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Entre Méditerranée et Atlantique : les bronzes étrusques dans les relations commerciales*

La carte de distribution d’objets étrusques sur de longues distances frappe au premier abord par deux phénomènes : l’ample diffusion de bronzes éparpillés dans l’hinterland européen et les concentrations de céramiques étrusques sur plusieurs points ou régions en Méditerranée. Ces deux traits, connus au début du XXes., sont en général examinés indépendamment l’un de l’autre. Or, les travaux accumulés depuis une quarantaine d’années et les recherches en cours permettent une vision bien plus articulée et complexe, qui ne se satisfait pas du schéma réducteur d’une diffusion aléatoire de bronzes étrusques en milieu celtique, ni d’un accompagnement anecdotique de marchandises étrusques au sein des réseaux coloniaux grec et phénicien. L’examen global du monde maritime et de l’hinterland européen permet de faire progresser le dossier, en associant l’analyse des découvertes isolées les plus significatives, le rapprochement des séries de trouvailles récurrentes et la documentation récente issue de différents contextes de fouille : comptoirs, résidences princières et habitats, tombes, sanctuaires et dépôts votifs (pl. I.1). Ce qui frappe depuis les premières découvertes étrusques loin d’Étrurie, c’est le rôle privilégié de certains ports comme Marseille pour l’isthme de la Gaule, ou sur l’autre rive, Carthage sur la route vers les Colonnes d’Hercule, et pour l’hinterland celtique, le rôle de sites princiers comme La Heuneburg, le Mont Lassois et Bourges (pl. I.2-3 ; II.1-2).

 Ferdinand Keller 1858, pl. III, choix d’objets en fer découverts à La Tène (Suisse).
Pl. I.1. Sites d’Occident avec offrandes étrusques ou objets à caractère votif, sur un fond de carte des principaux axes de diffusion d’objets étrusques.
1. La Algaida. 2. Barzan. 3. Marseille. 4. Ampurias. 5. Carthage. 6. Saint-Blaise.
7. Malaga. 8. Vézelay-Fontaines Salées
(Gran-Aymerich 2009, fig. 1, d’après Camporeale 2001, avec modifications).
 Pl. I.2. Habitat de Bourges (A), nécropoles et dépôts périphériques (B-E), où ont été signalées les premières importations grecques et étrusques, VIe-Ve siècles (Gran-Aymerich 1992, fig. 5).
Pl. I.2. Habitat de Bourges (A),
nécropoles et dépôts périphériques (B-E),
où ont été signalées les premières importations grecques
et étrusques, VIe-Ve siècles
(Gran-Aymerich 1992, fig. 5).
 Pl. I.3. L’habitat de Bourges (A) et les trouvailles périphériques où ont été signalées les premières importations grecques et étrusques, VIe-Ve siècle, dans un rayon de 3 km : Route de Dun, Fonds Guaidons, Etablissements Militaires (B), Prairie Saint-Sulpice (C), Mazières (D), Lazenay (E). Dans un rayon de 12 km : Saint-Éloy-de-Gy, Château de Dames (F), Morthomiers, Prunay (G), Le Subdray, Chaumoy (H), Saint-Just (I), Saint-Denis-de-Palin (J), La Périsse, Dun-sur-Auron (K), (Gran-Aymerich 1992, fig. 4).
Pl. I.3. L’habitat de Bourges (A)
et les trouvailles périphériques où ont été signalées les premières importations grecques et étrusques, VIe-Ve siècle, dans un rayon de 3 km: Route de Dun, Fonds Guaidons, Etablissements Militaires (B),
Prairie Saint-Sulpice (C), Mazières (D), Lazenay (E).
Dans un rayon de 12 km : Saint-Éloy-de-Gy, Château de Dames (F), Morthomiers, Prunay (G), Le Subdray, Chaumoy (H), Saint-Just (I),
Saint-Denis-de-Palin (J), La Périsse, Dun-sur-Auron (K)
(Gran-Aymerich 1992, fig. 4).

Des bronzes étrusques ont été identifiés au nord des Alpes au XIXe s., avant les découvertes faites en Méditerranée, et ce fait a durablement orienté la suite des études en dissociant la problématique des exportations. Pourtant, dans la remarquable diffusion d’objets étrusques en Europe occidentale, on a bien reconnu deux voies d’acheminement, terrestre et maritime, qui se distinguent par le mode de transport, les périodes de plus forte activité et la fréquence de certains types d’objets1. Dans un premier temps, aux VIIIe-VIIes., les parcours terrestres sont empruntés prioritairement, sinon exclusivement, à partir de la plaine padane et à travers les cols alpins, comme en témoignent les armes, les parures et les premiers vases métalliques. Vers 600 a.C. s’affirme, parallèlement aux circuits terrestres, l’axe maritime à partir des ports étrusques du littoral tyrrhénien et en direction du Midi de la Gaule, avec un éventail plus large de marchandises. Ces trafics maritimes étrusques en Méditerranée nord-occidentale sont indissociables du phénomène colonial grec, perçu souvent comme le facteur déterminant, et ne se limitent pas aux seuls échanges sur les rivages mais se prolongent par voie fluviale et terrestre. Les objectifs les plus lointains de ces entreprises sont les produits de l’hinterland et de la façade atlantique. Celle-ci est exceptionnellement atteinte par les bronzes étrusques, comme pour les tombes princières de Huelva ou les sanctuaires de La Algaida (Cadix) et niveaux profonds du Fâ à Barzan, en Charente-Maritime (pl. II.3)2.

