faiblesse de la crête sagittale suggèrent qu’il s’agit d’une femelle. Des fragments de pelage brun-roux et des éléments de tissu, ainsi que des boutons blancs en matière plastique, se trouvaient encore associés à cette sépulture récente. L’animal est adulte. La première prémolaire supérieure gauche et ses homologues inférieures sont tombées et leur alvéole s’est refermée. Les incisives supérieures et inférieures sont très usées, alors que les autres dents le sont beaucoup moins, voire pas du tout. Certaines sutures crâniennes, encore en cours d’épiphysation, suggèrent toutefois que l’individu n’a pas dépassé 3-4 ans. Les causes de la mort demeurent inconnues et il n’y a aucune trace de traumatisme. La hauteur au garrot moyenne de l’animal peut être estimée à 56 cm. Le type morphologique du crâne est dolichocéphale (indice palatin : 62,4 ; Longueur du crâne 206 mm). Les membres sont relativement graciles.

Le second individu inhumé a été mis au jour au cours du décapage sur une fouille archéologique préventive à Anneyron dans la Drôme, et se trouve associé à d’autres animaux domestiques enterrés dans différentes fosses à une cinquantaine de mètres au sud du corps d’une ferme en activité au XXe siècle40. L’animal a été trouvé couché sur son flanc gauche, la tête au sud, les membres postérieurs allongés sous le ventre, les antérieurs à demi-fléchis (Fig. 9).

Inhumation contemporaine de chien à Anneyron (Drôme) (cliché équipe de fouille, Éveha, 2015).
Fig. 9. Inhumation contemporaine de chien à Anneyron (Drôme) (cliché équipe de fouille, Éveha, 2015).

Il s’agit d’un individu adulte mâle, dont les dents très usées témoignent d’un âge probablement avancé. Sa hauteur au garrot peut être évaluée à 73 cm et, avec un index de gracilité du radius de 7,94, qui évoquent un gros chien de berger. La queue mesurée sur le squelette en place atteint au bas mot 40 cm. Cet individu présente de nombreuses pathologies : le radius et l’ulna droits sont en cours de soudure au niveau du tiers proximal de la diaphyse ; l’humérus gauche présente une importante zone de destruction osseuse au milieu de la diaphyse avec développement d’os mousse de part et d’autre. En écho probable, les sternèbres 1 et 2 montrent des indices d’infection osseuse au niveau de l’insertion de la première côte gauche. Les tibias et fibulas, tant gauches que droits, sont soudés entre eux au niveau de la diaphyse.

Ces inhumations contemporaines témoignent à leur manière de l’importance acquise par les chiens domestiques dans la vie de leurs maîtres et des soins qui leur ont été apportés pour survivre à certaines maladies. Elles reflètent ainsi l’évolution ultime observée dans les rapports hommes-chiens en région Rhône-Alpes au terme de plusieurs millénaires de coexistence.

D’autres visions du chien

D’autres éléments n’ont pas été présentés jusqu’ici, ou rapidement évoqués. La description des chiens antiques peut en effet également passer par l’étude des empreintes laissées accidentellement sur les tuiles de type tegula, en cours de séchage, qui apportent des renseignements complémentaires sur les formats, en restituant le moulage de la chair. Outre l’ensemble conséquent signalé à Gilly-sur-Isère, un rapide survol des publications et des rapports de fouille à disposition pour lesquels on dispose de figurations de tuiles, permet d’en mentionner un petit corpus d’au moins cinq empreintes sur le site de la villa de Messimy – le Chazeau, dans des contextes augustéens notamment, sur tegulae et quart de colonne en brique41. Cette propriété était équipée d’un four de tuilier de quelque importance et les empreintes appartiennent donc très certainement à des chiens du cru alors que la nature du terrain ne se prête pas à la conservation des ossements et de ce fait ne permettait pas de discuter de la présence de l’animal sur le site. Des exemplaires isolés sont également signalés à Saint-Romain-en-Gal (Rhône) dans les niveaux du milieu du IIe s. p.C. de la maison du Dieu Océan et sur le site de la Citadelle à Anse, toujours dans le Rhône, dans un contexte 15-30 p.C.42. À Valence, rue d’Arménie (Drôme), une empreinte est également mentionnée pour le Ier s. p.C.43. Il en est de même à Néronde dans la Loire, sur le site des Dérompés44 ou encore à Fleurieux-sur-l’Arbresle, où plusieurs empreintes sont attribuées dans le rapport à un chat sauvage45. Leur taille semble toutefois incompatible avec l’espèce et leur morphologie est manifestement canine. L’inventaire complet de ces objets reste à faire ainsi que leur étude morphologique et morphométrique.

