Jean-Louis Podvin, “Anubis et Isis sur des lampes à huile romaines. À propos d’une terre cuite du musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye”, Revue du Louvre, 2001/4, 31-36.

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Une lampe, d’origine inconnue, conservée au musée des Antiquités nationales possède un médaillon décoré d’Anubis et Isis, figurés à partir de la taille. Les deux divinités se dirigent vers la gauche, mais détournent la tête vers la droite1. L’objet porte la marque CHELIAN, un nom de potier que l’on pourrait lire C(aius) Hel(vius) Ia(nuarius) ou Cl(odius) Helian(us).

D’autres exemplaires, avec une marque analogue, ont été retrouvés à Marseille (1), à Bulla Regia (1) et à Carthage (3). On peut supposer que ce fabricant avait son atelier en Afrique proconsulaire, vraisemblablement à Carthage. Ce type, peu commun, n’est pas attesté en Égypte.



noeud d'isis pour séparateur


  1. Ce mouvement de la tête ne trahit peut-être pas un geste de surveillance ; les divinités pourraient se retourner plutôt pour regarder Sarapis dans une scène de banquet, comme l’a proposé V. Tran tam Tinh, “Les lampes isiaques du Musée gréco-romain d’Alexandrie”, dans Alessandria e il mondo ellenistico, 1995, 436-437.
Malaise, Michel (2008) : “Jean-Louis Podvin, ‘Anubis et Isis sur des lampes à huile romaines. À propos d’une terre cuite du musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye’, Revue du Louvre, 2001/4, 31-36”, Ausonius éditions BIS I, [En ligne] https://una-editions.fr/podvin-2001-2004/ [consulté le 15 août 2021].

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