Pour des raisons qui tiennent à la spécialisation des études, à l’évolution des recherches ou au rythme inégal des découvertes, la diffusion européenne d’objets étrusques a été envisagée indépendamment pour l’hinterland et pour le littoral, ce qui ne nous semble pas rendre compte de la globalité du phénomène. Le choix entre voie des Alpes et voie du Midi s’est souvent focalisé sur le transport d’objets exceptionnels, comme pour le cratère de Vix. En faveur quasi-exclusive des passages alpins, on a longtemps invoqué l’absence apparente d’importations sur le tracé intermédiaire du couloir Rhône-Saône. Le vide que l’on a cru percevoir dans le parcours qui relie le Midi à la Bourgogne et à l’hinterland celtique, a contribué à dissocier la voie du littoral et celle des Alpes. Or, plusieurs enquêtes ont tenté d’approfondir le rôle et l’évolution de la diffusion d’objets étrusques et grecs dans le Midi français et au nord des Alpes3. Le parcours intermédiaire de l’axe Rhone-Saône est désormais documenté par les découvertes de Lyon, Chassey et Bragny4. D’autres découvertes témoignent du dynamisme des communautés nord-italiques dans les transferts matériels et culturels entre monde méditerranéen et Europe tempérée, comme pour Golasecca5. On travaille désormais sur une base documentaire plus complète et diversifiée, en particulier grâce aux travaux collectifs qui portent sur l’étude systématique de découvertes anciennes, les fouilles récentes, les expositions et les rencontres internationales dont notre bibliographie offre un aperçu.

Vases et bronzes étrusco-italiques en Gaule

Les vases de banquet étrusques, comme les oenochoés en bronze à long bec, Schnabelkannen, ou les canthares en bucchero, sont certes significatifs des échanges entre l’Étrurie et la Gaule, les premiers pour l’hinterland et les seconds pour le littoral. Ce rôle de fossile-guide des vases de table est indiscutable, mais il est nécessaire, tout en les maintenant parmi les objectifs prioritaires de la recherche, de les considérer en liaison avec des phénomènes d’une autre envergure pour l’étude des relations entre Europe continentale et monde méditerranéen, relations qui s’accélèrent entre le VIIe et le Ve s. En effet, ces vases étrusques s’inscrivent dans un contexte d’échanges bien plus ample et sur la longue durée de matières premières (métaux, sel, peaux, bois, ambre, corail, ivoire), denrées consommables (vin, huile, salaisons) et produits périssables (tissus, colorants, cosmétiques, parfums). Entre encore dans ce cadre la circulation de main-d’œuvre servile, d’artisans et maîtres d’art dont la sculpture et l’architecture attestent la présence : ainsi, pour le rempart en briques crues de La Heuneburg ou le plan de certains édifices aristocratiques, palais, à La Heuneburg et au Mont Lassois6. Les transferts culturels se manifestent encore par l’influence, longtemps suspectée, de certaines images étrusques sur la plus ancienne iconographie celtique7.

Les contacts entre le monde continental hallstattien et les Villanoviens proto-étrusques connaissent d’abord une période équilibrée d’échanges qualifiés d’égal à égal, révélés par les objets métalliques circulant dans l’un et l’autre sens, voire l’installation d’artisans hallstattiens en territoire étrusque8. Dès cette époque, les bronzes d’origine étrusco-italique connaissent une notable diffusion en Europe tempérée : rasoirs en demi-lune du type Benacci, attestés jusqu’en Gaule par les exemplaires de la forêt de Mulhouse et de Bourges, casques à crête tels que celui d’Armancourt sur l’Oise, fibules serpentiformes de Besançon et de Bourges, agrafes de ceinture comme la pièce de Châtel-Gérard entre l’Yonne et la Seine ou peut-être encore celle de Nantes9. Les premiers vases en bronze sont attestés par l’urne biconique de Gerelinghausen, la pyxide d’Appenwihr en Alsace, le chaudron de Hassle et les phiales côtelées, Rippenschalen, trouvées à Appenwihr, Frankfurt-Stadwal, Poiseul-la-Ville, et près de Lyon10. Dans cette première phase, de la fin du VIIIe s. à la fin du VIIe, les vases métalliques étrusco-italiques apparaissent en petit nombre et de manière isolée. Figurent aussi les plus anciens bassins à rebord perlé et, au passage du VIIe au VIe s., les premières oenochoés étrusques en bronze exportées, celles de type rhodien. Ces dernières ont été signalées au Pertuis dans le Vaucluse, à Vienne sur le Rhône, à Kappel et Vilsingen en Allemagne du sud, et ouvrent une riche problématique. En effet, le débat porte sur les techniques de fabrication et l’origine des ateliers, en Grèce de l’Est et en Étrurie, ainsi que sur les adaptations faites à Carthage et à Tartessos, sans compter les exemplaires importés dans le Midi ibérique (Malaga-Grenade, Huelva). Se pose aussi la question des relations entre ces oenochoés en bronze et les vases céramiques, comme les canthares en bucchero, ainsi que les oenochoés céramiques qui s’inspirent du type rhodien11. La phase ancienne de diffusion sur de longues distances d’objets étrusco-italiques est difficile à déterminer en détail, de même que le passage à l’étape suivante. La difficulté tient pour une grande part aux conditions de découverte : alors que les armes et objets de parure correspondent souvent à des trouvailles fortuites, les vases métalliques sont mieux documentés dans le contexte des tombes aristocratiques. La découverte et l’identification restent souvent controversées, surtout pour les trouvailles fortuites, fragmentées et de petites dimensions12.

