UN@ est une plateforme d'édition de livres numériques pour les presses universitaires de Nouvelle-Aquitaine
Auteur : Violaine Sebillotte Cuchet
Eurykléia est un personnage homérique qui prend part à L’Odyssée. Elle est esclave, mais pas n’importe laquelle : c’est la nourrice d’Ulysse. Personne ne connaît mieux qu’elle l’enfant, puis l’homme qu’elle a vu grandir.
Nous connaissons ce personnage par son très beau monument funéraire, réalisé vers 540 av. J.-C. La qualité d’exécution et le coût de l’œuvre laissent penser que la jeune Phrasikléia appartenait à l’aristocratie athénienne.
Une inscription composée de huit documents différents relate les étapes des poursuites juridiques engagées par Nikaréta, dans la seconde moitié du IIIe siècle av. J.-C., pour le remboursement d’un prêt qu’elle a accordé à la cité d’Orchomène en Béotie.
Lysimachè a vécu entre la fin du Ve siècle et le début du IVe siècle av. J.-C. Elle est connue par une inscription fragmentaire sur la base de la statue de bronze qui lui a été offerte sur l’Acropole d’Athènes pour célébrer sa vie et sa fonction
Phanostratè est une femme d’Athènes médecin décédée vers 400-350 av. J.-C. On ne la connaît qu’en raison de la conservation de sa stèle funéraire ornée d’un bas-relief (IG II/III² 6873), trouvée dans la région d’Athènes.
Cette femme est connue par une inscription de Ténos (île des Cyclades) de la fin du IVe siècle ou du IIIe siècle avant J.-C. Elle est citée dans un contrat d’achat de terres inscrit sur pierre.
Rhodopis est une femme du VIe siècle av. J.-C. qui a circulé de Thrace à l’Égypte (Naucratis) en passant peut-être par Samos ou Lesbos.
Théodôra est une propriétaire d’esclaves qui agit avec toutes les prérogatives attendues d’un maître d’esclave. Elle est une femme libre, car sa filiation est indiquée
Andromaque porte un nom qui signifie le « combat viril » (ou celle qui combat les hommes), c’est un nom d’Amazone, mais aussi celui de la princesse troyenne épouse d’Hector qui, après la défaite de Troie, devient la compagne de lit de Néoptolème, le fils d’Achille.
Artémise dirige la cité d’Halicarnasse (cité d’Hérodote) au moment des guerres médiques et participe à la bataille de Salamine (480 av. J.-C.) du côté perse, bien qu’étant grecque.
Une grande liberté semble avoir été accordée à Athénaïs et son fils qui ont été libérés par leur maître, le fils du maître ayant donné son accord. Athénaïs, ancienne esclave, est désignée comme technite (technitis), ce qui signifie qu’elle avait des compétences artisanales, le terme pouvant être traduit par « ouvrière » (ou ouvrière spécialisée).