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Iulia Festilla
Prêtresse helvète, Ier siècle apr. J.-C.

par

Illustrateur · Illustratrice : Olwenn Kerné

Illustration de Iulia Festilla par Olwenn Kerné

Vue par Olwenn Kerné.

Iulia Festilla fut une femme en vue dans la seconde moitié du Ier siècle apr. J.-C. à Aventicum, capitale des Helvètes, qui obtint en 71 apr. J.-C. le statut de colonie sous le règne de Vespasien. Elle est issue du clan de l’aristocratie locale des Camillii, qui reçut très tôt la citoyenneté romaine, dans la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C. Elle naît probablement vers 20 apr. J.-C., mais les seuls éléments certains de sa vie proviennent d’inscriptions qu’elle fit élever en mettant en exergue le statut éminent des hommes de sa famille. On y apprend que Iulia Festilla occupa d’importantes responsabilités, privées et publiques.

Son père, C. Iulius Camillus, commande la IVe légion macédonienne lors de la conquête de Bretagne en 43 apr. J.-C., dont il revient décoré. Iulia Festilla rappelle ses honneurs dans l’inscription qu’elle signe en tant qu’exécutrice testamentaire, sans doute vers 71 apr. J.-C. Elle est aussi héritière de C. Valerius Camillus, avec qui ses liens de parenté sont incertains, que les Éduens et les Helvètes honorent de funérailles publiques. Ces inscriptions ont été découvertes près du forum d’Aventicum, dans l’enceinte des thermes dont Iulia Festilla a peut-être financé la construction ou la rénovation.

Iulia Festilla possédait des terres et les habitants d’Eburodunum (Yverdon) semblent l’avoir honorée d’une statue comme « excellente voisine » et « première prêtresse (flaminique) du culte des impératrices ». L’accès de Iulia Festilla à cette charge publique, très prestigieuse, consacre sa visibilité publique. Une quatrième inscription témoigne de son activité religieuse comme dédicataire d’un autel en l’honneur d’Apollon.

Sa biographie reste lacunaire : pourquoi fut-elle l’unique héritière de Valerius et Iulius Camillus ? Se maria-t-elle ? Devint-elle veuve sans se remarier ? N’avait-elle pas d’enfant ? Les inscriptions brossent d’elle le portrait d’une femme fortunée et influente, sans tuteur masculin. Son statut pourrait faire écho à celui des femmes dans la société celte, jouissant d’un rôle politique et d’une richesse personnelle.

✦ Sur les traces de Iulia Festilla

✎ Lire les inscriptions
CIL XIII, 5051, 5064, 5094, 5110 ;
G. Walser, Römische Inschriften in der Schweiz, Berne, I, 1979, n° 66, 87, 92, 95.

▤ Prolonger l’histoire
Anne Bielman Sánchez et Michel E. Fuchs, « Pompeia Gemella, Iulia Festilia et les autres : des femmes dans l’Avenches romaine », Revue historique vaudoise, 131, 2023, p. 15-24.

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Chapitre de livre
EAN html : 9782356136961
ISBN html : 978-2-35613-696-1
ISBN pdf : 978-2-35613-697-8
Volume : 4
ISSN : 2827-1963
Posté le 06/10/2026
2 p.
Code CLIL : 3385; 3077;
licence CC by SA
Licence ouverte Etalab

Comment citer

Dasen, Véronique, Kerné, Olwenn (illustrateur · illustratrice), “Iulia Festilla”, in : Chaton, Solveig, coord., Hall of femmes. Galerie de figures antiques, Ausonius éditions / Revue des Études Anciennes, 2026, 38-40, [URL] https://una-editions.fr/hall-of-femmes-iulia-festilla
Illustration de couverture • Cléopâtre VII Reine d’Égypte, Ier siècle av. J.-C., vue par Florine Mathieu
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