Le VIe s. est marqué par l’augmentation du nombre et de la variété des vases étrusques et des céramiques grecques, ainsi que par l’apparition de plusieurs bronzes grecs exceptionnels, comme l’hydrie de Graechwil, le cratère de Vix ou le chaudron de Hochdorf13. Les sites qui bénéficient d’une documentation à la fois pour la nécropole et leur habitat sont exceptionnels : c’est le cas de La Heuneburg, du Mont Lassois-Vix et de Bourges. Parmi les bronzes étrusques figurent aussi des pièces exceptionnelles comme trépieds, chaudrons et amphores, mais dominent les vases de série dont les oenochoés à long bec. De fait, on compte plus de 200 exemplaires de Schnabelkannen en Italie et pas moins de 100 au nord des Alpes14. Ces oenochoés révèlent une technique de fabrication complexe, la fonte étant suivie de l’agrandissement et de la mise en forme par martelage à partir du col et de la panse jusqu’au fond, le tout d’un seul tenant à l’exception de l’anse15. Ces oenochoés étrusques si particulières ont inspiré en milieu celtique la production de luxueuses répliques en bronze ainsi que de vases céramiques16. D’autres formes métalliques étrusques auraient influencé les produits de prestige en Celtique, comme on l’a suggéré pour la phiale ombiliquée17. Tout dernièrement, les fouilles en cours sur le Mont Lassois ont révélé la présence, dans le grand bâtiment résidentiel, de plusieurs oenochoés en céramique qui reprennent des formes étrusques18. Le canthare de type étrusque en céramique gris-noir identifié à Chassey est la preuve de l’introduction exceptionnelle, jusqu’à l’hinterland celtique de cette forme de coupe, la plus caractéristique du monde étrusque, et répandue de l’Anatolie et la Syrie jusqu’à Huelva sur la façade atlantique19.

Les bronzes étrusques et autres importations méditerranéennes de Bourges

 Pl. II.1. Inscription étrusque sur amphore massaliète, fin vie s., fouilles du Collège Vieux Port, Marseille (Briquel et al. 2006, fig. p. 42).
Pl. II.1. Inscription étrusque sur amphore massaliète, fin VIe s.,
fouilles du Collège Vieux Port, Marseille
(Briquel et al. 2006, fig. p. 42).
 2. Anse en bronze étrusque de Bourges, fin vie s., British Museum (Gran-Aymerich 1995b, fig. 9 ; Shefton 1995, fig. 1).
Pl. II.2. Anse en bronze étrusque de Bourges, fin VIe s., British Museum
(Gran-Aymerich 1995b, fig. 9 ; Shefton 1995, fig. 1).
 3. Anse en bronze étrusque de Le Fâ, Barzan, fin Ve s. (Gran-Aymerich 2009, fig. 3).
Pl. II.3. Anse en bronze étrusque de Le Fâ, Barzan, fin Ve s.
(Gran-Aymerich 2009, fig. 3).
 4. Adaptation (locale ?) du motif du griffon (?) ailé, bronze, Mont Lassois (Haffner 2003, fig. 138.4 et 138 bis).
Pl. II.4. Adaptation (locale ?) du motif du griffon (?) ailé, bronze,
Mont Lassois
(Haffner 2003, fig. 138.4 et 138 bis).
 Ferdinand Keller 1858, pl. III, choix d’objets en fer découverts à La Tène (Suisse).
Pl. II.4.bis. Adaptation (locale ?) du motif du griffon (?) ailé, bronze, Mont Lassois
(Haffner 2003, fig. 138.4 et 138 bis).
 Adaptation du motif d’une tête de bélier, épingle en or, Ve s., Bourges, tumulus Les Carrières à Bachon (Augier et al. 2001, fig. 2 ; Krausz & Buchsenschutz 2008, fig. p. 88).
Pl. II.5. Adaptation du motif d’une tête de bélier, épingle en or, Ve s., Bourges, tumulus Les Carrières à Bachon
(Augier et al. 2001, fig. 2 ; Krausz & Buchsenschutz 2008, fig. p. 88).
 Adaptation du motif d’une tête de bélier, épingle en or, Ve s., Bourges, tumulus Les Carrières à Bachon (Augier et al. 2001, fig. 2 ; Krausz & Buchsenschutz 2008, fig. p. 88).
Pl. II.5.bis. Adaptation du motif d’une tête de bélier, épingle en or, Ve s.,
Bourges, tumulus Les Carrières à Bachon
(Augier et al. 2001, fig. 2 ; Krausz & Buchsenschutz 2008, fig. p. 88).
 Attache de bassin en bronze, Bourges, Saint-Martin-des-Champs (Milcent 2007, fig. 17).
Pl. II.6. Attache de bassin en bronze,
Bourges, Saint-Martin-des-Champs
(Milcent 2007, fig. 17).