Par ailleurs, l’analyse des coprolithes permet d’aborder le milieu végétal dans lequel l’animal évolue et ainsi d’observer sa liberté de mouvement. Si la plupart de ces excréments disparaissent rapidement, chez les animaux qui broient les os, comme les Canidés, le taux de minéralisation élevé, en particulier la richesse en phosphates, permet une fossilisation rapide qui nous donne l’occasion de les retrouver en fouille. Or, ces Carnivores ingèrent des grains de pollen présents dans leur espace vital avec l’eau de boisson et la nourriture (bouillies de céréales mais aussi peau, contenu de panse, viscères, viande ayant traîné sur le sol), ou en léchant leur fourrure ou leurs pattes46. Nous avons eu l’occasion de tester plusieurs de ces fèces, provenant de contextes hallstattien et antique lyonnais (Fig. 10, 11 ; Tab. 20). L’analyse palynologique en a été effectuée par J. Argant47.

Lyon, rue du Docteur Horand. Coprolithes de chien n° 1, 2 et 3 du premier âge du Fer (cliché Th. Argant 1995).
Fig. 10. Lyon, rue du Docteur Horand. Coprolithes de chien n° 1, 2 et 3 du premier âge du Fer (cliché T. Argant 1995).
Lyon, “ temple de Cybèle ”. Coprolithes de chien n°1 et 2 (CYB. 96 - D1 - US 125) – 40-20 a.C. (dessin J. Argant 1999).
Fig. 11. Lyon, “ temple de Cybèle ”. Coprolithes de chien n°1 et 2 (CYB. 96 – D1 – US 125) – 40-20 a.C. (dessin J. Argant 1999).
Tableau 20
Tab. 20. Dimensions de coprolithes de chien du premier âge du Fer et de la période antique de Lyon (en mm).

Elles ont fourni des renseignements précieux sur l’environnement du site hallstattien de Horand I et furent un peu plus décevantes pour la colline de Fourvière au début de la colonie de Lugdunum et celle du parc Saint-Georges s’est révélée très riche.

Rue Horand, le coprolithe n°1 (Fig. 10, à gauche) a permis de compter 296 grains représentant au minimum 37 taxons. Le spectre pollinique laisse imaginer un milieu très ouvert : les arbres sont surtout des essences de lumière (noisetier et aulne) et les plantes herbacées dominent largement (73,6 % de la somme pollinique). Ce sont surtout des rudérales profitant de l’enrichissement en nitrates, lié à la proximité de l’habitat. Des cultures sont également attestées : chanvre et céréales, dont le seigle. Le taux élevé de ces dernières (15,8%) est sans doute dû à un contact direct du chien avec des épis ou de la paille, à son passage sur une aire de battage ou à l’ingestion d’une nourriture à base de céréales ; il ne peut en tous cas traduire la pluie pollinique naturelle, le pourcentage de grains de pollen de céréales dépassant alors rarement 2% au voisinage même des champs. Ce spectre rappelle tout à fait les résultats obtenus pour les niveaux de l’âge du Fer analysés sur le site de Gorge-de-Loup48.

Les coprolithes du site du temple de Cybèle à Lyon, bien que moins riches, ont livré, aux côtés de nombreux microcharbons, quelques rares grains de pollen (24 grains dans le n°4). Ils représentent 14 taxons qui évoquent un paysage ouvert fréquenté par l’homme et les animaux. Les cultures sont également représentées et une tétrade de Typha indique enfin la proximité d’un lieu humide (bassin ?). L’environnement décrit sur la colline apparaît au final guère différent de celui observé cinq siècles plus tôt dans la plaine. Il est peut-être simplement un peu plus organisé et moins végétalisé ? Enfin, le coprolithe de Saint-Georges, outre un contenu très proche dans sa composition, a livré en abondance des œufs de Capillaria, parasite intestinal surtout observé chez les chiens.

Discussion et perspectives

Le panorama dressé ici sur une période de plus ou moins 10 000 ans sera bien sûr à affiner. Il permet néanmoins d’ores et déjà de dresser un état des lieux assez prometteur du potentiel informatif sur l’espèce canine dans la région. Un certain déséquilibre apparaît néanmoins entre la région lyonnaise particulièrement bien renseignée et les espaces plus périphériques moins concernés par l’archéologie préventive, de loin la source de données la plus prolifique. Sur le long terme, on constate tout d’abord que suivant les périodes, les chiens sont plus ou moins bien représentés sur les sites avec des pics pour la Protohistoire et la période médiévale, peut-être en partie du fait de contextes plutôt ruraux en l’occurrence pour ces périodes et de l’état de la recherche, très inégal selon les périodes (Fig. 12).

