Cette publication et les contributions de ce volume constituent le premier résultat d’une réflexion collective qui associe histoire sociale et géographie historique, afin d’atteindre une histoire territoriale des sociétés grecques de l’Antiquité. Notre démarche, explicitée plus bas, est fondée sur un nouvel examen des sources disponibles (archéologiques, issues de la tradition manuscrite, épigraphiques, etc.), dans le but de retrouver les différentes territorialités exprimées par les communautés grecques.
De la chôra aux réseaux : évolution historiographique du territoire grec
L’étude des territoires grecs s’est considérablement renouvelée ces dernières décennies. La cité antique dans son ensemble a fait l’objet d’un grand intérêt, en particulier depuis la Cité antique de N. Fustel de Coulanges1, qui constitue sans doute une des premières études comprenant non seulement les institutions de la cité, mais aussi la question de la propriété de la terre. Mais c’est seulement à partir de la seconde moitié du XXe siècle que le domaine rural d’une cité grecque, souvent désigné par le terme grec “chôra”, a réellement attiré l’attention des chercheurs, en particulier dans les domaines coloniaux, premièrement en mer Noire, comme à Chersonèse dès les années 1940, deuxièmement en Occident, à Géla dans les années 1950, ensuite à Métaponte à partir de 19642. Ce n’est que dans un second temps, à partir des années 1980, que l’espace rural des cités grecques égéennes a fait l’objet des premières recherches. En mettant la focale sur la chôra, l’étude des territoires grecs restait cependant l’étude des espaces civiques, définis et gérés par les cités.
Le “tournant spatial” (Spatial Turn) initié par l’ensemble des sciences sociales à partir des années 1980, a permis de dynamiser l’espace, considéré désormais dans son contexte historique. Il “a mis en évidence des phénomènes, des dynamiques, des répartitions échappant à d’autres types d’appréhension”3. Dès lors, les territoires ne sont plus uniquement politiques, mais deviennent des espaces de pratiques sociales, construits et représentés. Pionnier de cette tendance dans les études grecques, F. de Polignac a proposé un modèle de la naissance de la cité grecque par l’étude des pratiques sociales de ses habitants, notamment par les différentes expressions de la religion (notamment des processions), en lien avec des sanctuaires extra-urbains structurant le territoire civique4. Les historiens et historiennes ont dès lors commencé à mettre en avant une multitude de territorialités antiques : une même personne peut accaparer, revendiquer ou se représenter différents territoires, de son oikos au bassin méditerranéen, en passant par son quartier, son dème, sa cité, sa région, sa confédération ou encore par l’Hellas5. En conséquence, les prospections archéologiques, qui ciblaient les territoires politiques des cités grecques6, ont élargi le champ d’expertise, en s’intéressant davantage à des régions qu’à des cités, pour s’affranchir des limites politiques et comprendre les interactions entre les populations7. Elles ont permis de mettre en avant cette multiterritorialité des acteurs et des actrices, en découvrant des espaces qui pouvaient être appropriés par différentes catégories d’habitants ou encore des territoires sans véritable souveraineté étatique8.
Dans le domaine des sciences historiques, trois grandes approches épistémologiques sont directement nées de ces nouvelles interrogations et ont toutes enrichi notre manière d’appréhender les territoires9.
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L’étude des mobilités10. En s’interrogeant sur la manière dont les mobilités humaines impactent des phénomènes plus généraux, comme les procédures administratives11, les échanges culturels12, les catégories socio-politiques13, les pratiques artisanales14 ou encore précisément les territoires, les chercheurs et chercheuses ont mis à mal les frontières politiques statiques de ces derniers15.
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L’étude des transferts culturels. Initiée en France par les historiens modernistes M. Espagne et M. Werner16 et reprise ensuite pour les sciences de l’Antiquité17, cette approche invite à rechercher les multiples transformations sémantiques et linguistiques, voire les métamorphoses, que recouvrent un même objet au cours de ses déplacements entre différents espaces. Ces derniers en sont eux-mêmes transformés par l’impact que peuvent avoir sur eux ces objets resémantisés18.