Le site protohistorique de Bourges est localisé “sur un lieu où les marchandises, venues, par un court portage, de la Loire et -au-delà- du couloir Saône-Rhône et de la Méditerranée, peuvent être commodément réembarquées au confluent de l’Yèvre et de l’Auron, pour suivre ensuite le Cher, et de nouveau la Loire, vers les contrées occidentales de la Gaule”20. Ce pays du Grand Ouest celtique contrôle le coude de la Loire et se trouve sur l’axe théorique qui, pour les anciens, reliait Marseille, Lyon et l’embouchure de la Loire21. Deux séries d’importations manifestent l’opulence des premiers temps de l’agglomération : dans les tombes les vases de bronze étrusco-italiques, dans l’habitat la vaisselle attique et les amphores grecques de transport22. De plus, l’importation de ces vases de banquet prestigieux a été précédée par l’introduction d’armes et d’objets de parure dans les tombes et les dépôts fluviaux des VIIIe-VIIe s. proches de Bourges (pl. I.1-2)23.

Autour de la butte de Bourges et du noyau de l’habitat ont été localisées quatre concentrations d’importations étrusco-italiques : à l’est, aux Établissements militaires et lieux-dits Fonds-Guaidons et Route-de-Dun, se situe une riche zone funéraire. De ces tombes proviennent une oenochoé à bec, deux stamnos et l’anse d’une ciste à cordons, datés de la fin du VIe au milieu du Ve s. Au nord, dans un environnement fluvial près de la Gare, ont été recueillis armes et objets de parure, dont le rasoir villanovien du VIIIe s. à La Prairie Saint-Sulpice, et plus loin, à Saint-Éloy-de-Gy, un fond de ciste à cordons. À l’ouest de Bourges, la tombe de Mazières a fourni deux fibules à disque, de la fin du VIIIe ou du VIIe s., et à Morthomiers et Le Subdray d’autres tombes ont livré une deuxième oenochoé à bec et une ciste à cordons, de la première moitié ou du milieu du Ve s. Au sud de Bourges, à Lazenay, un vaste programme de fouilles a mis au jour, parmi tombes et enclos cultuels, un fragment de céramique attique à figures rouges qui pourrait provenir d’un dépôt funéraire bouleversé du Ve s.24 Dans ce même secteur, la fouille d’un grand tumulus, qui est en cours de publication, a livré le premier objet d’or du Berry pour cette époque. Il s’agit d’une épingle ornée d’une tête de bélier avec granulation, qui semble sinon étrusque, du moins une adaptation des pièces d’orfèvrerie étrusque (pl. II.5). Plus au sud, les tombes sous tumulus proches de Dun-sur-Auron auraient livré une troisième oenochoé à bec datée de la première moitié ou du milieu du Ve s.25

On ne connaît pas l’origine précise de six autres bronzes étrusco-italiques considérés comme trouvailles locales et conservés pour la plupart au Musée du Berry à Bourges. L’objet le plus notable est l’anse à décor plastique, avec applique en forme de faon, de l’ancienne collection Morel et passée au British Museum (pl. II.2). Par sa forme et son traitement, cette pièce est de même type et fabrication que l’amphore en bronze de la tombe de Conliège, que l’on date désormais de la fin du VIe s.26 Un deuxième bronze exceptionnel est la figurine d’un personnage nu debout, de la fin du VIe ou de la première moitié du Ve s. Il fait partie des figurines étrusco-italiques en Gaule, souvent controversées et dont certaines signaleraient un dépôt votif27. Les bronzes hors contexte de Bourges incluent une fibule à arc simple du VIIIe s. et trois fibules serpentiformes du VIIe ou début du VIe s., de la collection de La Guère. Sur ces seize bronzes étrusco-italiques découverts à partir du XIXe s. à Bourges et ses environs, dix sont documentés et le contexte de découverte est pour la plupart funéraire. Nous avons pu réunir, en 1990, ces objets au Laboratoire de recherches des Musées de France du Louvre, sauf l’anse conservée à Londres, et les analyses métallographiques ont donné des résultats satisfaisants pour tous. Les ensembles funéraires et cultuels qui entourent Bourges présentent donc une très remarquable concentration de bronzes étrusques et italiques, encore augmentée par les résultats des dernières fouilles. D’ores et déjà, on peut confirmer la présence de pendeloques en bronze du type Golasecca, en forme d’entonnoir, trouvées dans la tombe de la route de Dun et, pour l’habitat lui-même, l’anse du type en oméga d’un bassin étrusque de bronze (pl. II.6)28.

À ce dossier de bronzes de Bourges, s’ajoute une belle série de céramiques grecques recueillies dans l’habitat29. La plus ancienne est une coupe à palmettes, vers 530-520, bien attestée sur le Haut-Adriatique et dans la plaine du Pô, mais aussi dans le cercle colonial de Marseille et le golfe du Lion. La fin du VIe s. est représentée par l’anse conservée à Londres et par la plus ancienne des trois oenochoés à long bec, celle de la Route de Dun. La première moitié du Ve s. est la période la plus riche pour les importations méditerranéennes de Bourges : elle réunit le plus grand nombre de vases attiques, ceux de la plus haute qualité, les amphores grecques de transport et la plupart des vases étrusco-italiques de bronze30.

