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Lieu d'édition : Pessac
par Jean Andreau
Il y a presque un quart de siècle, en 1997, grâce à Andrea Giardina, que je suis heureux de remercier à nouveau, j’ai pu publier un recueil de vingt de mes articles, dans la collection “Saggi di Storia antica”, qu’il dirigeait alors avec Augusto Fraschetti, et qu’il continue à diriger, aux éditions “L’Erma” di Bretschneider….
par Jean Andreau
Que signifient les quelques pages consacrées par M. I. Finley, dans The Ancient Economy , à la vie bancaire et financière ? Sur quelles sources s’appuie-t-il, et quel usage fait-il de ces sources ? À quel type d’analyse économique ce qu’il écrit se rattache-t-il ? Quelles sont ses conclusions historiques ? Voilà les questions auxquelles je tenterai de répondre ici.
par Jean Andreau
Puisque le Centre de recherches historiques a souhaité consacrer un des fascicules des Cahiers à ce qui se fait à l’École et autour de l’École sur l’Antiquité, il ne m’a pas paru hors de propos de présenter une série de remarques sur un des thèmes auxquels je me suis le plus consacré en matière d’économie romaine : l’activité patrimoniale de l’élite et son rôle économique.
par Jean Andreau
Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle s’est mise en place, surtout en Allemagne et en France, une historiographie de la banque et de la finance privée antiques qui visait, quelquefois de manière avouée et consciente, d’autre fois moins consciemment, à magnifier les techniques et les affaires des manieurs d’argent grecs et romains pour mieux les rapprocher de celles des banquiers contemporains. L’un des exemples les plus divertissants de cette tendance historiographique est celui de Gustave Cruchon, auteur, en 1878, d’un livre de 250 pages sur les banquiers antiques.
par Jean Andreau
En 1975, H. W. Pleket, épigraphiste et historien du monde grec antique, qui s’est notamment spécialisé dans les problèmes économiques et sociaux, a écrit que l’on était en train de “prendre congé” de Rostovtzeff. L’énorme influence qu’avaient exercée les grandes synthèses sur le monde hellénistique et l’Empire romain, même auprès des plus jeunes étudiants, était sur le déclin. Deux ans auparavant, avait été publiée L’économie antique de M. I. Finley. Ce n’était pas, on l’imagine, une simple coïncidence de dates – même si le moindre impact des idées de Rostovtzeff ne s’explique pas seulement par la montée en puissance de celles de Finley.
par Jean Andreau
Les articles réunis dans les chapitres 5 à 7 de ce recueil relèvent de l’histoire sociale, mais dans ses rapports avec l’histoire économique. La répartition des articles entre les trois chapitres (5, 6, 7) épouse en partie, mais en partie seulement, les contours de la hiérarchie sociale romaine.
par Jean Andreau
Les débats actuels sur les rapports entre histoire culturelle et histoire économique, par exemple tels qu’ils sont apparus dans le colloque “Kerdos”, me semblent poser trois questions principales. Je vais commencer mon article par une brève présentation de ces questions. J’annoncerai, en quelques mots, quelle réponse je suis tenté de lui apporter. Ensuite, j’étudierai plusieurs situations ou institutions précises, à caractère économique, dans le monde romain de la fin de la République et du Haut Empire.
par Jean Andreau
“Affaires et relations sociales sous le Haut-Empire” : un tel sujet demande d’abord, évidemment, qu’on définisse la notion d’“affaires” et celle de “relations sociales”. Les “affaires” ne se confondent entièrement, ni avec la gestion d’un patrimoine, ni avec n’importe quelle façon de gagner de l’argent ou de se procurer des revenus.
par Jean Andreau
Je souhaite traiter, dans cette contribution, des phénomènes d’ascension et de régression sociales à Rome, à la fin de la République et sous le Haut-Empire, en les mettant en rapport à la fois avec les hiérarchies sociales et avec la vie économique. Je me consacrerai avant tout aux métiers urbains et aux activités financières et commerciales, bref à ce qui n’est pas agricole. C’est en effet le domaine sur lequel je suis le moins incompétent, et c’est aussi un domaine que les Romains considéraient comme spécifique, nous allons le voir.
par Jean Andreau
Il y a presque un quart de siècle, en 1997, grâce à Andrea Giardina, que je suis heureux de remercier à nouveau, j’ai pu publier un recueil de vingt de mes articles, dans la collection “Saggi di Storia antica”, qu’il dirigeait alors avec Augusto Fraschetti, et qu’il continue à diriger, aux éditions “L’Erma” di Bretschneider.
par Jean Andreau
est intéressant de réfléchir sur la pratique de notre métier d’historien, d’archéologue, de philologue, et sur les liens intellectuels qu’il permet de nouer, sur les influences qui s’y exercent ou ne s’y exercent pas. Ce retour sur notre propre activité, peut-être nombriliste, mais, je crois, instructif et fécond, constitue l’un des charmes de l’historiographie. À cet égard, Michel I. Rostovtzeff est un objet de recherche exceptionnellement révélateur. Car, dès le tout début du siècle, il était célèbre dans l’ensemble du monde des Sciences de l’Antiquité, il a noué dans tous les pays d’innombrables relations, il était très déterminé dans ses choix et ses convictions, et il les exprimait et défendait avec virulence.
par Jean Andreau
Il faudrait plusieurs volumes pour rendre compte des méthodes, des résultats et de l’évolution de l’histoire sociale de la Rome antique depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Même les rapports entre histoire sociale et histoire économique sont un sujet très ample et complexe, qui nécessiterait de patientes recherches et de longues explications. L’objectif de cet article relativement bref est infiniment moins ambitieux. Il vise avant tout à provoquer la réflexion et la discussion. Il va donc être très schématique, – par nécessité, mais aussi parce que j’ai en quelque sorte choisi cette voie.