Maison d'édition : Ausonius éditions

Accès à la publication Recueil d'articles de Pierre Carlier
Conçu en hommage au Professeur Pierre Carlier, disparu il y a 10 ans, ce volume est la réédition de 31 de ses principaux articles. Y sont représentés les grands thèmes de sa recherche (menée entre 1977 et 2010), entre monde mycénien et Grèce classique, avec, particulièrement, l’étude des royautés grecques et la pensée politique.
Les modalités d’usage d’instruments de pesée et le maniement de concepts de numération et de métrologie par les sociétés protohistoriques ont fait l’objet de peu d’études systématiques en archéologie. Cet ouvrage, issu d’une thèse doctorale, offre une analyse diachronique des poids et des éléments de balance découverts en Europe occidentale et datés entre les XIVe et IIIe s. av. n.è. L’un des objectifs de ce travail est de requestionner la place occupée par la pratique de la pesée dans les sociétés protohistoriques sur une large échelle, dans la diachronie, au moyen d’un protocole constant et en intégrant les données contextuelles apportées par l’archéologie.
L’imagination et la construction mentale sont des processus attachés à l’élaboration du discours scientifique et à la recherche en sciences archéologiques. Les groupes humains passés ont bâti des pensées symboliques, modelé et exploité leurs environnements, et ces concepts leur ont permis de concevoir de nouveaux objets à partir de matériaux bruts. Plus encore, c’est par elles qu’ils ont fondé leurs discours parvenus aujourd’hui sous forme écrite et matérielle.
La pharmacopée antique regorge de produits destinés à prévenir ou soigner la foule de maux, – fatigue et faiblesse, troubles de la vision et de l’équilibre, nausées et vomissements, maux de tête, etc. –, qui s’annoncent à ceux qui abusent de vin.
Si l’empereur Julien (332-363) préconisait la frugalité dans l’alimentation, et la considérait comme une des vertus du bon empereur (Éloge de l’empereur Constance, 10d-11a ; Misopogon, 340b-c), il n’en allait pas de même dans la haute société de l’Empire romain, où la pratique des banquets fastueux correspondait sans aucun doute à un marqueur social.
« Comment l’homme », écrivait Michel Meslin en ouverture d’un livre sur la fête des calendes de janvier à Rome « ne chercherait-il pas à régénérer ce temps qui vient, pour qu’il lui apporte mieux, et plus qu’avant, ce qu’il souhaite au plus profond de son désir ? (…)
Dans les sociétés de l’Antiquité gréco-romaine, le parfum joue un rôle important aussi bien lors des fêtes que dans la vie quotidienne. Mais il convient d’abord de préciser que les parfums antiques sont bien différents des parfums modernes.
« Mais pourquoi n’invites-tu pas aussi les spectateurs ? – Ma parole, nous n’avons pas l’habitude, eux et moi, d’échanger des invitations. Mais si vous voulez bien applaudir et donner votre agrément à notre troupe et à la pièce, je vous inviterai pour demain »
Appréhender le monde ludique de l’enfance n’est pas une tâche facile. L’âge adulte nous éloigne des jeux qui rythment les premières années de vie et en efface parfois les clefs de compréhension. La difficulté s’amplifie lorsqu’il s’agit d’étudier les jeux des enfants dont 2 500 ans nous séparent.
Il y a une fête ce soir, chez un jeune poète qui célèbre la première de sa première tragédie. Un franc succès, paraît-il ! Il a invité des amis, mais des amis d’amis vont sans doute se joindre à cette joyeuse compagnie. Tous des hommes, cela va sans dire.
De même que les visites de vestiges archéologiques antiques donnent la fausse impression d’une blancheur immaculée de colonnes pourtant bariolées à l’heure de leur érection, leur silence nous trompe quant à la réalité sonore de ces lieux de vie passés.
Sur le Bouclier d’Achille, Héphaïstos forge des scènes de fêtes centrées sur la danse. Pour les vendanges, l’humanité s’accorde au kosmos (Iliade, 16, 561-572)
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