Bronzes et autres importations étrusques entre Méditerranée et hinterland

Les importations par voie maritime sont reconnues dans le Midi de la France au cours du VIIe s. et s’intensifient à partir du dernier quart. Les plus anciennes découvertes sont controversées, comme c’est le cas pour les deux coupes italo-corinthiennes ou proto-corinthiennes d’Agde qui pourraient bien être étrusques. Quant au fragment de coupe en bucchero fin et pointes rayonnantes, dit de Marseille, il s’agit sans aucun doute d’un objet du milieu du VIIe s., dont nous avons prouvé qu’il ne s’agit nullement d’une trouvaille locale, mais d’un dépôt pour comparaison des collections du Musée du Louvre, où se trouve la partie restante du même vase31. Dans l’état de nos connaissances, les premières céramiques étrusques attestées à Marseille et à Saint-Blaise remontent à l’extrême fin du VIIe s. et sont sensiblement contemporaines des premières céramiques grecques. Les travaux récents à Marseille prouvent indiscutablement la présence d’Étrusques dans le comptoir grec pendant une partie du VIe s. En effet, on reconnaît vases et ustensiles de cuisine d’impasto étrusque (ollae, fornelli, focolare ceretano a cilindretto) dont certains provenant clairement de Caeré, l’actuelle Cerveteri32. Dans ce même contexte de la première Marseille grecque, que certains placent “à l’ombre des Étrusques”33, il convient de signaler des graffites étrusques, dont la dédicace sur amphore massaliète du Collège Vieux-Port (pl. II.1), provenant d’un bâtiment particulier, identifié comme une salle de banquets à caractère cérémoniel et diplomatique34. Cette inscription en grands caractères a été indubitablement tracée sur place par un Étrusque35. Plusieurs questions, et pas des moindres, restent en suspens, telles que l’identification comme étrusques ou grecques des épaves du Midi chargées d’amphores étrusques, ou encore l’apparente absence dans ces régions lointaines de ports contrôlés par les Étrusques et de fondations maritimes36. Si la présence de navigateurs et de résidents étrusques à Marseille, à Saint-Blaise et plus tard à Lattes semble acquise, il n’en demeure pas moins que Marseille apparaît toujours comme une fondation phocéenne et Saint-Blaise comme une capitale portuaire indigène37. Dernièrement, nous avons proposé pour les plus lointaines entreprises étrusques en Méditerranée occidentale l’hypothèse d’une pratique commerciale différente de celle des Grecs et des Phéniciens, celle du fondouk ou escale négociée dans un port étranger38.

Les recherches en cours dans le Midi, notamment sur les deux sites majeurs des Bouches-du-Rhône, Marseille et Saint-Blaise, suggèrent des transformations radicales dans les rapports entre populations locales, Étrusques et Grecs, d’abord à la fin du VIIe s. et ensuite peu après le milieu du VIe s. En effet, le formidable développement des échanges entre le domaine rhodanien et l’Étrurie durant les trois premiers quarts du VIe s. est suivi d’un déclin progressif, lors même que s’intensifie la diffusion des produits coloniaux grecs39. Les échanges étrusques, tout en survivant en Provence jusqu’au IVe s., se concentrent alors sur le Languedoc et le site de Lattes40.

Le Midi a livré peu de tombes aristocratiques qui permettent l’étude d’un mobilier métallique d’importation, du genre du tumulus du Pertuis et son oenochoé étrusque en bronze de type rhodien ou encore une coupe étrusco-corinthienne. Les nécropoles du Premier âge du Fer sont dans leur ensemble moins bien connues dans ces régions méridionales que les habitats. La situation est inverse dans l’intérieur celtique, où longtemps ce sont les tombes qui ont fourni la plus abondante documentation. C’est l’une des raisons pour lesquelles les bronzes étrusco-italiques restent si minoritaires dans le Midi, pourtant riche d’importations étrusques. Les séries les plus nombreuses de bronzes étrusques du Midi sont les bassins martelés, qui, dans des contextes du VIe s., traduisent une production très standardisée. Pour le Ve s., on remarque les deux oenochoés des tombes du Cayla de Mailhac, l’une de type Schnabelkanne, l’autre de type Plumpekanne, et les découvertes récentes de Béziers. Les bronzes de cet habitat comportent un fragment de ciste à cordons, une figurine de volatile et une manche de passoire ou simpulum. Une tombe près de Béziers, à Servin, a livré un fragment de passoire associé à un canthare attique de type Saint-Valentin qui garantit la datation au milieu du Ve s.41.

L’une des questions soulevées par les bronzes étrusco-italiques dans le Midi est celle de leur pénétration vers l’intérieur de la Gaule, à partir de l’ouverture de comptoirs permanents vers 600. La possibilité reste ouverte qu’une partie des importations métalliques de l’hinterland celtique ait rejoint les sites princiers simultanément par les voies des Alpes et par les ports du Midi. Des découvertes sous-marines récentes confirment, sinon l’introduction, du moins le transit par le Midi de bronzes étrusques aux caractéristiques exceptionnelles : il s’agit du trépied en bronze de Vulci, d’un type également représenté dans l’hinterland celtique, du bassin insolite de grandes dimensions et du casque trouvés en mer, entre Agde et Sète42.

Formes des vases et décors : adaptations et imitations en milieu celtique

À Marseille, nous avons identifié de nouveaux éléments pour le dossier des influences étrusques sur les formes des vases et sur le répertoire iconographique du monde celtique. Un fragment du chantier de la Bourse permet de reconnaître le premier exemple d’oenochoé en bucchero décoré trouvé hors de la péninsule Italique. Ce masque de félin estampé fait partie de la paire qui encadrait le sommet de l’anse (pl. III.1). Le relief plat et le dessin schématique sont très caractéristiques des oenochoés robustes de Caeré au VIe s. Nous avons rapproché cette importation d’une version locale en céramique grise archaïque au rendu primitif, provenant de l’oppidum proche de Saint-Marcel (pl. III.2). Cette double découverte apporte de nouveaux éléments au sujet des imitations des vases en bucchero dans le Midi et au dossier des influences étrusques sur le premier art celtique, caractérisé par les Maskenfibeln43. Malgré tout l’intérêt de tels exemples, il semble acquis que l’impact étrusque sur les céramiques grises ou noires du Midi reste très limité44. Les coupes à anses horizontales en céramique gris-noir, comme celles de Nîmes ou de La Gessera près de Tarragone, que nous considérons comme des productions du Midi, reprennent la forme des coupes ioniennes, attestées aussi en bucchero comme à Saint-Blaise, mais dont l’influence sur la céramique grise archaïque a pu s’exercer autant par les vases en bucchero que par les très nombreuses coupes de production grecque coloniale45.