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L’étude des réseaux19. Considérés comme les supports des mobilités et des transferts culturels précédemment évoqués, les réseaux, ces “relations pérennes ou que l’on peut suivre à moyen et long terme”20, ont suscité l’intérêt de la recherche depuis les années 2000. L’étude des réseaux a permis la remise en question de processus qui semblaient parfois imperméables et figés, comme la colonisation archaïque (I. Malkin21), ou encore les rapports entre Grecs et d’autres populations, redéfinis par K. Vlassopoulos sous l’angle des interactions, migrations et déplacements des différents acteurs et actrices de ces communautés (des commerçants aux mercenaires en passant par les artisans)22. Un marqueur dans ce tournant épistémologique fut l’ouvrage de P. Horden et N. Purcell, The Corrupting Sea, publié en 200023 : il propose une histoire de la Méditerranée mêlant des caractéristiques locales, qui dessinent autant de microrégions, et une connectivité les reliant les unes aux autres dans le grand espace méditerranéen. Dès lors, les réseaux ne sont plus considérés comme antagonistes avec les territoires, puisqu’ils les informent, les modèlent, les régulent. Cette relation entre un espace originellement jugé stable qu’est le territoire et des réseaux plus globaux, qui le relient au reste du monde grec, est aujourd’hui analysée sous l’angle du concept de glocalisation, c’est-à-dire un phénomène qui mêle étroitement des caractéristiques locales propres à chaque cité ou région à l’inscription de ces espaces dans des évolutions plus globales : la diffusion d’une langue commune à partir du IVe s. a.C., la koiné, au sein de territoires doriens, crée ainsi des aires linguistiques variées, selon l’accueil local qui est fait à cette koiné24. L’ouvrage de H. Beck, Localism and the Ancient Greek City-State, publié en 202025, amplifie encore cette relation, en démontrant que, comme dans le monde actuel, le phénomène de globalisation que connaissent les cités grecques à l’époque hellénistique entraîne paradoxalement un renfermement de ces populations sur elles-mêmes, avec une intensification du localisme.
Si ces recherches ont parfois été comprises comme mettant à mal à la notion même de territoire, parce que les réseaux le transcenderaient, C. Müller rappelle que ces derniers permettent avant tout de dépasser le modèle centre et périphérie en insistant sur les interactions entre différentes échelles, de l’histoire locale à l’histoire globale, et d’articuler la revendication de territoires et l’inscription dans des perspectives plus larges. Pour la mer Noire, elle insiste sur l’inscription des cités dans le reste du monde pontique, mais aussi dans les mondes thrace et méditerranéen, tout en démontrant que chacune de ces cités maintient ses trajectoires territoriales propres26. Le territoire ne meurt pas avec les réseaux, il s’en enrichit et évolue avec eux.
Les territoires par le prisme de l’agentivité : les objectifs du programme TeMAES
L’historiographie récente invite donc à dépasser l’image monolithique du territoire grec. Ce dernier est sans cesse remodelé, redessiné, en fonction des acteurs et des actrices qui l’occupent ou se le représentent. En ce sens, il y a autant de territoires qu’il y a de personnes capables de s’approprier un espace, de le faire sien. À la complexité des territoires s’ajoutent leur pluralité, que les géographes furent les premiers à souligner dès les années 1980. En reprenant également l’approche des réseaux et en insistant sur les multi-appartenances des espaces27, ils et elles ont démontré comment chaque territoire était socialement construit par des acteurs et actrices spécifiques et comment diverses territorialités pouvaient s’affronter sur un même espace28. Cette impulsion a été reprise dans le reste des sciences sociales. Pour le monde grec antique, les scientifiques ont alors exploré des territoires jusque-là peu étudiés, fournissant autant d’études à échelle très variée. À petite échelle, L. C. Nevett a par exemple étudié l’espace domestique, P.-A. Broder et J. du Bouchet ont abordé le territoire que peut constituer une rue29. De l’autre côté du spectre, on s’est intéressé à des territoires beaucoup plus vastes, par exemple des régions économiques comme celles qui se formaient par les circulations des artisans30.
Depuis le Spatial Turn, les sociologues distinguent également, d’une part, les territoires classiques, c’est-à-dire délimités et souvent institutionnalisés, d’autre part, les territoires plus difficiles à distinguer car moins formalisés, à savoir ceux qui relèvent d’une inscription dans l’espace des relations que les communautés ou les individus entretiennent : des espaces socialement appropriés, devenus ainsi des territoires31. Finalement, les approches géographiques et sociologiques invitent toutes deux à aborder les territoires historiques par leur dimension plurielle en fonction des personnes et groupes sociaux qui les créent, les dessinent et n’ont de cesse de les redessiner.
Aux espaces ainsi revendiqués, qui deviennent des constructions sociales effectives, politiquement ou culturellement définies par les communautés ou les individus, sont associés des paysages, définis comme des “étendue(s) d’un territoire que l’œil peut embrasser”32. À partir de cette définition et en soulignant sa subjectivité intrinsèque, le milieu naturel n’est plus une donnée “objective”, mais fait l’objet d’une certaine perception de la part des anciens Grecs, telle qu’en témoignent les sources écrites ou iconographiques33. De notre point de vue, le paysage ne doit pas être compris comme une toile de fond statique, mais comme une partie intégrante des processus historiques dont il est à la fois le témoin et le moteur, en particulier en ce qui concerne les activités productives et les formes de vie associées34.