Évolution de la proportion de sites livrant des restes osseux et dentaires de chien domestique et de ceux livrant des indices flagrants de consommation de l'espèce dans la région Rhône-Alpes, depuis l'Épipaléolithique (et le Mésolithique) jusqu'à la période contemporaine.
Fig. 12. Évolution de la proportion de sites livrant des restes osseux et dentaires de chien domestique et de ceux livrant des indices flagrants de consommation de l’espèce dans la région Rhône-Alpes, depuis l’Épipaléolithique (et le Mésolithique) jusqu’à la période contemporaine.

Quatre grandes phases apparaissent quant aux relations avec l’animal. La première, qui couvre la Préhistoire récente et toute la Protohistoire, montre un chien consommé. Ses autres fonctions restent à explorer, en cherchant du côté de leurs aptitudes en fonction de leur morphologie mais cela représente un travail considérable difficile à synthétiser à ce stade du travail. Pour la seule stature, les données en notre possession semblent indiquer une certaine stabilité du format jusqu’à la période antique (Fig. 12). À l’âge du Bronze final, on a également vu que les chiens robustes étaient régulièrement remarqués (cf. supra). La deuxième période couvre tout le Haut-Empire romain, avec une disparition totale des marques de récupération de leur chair et la multiplication des inhumations, marquant ainsi une rupture nette avec la période gauloise précédente49. S’ensuit une période plus floue, qui correspond à la période médiévale, pour laquelle les indices de consommation de viande de chien se manifestent sporadiquement évoquant davantage une alimentation de nécessité. Dans le même temps, on assiste au témoignage d’un contrôle plus strict des naissances, qui implique la surveillance plus stricte des femelles notamment, et donc d’une plus grande interdépendance et promiscuité entre les hommes et les chiens. En effet, si des jeunes voire très jeunes individus sont régulièrement exhumés des puits antiques, il s’agit souvent de jeunes sevrés qui ont quitté la tanière et deviennent donc visibles si la femelle avait pris soin de se trouver un lieu caché pour mettre bas. Enfin, à la période moderne et jusqu’à nos jours, les chiens, d’errants, se font de plus en plus domestiques, intégrant pleinement la cellule familiale.

Cette étude souligne par ailleurs le potentiel du corpus rassemblé pour instruire l’histoire de l’espèce et de ses évolutions morphologiques, qui demandera néanmoins l’exploitation beaucoup plus pointue des nombreuses données ostéométriques disponibles. Une étudiante de l’Université de Lyon en a conçu un sujet de Master 2 puis de thèse, qui s’avèrent prometteurs. La seule estimation des hauteurs au garrot ne permet pas en effet d’éclairer totalement la diversité morphologique des différentes populations qui se sont succédées dans la région et ne suffisent pas non plus à établir le rôle potentiel des différents morphotypes rencontrés. Quelques-unes des hauteurs au garrot collectées sur des squelettes plus ou moins complets et sur des os isolés, montrent déjà les différences de conformation des individus par rapport au standard utilisé par Harcourt pour établir ses équations (Fig. 13).

Variation de quelques séries de hauteurs au garrot établies sur des squelettes de chiens et quelques ossements isolés de la région Rhône-Alpes pour les différentes périodes depuis l'âge du Bronze final jusqu'à l'époque contemporaine (coefficients de Harcourt). Chaque courbe correspond à un individu.
Fig. 13. Variation de quelques séries de hauteurs au garrot établies sur des squelettes de chiens et quelques ossements isolés de la région Rhône-Alpes pour les différentes périodes depuis l’âge du Bronze final jusqu’à l’époque contemporaine (coefficients de Harcourt). Chaque courbe correspond à un individu.

Pour mieux visualiser l’évolution des variations des proportions des membres, on rapporte la grande longueur de chaque os long d’un même individu à celle de son tibia, donc indépendamment de sa stature (Fig. 14). Le petit échantillon d’individus testé à ce stade montre des proportions relativement homogènes pour toutes les périodes, sauf pour les humérus et les fémurs pour lesquels plusieurs schémas semblent coexister. Pour la période antique, deux morphotypes se font ainsi jour, avec d’une part des individus au tibia et au fémur de taille relativement équivalente et d’autres au jarret plus long que la cuisse, avec une tendance similaire pour le membre antérieur. Pour le chien antique augustéen de la place Abbé Larue, le schéma reste identique. À la période moderne, le petit chien issu du même site présente des proportions bien différentes, avec des zeugopodes plus courts que les stylopodes. Cette méthode reste à tester sur un plus grand nombre de données mais permet de s’affranchir d’un référentiel externe au lot étudié, gommant ainsi les biais de source.