Les canthares au profil droit caréné et anses surélevées sont les vases étrusques les plus caractéristiques et les plus répandus dans le périmètre méditerranéen. Cependant, l’influence de cette forme hors d’Italie sur des productions locales n’est clairement avérée, sauf exceptions, que dans le Midi et cela dans des proportions limitées. On peut certes confirmer la présence sporadique de canthares en céramique grise du Midi, de Marseille à la Bourgogne46. Cependant, on remarque qu’aucun de ces exemples locaux en céramique grise ne présente les décors les plus fréquents parmi les canthares en bucchero : on ne trouve ni les incisions parallèles sous le bord, ni les encoches sur la carène dont les variantes sont en cours d’analyse47. Par contre, certains canthares en céramique grise sont décorés sur les plats des anses, alors que les canthares étrusques d’exportation ne présentent aucun décor à cet endroit (pl. III.3). Le principal fait à retenir est que le canthare étrusque, en bucchero ou en céramique grise du Midi, est exceptionnellement parvenu à l’intérieur de la Gaule : dans le couloir d’Aquitaine, jusqu’aux environs de Toulouse, et sur l’axe du Rhône jusqu’au Camp de Chassey en Bourgogne48.

Les plus grands doutes entourent l’identification de bucchero lors des premières fouilles du Mont Lassois, de même que le lot de dix fragments de véritable bucchero, conservés au musée de Châtillon-sur-Seine, qui forment un échantillonnage mis en dépôt par le Musée du Louvre pour comparaison. Le calice en bucchero presque complet, signalé parmi les collections du site de Saxon-Sion dans les Vosges, pourrait être local ou issu d’une collection moderne49. À Bourges, deux fragments de céramique noire relevés dans les niveaux du Hallstatt final avaient été d’abord identifiés comme du bucchero, mais, après examen, l’un s’avère d’une céramique grise à surface noirâtre et l’autre d’une céramique gris-noir à surface lustrée (pl. III.6). Ces deux fragments de céramique fine tournée diffèrent des céramiques locales et se rapprochent des productions du Midi, et ils auraient pu être introduits à Bourges au Ve s. avec les amphores micacées de Marseille et, vraisemblablement, les céramiques attiques.

On a proposé encore de reconnaître l’influence de certains détails caractéristiques du bucchero, comme le profil caréné des canthares et des calices, sur des coupes sans anses de La Heuneburg et de Champagne : “des types de vases dont la forme a été introduite […] à la fin du VIe s. ou au début du Ve s. […] les copies […] de ces vases importés sont toutes dépourvues d’anses”50. Quant à la coupe de la tombe 58 de Chouilly-les-Jogasses, dans la Marne, elle est identifiée comme locale “mais de forme directement inspirée des canthares étrusques en bucchero”51. L’hypothèse de ces influences pourrait se trouver renforcée de la présence du calice en bucchero de Saxon-Sion, si toutefois le caractère local de cette découverte était renforcé d’arguments supplémentaires.

 Attache d’anse ornée d’un masque de lion, oenochoé étrusque en bucchero, fouille de La Bourse, Marseille (Gran-Aymerich 1998, fig. 2.a-c).
Pl. III.1. Attache d’anse ornée d’un masque de lion,
oenochoé étrusque en bucchero,
fouille de La Bourse, Marseille
(Gran-Aymerich 1998, fig. 2.a-c).
 Attache d’anse ornée d’un masque de lion, oenochoé étrusque en bucchero, fouille de La Bourse, Marseille (Gran-Aymerich 1998, fig. 2.a-c).
Pl. III.1.bis. Attache d’anse ornée d’un masque de lion, oenochoé étrusque en bucchero,
fouille de La Bourse, Marseille
(Gran-Aymerich 1998, fig. 2.a-c).
 Attache d’anse ornée d’un masque schématique, oenochoé en céramique grise archaïque de Provence, oppidum de Saint-Marcel, Marseille (Gran-Aymerich 1998, fig. 2.d).
Pl. III.2. Attache d’anse ornée d’un masque schématique,
oenochoé en céramique grise archaïque de Provence,
oppidum de Saint-Marcel, Marseille
(Gran-Aymerich 1998, fig. 2.d).
 Soyons (a) et Bourg-Saint-Andéol (Ardèche) (b), canthare en bucchero, et Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) (c), imitation en céramique grise (Perrin & Bellon 1992, fig. 1, Gran-Aymerich 2002, fig. 7).
Pl. III.3. Soyons (a) et Bourg-Saint-Andéol (Ardèche)
(b), canthare en bucchero, et Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme)
(c), imitation en céramique grise
(Perrin & Bellon 1992, fig. 1, Gran-Aymerich 2002, fig. 7).
 Chassey (Bourgogne), vase en céramique grise archaïque qui reproduit un canthare étrusque, VIe siècle (Gran-Aymerich 2002, fig. 7).
Pl. III.4. Chassey (Bourgogne), vase en céramique grise archaïque qui reproduit un canthare étrusque, VIe siècle
(Gran-Aymerich 2002, fig. 7).
Mont Lassois (Bourgogne), fouille du grand bâtiment
Pl. III.5. Mont Lassois (Bourgogne), fouille du grand bâtiment à porche et abside, vases en céramique grise tournée qui reprennent les oenochoés étrusques, VIe siècle (Bardel 2009, fig. p. 34).
 Bourges, céramique grise tournée, fouilles du chantier Littré.
Pl. III.6. Bourges, céramique grise tournée, fouilles du chantier Littré.