Les territoires, par leur complexité et leur pluralité, par les paysages qu’ils comportent, impliquent une multiplicité d’approches historiques (géographie historique, histoire économique, histoire culturelle, histoire sociale, géoarchéologie, histoire des représentations etc.). Le prisme de l’agentivité, c’est-à-dire “la capacité à faire quelque chose avec ce qu’on fait de moi”35 et plus précisément “la capacité à pouvoir déjouer et renverser les rapports de pouvoirs qui s’exercent sur moi, sans m’extraire de ces rapports”36, a pour l’instant été inexploré, alors qu’elle permet d’atteindre les territoires par des acteurs et actrices différents de ceux et celles habituellement étudiés (comme l’entité souvent essentialisée de la polis).
Ce sont l’ensemble de ces aspects que le programme TeMAES entend aborder, en prenant en compte l’agentivité de ces groupes ou personnes dans la fabrique des territoires dans les mondes grecs, ce qui n’a pas encore été étudié de manière globale en histoire et archéologie anciennes.
Le programme TeMAES – Territoires multiples : agentivité et environnements socio-économiques, codirigé par Stefania De Vido (Université Ca’ Foscari, Venise), Arianna Esposito (Université Bourgogne Europe, ARTEHIS), Airton Pollini (Université de Tours, CeTHiS) et Clémence Weber-Pallez (Université Toulouse Jean Jaurès, PLH-ARTEMIS), a émergé à la suite d’un colloque international tenu à Mulhouse les 7 et 8 novembre 2019, organisé par A. Esposito et A. Pollini : Cités de frontière, villes des marges. Regards croisés et perspectives de recherche sur les formes urbaines (de l’époque archaïque à l’Antiquité tardive)37. Notre démarche a été dès le début celle d’une approche inter- et intra-disciplinaire, réunissant historiens et historiennes, philologues et archéologues, dans un spectre chronologique et géographique très large. En dépassant l’approche traditionnelle, notre objectif est d’analyser les territoires comme le résultat d’un système dynamique de communautés connectées, grâce à une approche interdisciplinaire et multiscalaire38. Nous avons pour objectif de nous interroger sur la pluralité des territorialités et, en conséquence, des formes territoriales du monde grec, de leurs représentations à leur matérialisation concrète dans le paysage.
Ce programme considère les développements territoriaux et la mise en place d’interfaces entre les différents individus ou groupes sociaux, à travers l’approche de l’agentivité (agency), pour cerner l’influence que les échanges sociaux exercent sur les environnements partagés. Comment les Anciens construisent-ils, structurent-ils ou déconstruisent-ils leur espace ?
L’approche par les acteurs et actrices sociaux nous permet d’aborder les territoires non plus comme des entités fixes, définies par la collectivité politique que serait la cité, mais comme des espaces de représentation mouvants, évolutifs et pluriels, propres aux diverses catégories d’individus ou de groupes d’individus. Par ailleurs, si la principale critique faite aux prospections appliquées à l’Antiquité était un certain déterminisme du milieu naturel, l’analyse à partir des acteurs et actrices essaie d’appréhender les territoires sans a priori géographique. Les nouvelles technologies permettent aujourd’hui une meilleure vision de l’ensemble des données de terrain, du relief naturel et des possibles structures enfouies. L’accroissement vertigineux d’informations mène souvent à des approches statistiques poussées (spatial statistics), mais qui peuvent rester “déshumanisées”39. L’approche inspirée par l’agency cherche à réintroduire le rôle actif des individus, y compris dans les modes de façonner les territoires dans l’Antiquité40.
Cette évolution méthodologique de l’analyse des territoires est accompagnée d’une confrontation des résultats dans une perspective interdisciplinaire. Les géographes et les sociologues ont récemment renouvelé leur approche des territoires par des concepts clés et novateurs, parfaitement applicables à l’histoire ancienne et pourtant encore inutilisés dans la recherche sur le monde grec antique. Des notions telles que l’interterritorialité (la capacité des échelons politiques à travailler ensemble sur des questions d’aménagement et à dialoguer, qu’il s’agisse d’acteurs locaux, civiques ou étatiques)41 ou encore la transterritorialité (le “transit” entre des territoires multiples42) ont été récemment développées face aux défis que rencontrent aujourd’hui les différents acteurs politiques de notre société : explosion de la mobilité, pluralité des territorialités, étalement urbain, mondialisation, etc. Toutefois, ces mêmes questions se posent pour les mondes grecs, face à la “méditerranéisation”43 de leurs sociétés.
