Artémise dirige la cité d’Halicarnasse (cité d’Hérodote) au moment des guerres médiques et participe à la bataille de Salamine (480 av. J.-C.) du côté perse, bien qu’étant grecque. Hérodote admire son courage et son intelligence. Elle est veuve et a un fils. Elle est conseillère du Grand Roi, Xerxès, et elle dirige une petite flotte de guerre à Salamine.
Selon Hérodote, elle réalise un coup d’éclat pour échapper à ses poursuivants athéniens en coulant un vaisseau de l’armée du roi : les Athéniens abandonnent la poursuite pensant que le navire qu’ils poursuivent est en fait de leur côté (ils se trompent) et le Grand Roi qui regarde la scène de loin félicite Artémise croyant qu’elle a coulé un vaisseau de l’alliance athénienne (Hérodote VII, 99, 1, 1-15 ; VIII, 68-69 ; VIII, 93).
Artémise chez Hérodote
Des autres officiers je ne fais pas mention, ne m’y sentant pas obligé, mais je fais une exception pour Artémise, que j’admire fort d’avoir pris part à l’expédition contre la Grèce, bien qu’étant une femme ; elle qui, alors qu’après la mort de son mari, elle exerçait elle-même la tyrannie et qu’elle avait un enfant encore jeune, obéissant à son courage et à sa virile audace, faisait campagne sans en être aucunement obligée. Elle avait nom Artémise, était fille de Lygdamis, de famille halicarnassienne par son père, crétoise par sa mère. Elle régnait sur Halicarnasse, Cos, Nysiros, Calymnos, et fournissait cinq vaisseaux. De toute la flotte, ses navires étaient, après ceux des Sidoniens, les plus réputés ; et, de tous ceux qui prirent part à l’expédition, c’est elle qui donna au Roi les meilleurs avis. La population des cités sur lesquelles elle régnait, que j’ai nommées, était, je le déclare, toute dorienne : celle d’Halicarnasse, originaire de Trézène, celle des autres cités, d’Épidaure.
Hérodote, VII, 99, 2, 7.
✦ Sur les traces d’Artémise
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Prolonger l’histoire
Violaine Sebillotte Cuchet,
Artémise, une femme capitaine de vaisseaux dans l’Antiquité grecque,
Paris, Fayard, 2022.