En guise de conclusion

Le monde celtique touché par la diffusion d’objets étrusques couvre un territoire immense, plus de vingt fois supérieur à l’Etrurie propre. Si, dans une première période, aux VIIIe et VIIe s., les contacts sont restés ponctuels et essentiellement terrestres, la situation géostratégique s’est radicalement transformée aux VIe et Ve s. Le zénith des exportations étrusques répond sans doute à de multiples facteurs, dont les manifestations les plus éclatantes sont les implantations étrusques en Étrurie Padane, l’essor des entreprises maritimes, l’apparition de cités portuaires en Méditerranée nord-occidentale. Il ne semble pas que, en dehors de la côte Tyrrhénienne, il y ait eu des fondations étrusques. Les sites portuaires où l’on constate une fréquentation étrusque resteraient sous le contrôle des autochtones, comme Saint-Blaise et vraisemblablement Lattes, ou bien sont des fondations coloniales grecques, comme Marseille, Agde et Ampurias. L’essor des entreprises commerciales étrusques en direction du grand nord et nord-ouest est aussi lié à l’apogée des résidences princières dans l’hinterland. Les vases étrusques et grecs au nord et à l’ouest des Alpes sont l’indice manifeste des premiers échanges à grande échelle entre l’Europe occidentale et la Méditerranée, qui préludent aux entreprises commerciales d’époque hellénistique et romaine.

Dès ces périodes protohistoriques, on constate le développement parallèle de deux axes de transferts et d’échanges : l’un par les circuits terrestres de la plaine du Pô et le cercle des Alpes, l’autre par des lignes maritimes atteignant le littoral du Midi de la Gaule. C’est par ces deux axes et suivant des modalités différentes que progressent les entreprises expansionnistes étrusques au VIe s. Les entreprises maritimes étrusques lointaines semblent s’appuyer sur un accès négocié aux ports existants, selon l’hypothèse du fondouk archaïque52. En cela, les Étrusques de la mer s’éloignent du modèle phénicien, bâti sur un chapelet de comptoirs propres, et du modèle grec des fondations de peuplement. C’est cette absence d’emprises coloniales en Méditerranée nord-occidentale qui expliquerait l’absence d’une étrusquisation du Midi comparable à celle observée, par exemple, au nord de l’Italie53.

Après les questionnements sur l’acculturation, l’hellénisation et l’absence d’étrusquisation du Midi de la Gaule54, on s’efforce aujourd’hui de mesurer le rôle dynamique des deux mondes, continental et méditerranéen, sans sous-estimer l’un ou l’autre des partenaires. On tend à réévaluer les plus anciens contacts entre Étrusques et Celtes, entre les populations protohistoriques méditerranéennes et continentales, en analysant les traces de liens entre les cités qui se constituent en Méditerranée occidentale au VIIIe s. et les embryons proto-urbains des sites princiers du VIe s., qui connaissent une crise profonde au Ve 55. Les recherches sur des hauts lieux de la Celtique occidentale (Heuneburg, Mont Lassois-Vix, Bourges), sur les principaux habitats portuaires du littoral provençal (Marseille, Saint-Blaise) ou les sites qui les relient par le couloir rhodanien (Arles, Lyon, Chassey, Bragny), nous permettent de mieux cerner la périodisation des premiers échanges intenses entre la Méditerranée et l’Europe continentale.

En définitive, les cités étrusques et les voies d’échange qu’elles contribuent à ouvrir et développer, tant par le cercle des Alpes que par l’axe du Rhône, ou le couloir d’Aquitaine, jouent un rôle essentiel dans les premières relations historiques entre les civilisations méditerranéennes et l’Europe continentale. Christian Goudineau posait l’alternative, “monde clos, monde ouvert ?” à propos du rôle des influences grecques et étrusques dans le Midi de la Gaule56. Certes, la situation en cette époque charnière des VIe et Ve s. n’est pas la même, d’une part pour les régions du Midi, en contact direct avec colonies et échanges maritimes intenses, et d’autre part pour le monde continental, où les rapports sont assurés par de longs échanges terrestres. La question des voies empruntées, par le Midi et le couloir Rhône-Saône, ou par les voies de l’arc alpin, ou encore simultanément par ces deux grands itinéraires pendant les périodes d’échanges les plus intenses, ne fait que relancer les problèmes de fond : quelle est la nature des échanges, distribution aléatoire ou concentration dans les cours de petits royaumes, et quel est le degré de perméabilité culturelle des régions continentales ?