Dès lors, de tels concepts élaborés par les sciences géographiques ou sociologiques, mis au regard des données récoltées, apportent énormément à notre connaissance des populations grecques antiques et à leur rapport à l’espace et au territoire. Jusqu’à aujourd’hui, celui-ci n’a été valorisé que par des études typologiques spécifiques par catégories documentaires. C’est ce pari de la récolte et de la confrontation des données pour aborder les acteurs, les actrices et les identités territoriales que nous nous proposons de faire, à travers des cas d’étude précis. Des domaines totalement délaissés de l’historiographie contemporaine ou bien rarement mis en rapport les uns aux autres sont ainsi visités : la langue comme expression de la territorialité est confrontée aux réseaux céramiques, pour comprendre si la diffusion des discours territoriaux s’adapte aux réseaux économiques de certains acteurs et actrices. La tradition manuscrite est mise en regard avec la documentation archéologique de chacun de cas étudiés, pour percevoir la distance qui peut séparer discours et matérialisation d’une territorialité.
TeMAES comme territoire de recherche
Le programme TeMAES s’est décliné sous forme de manifestations scientifiques. À la suite du colloque de Mulhouse en 2019, notre groupe a organisé cinq rencontres internationales entre 2021 et 2024 ; outre la présente publication, un volume des actes de la rencontre de Mulhouse de 2024 est également en cours de publication44. La première manifestation, hébergée par l’École française d’Athènes (“Territoires multiples des cités grecques : définitions, limites, évolutions”), avait le but de s’interroger sur les représentations politiques, identitaires, religieuses et sociales que les Grecs se faisaient de leurs espaces quotidiens, en variant les échelles d’approche, de la rue à l’Hellas.
La deuxième journée, à Dijon (“Territoires, acteurs sociaux et identités multiples : genre, statut, langue et religion”), s’est concentrée sur les appartenances religieuses et les identifications communautaires pour bien comprendre les interrelations, les connexions et les réseaux existant au sein d’un territoire donné. Le troisième colloque, tenu à Venise (“Territoires multiples. Nomi, Definizioni, Lessico”), a porté sur la définition du lexique, en mettant l’accent sur les noms, la toponymie et l’identification lexicale dans les processus de définition des territoires. Lors de la quatrième rencontre, à l’université Toulouse Jean Jaurès (“Territoires multiples : façonner les régions dans le monde grec”), nous avons réfléchi sur la définition des régions ; le groupe de recherche s’est intéressé tant aux individus qui mettent en place des structures administratives et politiques régionales qu’à ceux qui développent et diffusent des représentations régionales. L’objectif était de comprendre si ces régions sont des créations locales, forgées par leurs habitants ; des territoires “assignés” par des autorités dominantes et extérieures ; la conséquence de travaux de géographes anciens ; ou si elles résultent de négociations entre ces différents acteurs et sont alors porteuses d’un rôle diplomatique très fort.
Enfin, lors de la cinquième journée à Mulhouse (“Territoires multiples : discours politiques, discours identitaires”), nous nous sommes interrogés sur les discours politiques ou identitaires qui sont utilisés dans le processus de définition des territoires en recourant à une conception large de cette notion de “discours”, où l’analyse des textes s’accompagne de l’étude des traces matérielles sur le terrain pouvant véhiculer un discours plus nuancé, émanant des catégories sociales les plus diversifiées, au-delà de l’élite masculine lettrée.
L’espace est ainsi décliné dans ses différentes expressions (politique, sociale, religieuse, géographique), avec une attention constante pour l’aspect représentatif et subjectif, exprimé tant dans la réflexion théorique ou dans des systèmes décrits de manière plus générale, que dans des études de cas individuels allant de la Grèce proprement dite à l’Occident et à l’Asie Mineure.
Le présent volume constitue un premier résultat des travaux entrepris dans le cadre de la communauté internationale et transdisciplinaire étudiant les territoires grecs antiques. J. Serrati, que nous remercions, dresse le bilan de cette réflexion commune à la fin de l’ouvrage ; nous souhaitons ici exprimer notre gratitude aux institutions qui nous ont accueillis et soutenus, et surtout à nos collègues grâce auxquels nous essayons de construire un “territoire de recherche” multiple et cohérent45.
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Notes
- Numa Fustel de Coulanges, La cité antique, 1864 ; voir aussi Guiraud 1893 ; Esposito & Pollini 2020.