Proportions relatives des os longs des membres de quelques individus complets ou sub-complets protohistoriques, antiques et contemporains, par rapport à la grande longueur de leur tibia.
Fig. 14. Proportions relatives des os longs des membres de quelques individus complets ou sub-complets protohistoriques, antiques et contemporains, par rapport à la grande longueur de leur tibia.

Conclusion

L’observation sur le long terme de la présence canine dans les contextes anthropiques de la région Rhône-Alpes montre l’évolution séculaire lente et longtemps indécise de la place du chien vers la maisonnée. Elle s’accompagne d’une réduction progressive des tâches qui lui sont dévolues. D’un animal au départ polyvalent, compagnon, gardien, auxiliaire de chasse, animal de divertissement, éboueur mais aussi source de nourriture occasionnelle et de matière première, on a progressivement vu disparaître les dernières fonctions. Si les indices permettant de mettre en évidence ces différentes activités demeurent pour la plupart à préciser et à identifier, il semble que l’évolution générale tende vers la restriction de sa place au seul rôle d’animal de compagnie dans notre société actuelle très urbanisée. La période antique marque en cela dans la région une rupture nette, marquée par l’explosion des morphotypes, liée à une spécialisation beaucoup plus poussée, et par un réel rejet alimentaire qui s’accompagne des premières inhumations individuelles de chien déconnectées d’un contexte cultuel. Au cours du Moyen Âge, le contrôle plus strict des naissances semble marquer un nouveau rapprochement au sein de la maison du maître.

Cette synthèse n’est qu’une ébauche de panorama mais ouvre des perspectives intéressantes, qu’il conviendra de compléter en élargissant notamment le cadre géographique aux régions limitrophes. Compte tenu de l’amplitude chronologique de cet aperçu, cela demandera néanmoins un travail colossal impossible à réaliser dans le cadre de cet article. De même, pour l’exploitation des données ostéométriques et morphologique, on s’en remettra au travail en cours de réalisation par Camille Lamarque dans le cadre d’un master 2, qui devrait déboucher sur un travail de thèse dans les années à venir.

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Notes

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  2. Horard-Herbin et al. 2014.
  3. Chaix 2000, 50. Pour cet article, toutes les estimations de hauteur au garrot présentées ont été prises selon la méthode de Harcourt 1974.
  4. Angelin 2011.
  5. Jospin & Favrie 2008, 59.
  6. Chaix 2000, 54.
  7. Combier 1962, 278 ; Poulain 1984.
  8. Vital & Benamour 2012, 254.
  9. Bréhard et al. 2010 ; Blaise et al. 2010.
  10. Blaise et al. 2010 ; Bréhard 2011, 77.
  11. Bréhard 2005.
  12. Bréhard 2011, 77.
  13. Ansermet 1999 ; Voruz et al. 2004, 857.
  14. Vital & Benamour 2012, 254.
  15. Argant 2013a.
  16. Chaix 1986.
  17. De Grossi Mazzorin & Tagliacozzo 2000, 151.
  18. Bonifay 1971, 111.
  19. Argant 2014b.
  20. Argant 2007b.
  21. Yvinec 1987, Fig. 6.
  22. Desbat 1999.
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  24. Argant 2012b.
  25. Lamarque 2019.
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  37. Argant 2003.
  38. Les commentaires sur les conformations osseuses sont dues au Professeur Pierre Moissonnier, chirurgien agrégé à l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort, d’après photos. Qu’il en soit remercié ici.
  39. Ferber 2004.
  40. Le Clézio 2015.
  41. Maza et al. 2018.
  42. Clément 2013, 268, 281.
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ISBN html : 978-2-38149-012-0
Posté le 21/09/2020
EAN html : 9782381490120
ISBN html : 978-2-38149-012-0
Publié le 21/09/2020
ISBN livre papier : 978-2-38149-014-4
ISBN pdf : 978-2-38149-013-7
ISSN : 2741-1508
31 p.
Code CLIL : 4117
http://dx.doi.org/10.46608/DANA3.9782381490120.4
licence CC by SA

Comment citer

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