Il faut certainement se garder de surévaluer le rôle des exportations méditerranéennes en général, des objets étrusco-italiques en particulier, dans l’évolution de la société celtique. L’influence de ces exportations, pour la plupart objets ou produits de luxe, n’a atteint qu’une partie des élites. Les motifs figuratifs du premier art celtique d’influence méditerranéenne restent nettement minoritaires face aux compositions géométriques ou d’inspiration végétale. Cependant, si les motifs figurés sont relativement rares sur le continent du VIIIe au Ve s., leur répartition est toutefois loin d’être aléatoire et touche en les transformant les couches aristocratiques qui exercent le pouvoir sur l’ensemble de la société57. Le succès, tout relatif, des motifs introduits par les vases étrusques dans le monde celtique est dû pour une part au prestige attaché à la vaisselle métallique de haut prix, mais aussi à la simplification stylisée, expressive et géométrisée des schémas étrusques : les images mêlant figures et motifs végétaux simples sont plus directement assimilables en Celtique que les complexes scènes narratives des vases attiques. La symétrie et les dédoublements des motifs les plus répandus sur les vases métalliques étrusques semblent correspondre aux tendances du premier art celtique, marqué par les compositions schématiques proches de l’abstraction. Les palmettes multiples ont largement inspiré l’iconographie nord-alpine, avec leurs jeux d’opposition, de courbes et contrecourbes58. Parmi les motifs figurés, les masques de silène, de félin et d’oiseau à forte symétrie frontale et aux yeux démesurément agrandis, ont donné lieu à de multiples adaptations et variantes en milieu celtique59. L’oenochoé de Saint-Marcel (pl. III.2) est un cas précoce de transformation en Gaule d’un décor figuré étrusque, présent sur une oenochoé en bucchero de Marseille (pl. III.1). Surtout, le rendu stylistique de la pièce de Saint-Marcel présente les caractéristiques propres au premier art celtique : traitement schématique et énigmatique de l’image, accentuation des volumes et alternance d’éléments globulaires (les yeux) et allongés (le nez). On observe ici “ce type de petite retouche qui détourne l’image pour l’intégrer dans un système iconographique proprement celtique [qui] restera un des procédés d’assimilation les plus caractéristiques et les plus courants chez les Celtes”60. L’exemple de Saint-Marcel nous montre les principaux traits des masques attestés dans le monde celtique au Ve s.61, dont A. Furtwängler qualifiait le style de barbarisierenden Dekorationstil, et pour lesquels il cherchait déjà les modèles intermédiaires à l’influence étrusque dans l’arrière-pays de Marseille62.

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Notes

* Ma première rencontre avec Olivier Buchsenschutz remonte à la fin des années 1960, à l’Institut d’Art et d’Archéologie rue Michelet, lors d’une présentation critique du Villanovans and early Etruscans de Hugh Hencken. Depuis, nous n’avons cessé de nous retrouver de temps à autre dans les chantiers et le terrain mouvant de la protohistoire européenne. J’ai plaisir à me joindre aux nombreux amis qui lui témoignent ici leurs respect et affection.

  1. Kimmig 1983.
  2. Gran-Aymerich 2006c ; 2008b ; 2009.
  3. Kimmig 1983 ; Bouloumié 1985 ; Aigner-Foresti 1989.
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  5. Adam & Verger 2009.
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  8. Camporeale 1988.
  9. Adam 1992 ; Adam et al. 1992.
  10. Hase 1992.
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  12. Milcent 2006a ; 2006b.
  13. Gran-Aymerich 2000 ; Rolley 2003 ; Chaume 2004 ; Verger 2003 ; Tarditi 2007.
  14. Bouloumié 1985 ; Adam et al. 1992 ; Adam 2003.
  15. Gran-Aymerich 2006d.
  16. Haffner 1985 ; 1993 ; Abels 1992 ; Mötsch 2008 ; Balzer 2009 ; Bardel 2009 ; Bardel & Kaspryk 2011.
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  18. Bardel 2009 ; Balzer 2009 ; Mötsch 2008.
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  20. Delabesse & Milliard dir.1988, 5.
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  23. Gran-Aymerich 1990, 1992 et passim.
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  25. Gran-Aymerich 1996, p. 8, photo des trois oenochoés réunies.
  26. Shefton 1995. Voir dans ce même volume la contribution de A.-M. Adam.
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  31. Gran-Aymerich 1998, fig. 3a-b.
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  34. Gantès 2006.
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Chapitre de livre
EAN html : 9782356134929
ISBN html : 978-2-35613-492-9
ISBN pdf : 978-2-35613-493-6
Volume : 1
ISSN : 2827-1912
Posté le 08/05/2024
Publié initialement le 01/02/2013
17 p.
Code CLIL : 3385 ; 4117
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Licence ouverte Etalab

Comment citer

Gran-Aymerich, Jean, “Entre Méditerranée et Atlantique : les bronzes étrusques dans les relations commerciales”, in : Krausz, Sophie, Colin, Anne, Gruel, Katherine, Ralston, Ian, Dechezleprêtre, Thierry, dir., L’âge du Fer en Europe. Mélanges offerts à Olivier Buchsenschutz, Pessac, Ausonius éditions, collection B@sic 1, 2024, 445-461, [en ligne] https://una-editions.fr/les-bronzes-etrusques-dans-relations-commerciales [consulté le 08/05/2024].
doi.org/10.46608/basic1.9782356134929.38
Illustration de couverture • D'après la couverture originale de l'ouvrage édité dans la collection Mémoires aux éditions Ausonius (murus gallicus, Bibracte ; mise en lumière SVG).
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