- Voir un premier bilan historiographique sur l’étude des territoires grecs en Occident dans Pollini 2006 ; voir désormais Pollini 2025a, 51-104 ; pour la Sicile, cf. De Vido & Péré-Noguès 2019. Il convient de souligner le rôle joué dans la mise en exergue de ce thème pour l’Occident par les colloques organisés chaque année à Tarente par l’Institut d’histoire et d’archéologie de la Grande Grèce : pour un bilan critique, voir Pollini 2011.
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- Moatti 2004.
- Dana 2011.
- Migeotte 2004.
- Voir à titre d’exemple les travaux menés par A. Esposito au sein du laboratoire ARTEHIS notamment via le projet TECHNITES Mobilité des artisans, spécialisation et échanges culturels entre Italie et Europe centrale (VIIIe-Ve s. a.C.). Voir Esposito 2020. Cf. aussi Dana 2024.
- D’Ercole 2005. Voir l’application de cette approche sur les frontières en Grande-Grèce dans Pollini 2025a.
- Espagne & Werner 1988.
- Voir en particulier Müller & Prost 2002 ; Couvenhes & Legras 2006.
- Voir à titre d’exemple la pratique du banquet, Esposito 2015.
- Voir une discussion dans Müller 2019. Bilan historiographique dans Gras 2012 ; Dan et al. 2018.
- Dana 2019, 10.
- Malkin et al. 2009 ; Malkin 2011.
- Vlassopoulos 2013.
- Horden & Purcell 2000.
- Minon 2014.
- Beck 2020. Voir aussi Ager & Beck 2024.
- Müller 2010.
- Bailly et al. 1995. L’expression est de Elissalde 2002, 196-197.
- Par exemple, pour le cas des territoires de montagne, Debarbieux & Rudaz 2010.
- Nevett 2010 ; Broder 2008, 51-56 ; du Bouchet 2008.
- Feyel 2006.
- Alphandéry & Bergues 2004, 5‑12.
- Définition du dictionnaire de l’Académie française, 9e édition de 2019, entrée “paysage” : https://www.dictionnaire-academie.fr.
- Sur l’iconographie du paysage, voir les travaux d’A. Rouveret, en particulier Rouveret 2004.
- De Vido & Esposito 2025 ; De Vido & Esposito à paraître ; Esposito & Mignosa 2025.
- Butler 2006, 15. Pour la définition et le caractère opérationnel de l’agentivité, cf. Gérardin-Laverge 2024.
- Marignier 2015, 43.
- Les actes de ce colloque ont été publiés dans la troisième partie du volume Esposito & Pollini 2023.
- Ce projet s’inscrit dans le quinquennal de l’École française d’Athènes 2022-2026 (programme Territoires des Grecs) et est lauréat d’un financement du Réseau National des MSH (RnMSH) 2023 et de l’IdEx 2022 “Recherche exploratoire” de l’Université de Strasbourg (2022-2024). Un carnet hypothèses contient la description du projet et ses actualités : https://temaes.hypotheses.org/
- Pollini 2025b.
- Esposito & Mignosa 2025. Voir également le projet prototype MAS (Mapping Ancient Sicily): https://storymaps.arcgis.com/stories/b57dce843510476d9053050f54a7577d (S. De Vido et V. Mignosa). Dans un contexte d’interrogation et de partage des données numériques dans nos pratiques de recherche, un colloque sur le sujet a été organisé à Dijon le 3 octobre 2025 dans le cadre de l’axe 2 “Fabrique du paysage” du laboratoire ARTEHIS : “Territoires multiples : SIG et approches sociales du territoire”. Il réunit géologues, géographes, historiens et historiennes, archéologues et géoarchéologues dans une enquête multidisciplinaire visant à interroger les sources et les outils permettant de restituer la multiscalarité des territoires avec une analyse de leurs effets et de leur développement dans l’espace social.
- Vanier 2008.
- Haesbaert 2011.
- Morris 2005.
- Territoires multiples : Discours politiques, discours identitaires, à paraître en 2026 dans la collection “Antichistica”, des Edizioni Ca’ Foscari, Venise.
- Nos remerciements s’adressent à ces institutions qui ont accompagné l’essor puis la consolidation de notre projet : RnMSH, Université de Strasbourg – IdEx Recherche exploratoire 2022, Université de Venise, Université Bourgogne Europe, Université de Toulouse 2 Jean Jaurès, Université de Tours, Archimède, ARTEHIS, CeTHiS, PLH-CRATA, EFA. Nous remercions chalereusement Ausonius Éditions et en particulier Claire Hasenohr, la plateforme UN@ et Stéphanie Vincent, ainsi que Sophie Krausz pour avoir accepté cette publication dans la collection NEMESIS.