UN@ est une plateforme d'édition de livres numériques pour les presses universitaires de Nouvelle-Aquitaine
Accès à la publication Reti Adriatiche: uomini, merci, idee.

Reti adriatiche: uomini, merci, idee

En préparation

Cet ouvrage est actuellement en cours d’édition.
Il sera prochainement disponible en accès ouvert.

En 1949, en publiant son ouvrage Civilisations et empires de la Méditerranée à l’époque de Philippe II, Fernand Braudel définissait les traits essentiels – géographiques, historiques et culturels – de la Méditerranée. “La Méditerranée est au moins double. Elle est composée tout d’abord d’une série de péninsules compactes, montagneuses, coupées de plaines essentielles : Italie, Péninsule des Balkans, Asie Mineure, Afrique du Nord, péninsule Ibérique. En second lieu, la mer insinue, entre ces continents en miniature, ses vastes espaces, compliqués, morcelés, car la Méditerranée, plus qu’une masse maritime unique, est un “complexe de mers”. Pour Braudel, la Méditerranée se présenterait donc comme un ensemble unitaire mais articulé, composé de réalités diverses et interconnectées, dont l’histoire devrait être lue à la fois à la lumière des relations réciproques entre les côtes et du lien de chacune avec son arrière-pays. Parmi ces réalités, Braudel accordait une importance particulière à l’Adriatique, “peut-être la région maritime la plus cohérente”, un espace qui “À elle seule, et par analogie, elle pose tous les problèmes qu’implique l’étude de la Méditerranée entière”. Une idée qui n’est pas nouvelle, mais au contraire très ancienne, puisque déjà dans le Périple rédigé dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C. par un auteur connu sous le nom de Scylace, l’Adriatique est présentée comme une Méditerranée avant la lettre, une mer circonscrite et délimitée dans ses accès, sur laquelle donnent des peuples disparates qui, selon leurs perspectives et leurs connaissances différentes, lui ont donné des appellations différentes. Une mer qui, en même temps, constitue la porte d’accès à des régions lointaines, telles que la région du Danube et l’Europe du Nord d’un côté, et la mer Égée et l’Orient de l’autre. Tous ces thèmes trouvent un écho dans les essais qui composent cet ouvrage, fruit d’un colloque qui s’est tenu à l’université de Macerata du 23 au 25 juin 2022, dans le cadre du projet AdriaAtlas et du projet TRANSFER. Dans les deux premières sections (“Gli uomini, le merci, le idee” et “I siti e il territorio”), l’ouvrage rassemble des contributions qui, bien que centrées sur des méthodologies et des problématiques hétérogènes, apportent des éléments novateurs intéressants à l’étude de l’archéologie, de l’histoire et de l’épigraphie de l’Adriatique, en couvrant une vaste période chronologique qui s’étend de la protohistoire à l’époque médiévale, en passant par l’époque romaine et l’Antiquité tardive. Le tableau qui se dessine est celui de l’Adriatique antique, de la fin de l’Antiquité et du Moyen Âge, comme d’une infrastructure “totale”, au sein de laquelle les voies navigables (tant maritimes que fluviales) et les voies terrestres coopéraient à travers des nœuds d’échange (ports, débarcadères, villes et autres types d’établissements, tels que villas et fermes, centres fortifiés et sanctuaires) . Dans le même temps, l’espace adriatique se dessine non seulement comme un simple cadre physique ni uniquement comme une “artère de circulation”, mais aussi comme un espace social, économique, politique et culturel. À la richesse des productions et des échanges commerciaux correspond en effet le dynamisme des relations (bien que pas toujours pacifiques) entre les différentes puissances et les individus, qui trouvent leur expression dans un paysage ethnique et religieux varié. La convergence des données fournies par les sources écrites avec celles pouvant être extrapolées à partir des vestiges matériels souligne le rôle joué par l’Adriatique dans la “longue durée” en tant que charnière entre l’Europe continentale et la Méditerranée, par laquelle circulaient les hommes, les marchandises et les idées. Véritables “micro-histoires”, capables de refléter l’horizon adriatique et méditerranéen à l’échelle locale, ces contributions individuelles échappent aux risques du déterminisme environnemental et mettent en évidence la diversité des conditions écologiques, infrastructurelles et politiques qui rendaient possibles les échanges et la mobilité. La dernière section (“Parchi archeologici in rete. Il Progetto TRANSFER”) présente les résultats du projet TRANSFER, un projet européen transnational auquel ont participé, entre 2020 et 2022, des institutions, des organisations culturelles, des parcs archéologiques et des villes de la région adriatique-ionienne de l’Albanie, la Croatie, la Grèce, l’Italie, la Serbie et la Slovénie, dans le but de développer un modèle durable de gestion des parcs archéologiques, considérés comme des espaces de liaison entre les valeurs liées au patrimoine culturel et naturel. Les contributions présentées dans cette section mettent en évidence le potentiel du patrimoine archéologique en tant qu’outil de croissance économique et touristique pour les territoires riverains de la Méditerranée. En apportant une contribution significative à la création d’une économie saine et “propre”, à la promotion d’opportunités d’emploi pour les professionnels du patrimoine culturel, à la fourniture de services de qualité au public et à l’affirmation de formes de protection sociale du patrimoine, l’archéologie cesse d’être un savoir défini et clos pour devenir une expérience, pour construire des relations, susciter le dialogue et le sentiment d’appartenance, c’est-à-dire pour devenir un véritable laboratoire de citoyenneté culturelle. L’archéologie apparaît donc comme un outil de médiation essentiel dans les processus de coproduction du patrimoine culturel entre des communautés sociales, culturelles et ethniques différentes, potentiellement en conflit. D’ailleurs, le patrimoine culturel ne doit pas être considéré uniquement comme un ensemble de témoignages et d’objets à protéger, mais comme un processus social vivant, sans cesse redéfini par ceux qui le connaissent, le vivent et le mettent “en réseau”.

Projet AdriAtlas; Projet TRANSFER; Mer Adriatique; Mer Ionienne; Italie antique; Illyrie; Illyrique; Épire; Sicile; Préhistoire et protohistoire; Époque grecque; Époque romaine : Antiquité tardive; Haut Moyen Âge; Archéologie; Histoire antique; Épigraphie; Voies de communication; Navigation antique; Habitats; Productions; Circulation monétaire; Romanisation; Cultes; Christianisation; Patrimoine culturel; Parcs archéologiques; Mise en valeur; Aménagement; Vulgarisation scientifique;

Nel 1949, congedando alle stampe il suo Civiltà e imperi del Mediterraneo nell’età di Filippo II, Fernand Braudel codificava i tratti essenziali – geografici, storici e culturali – del Mediterraneo. “Il Mediterraneo è almeno duplice”, scriveva il grande storico. “Innanzitutto è composto di una serie di penisole compatte, montagnose, tagliate da pianure essenziali; Italia, Penisola dei Balcani, Asia Minore, Africa del Nord, Penisola Iberica. In secondo luogo, il mare insinua, in questi continenti in miniatura, i suoi vasti spazi, complicati, smembrati, perché il Mediterraneo, più che una massa marittima unica, è un “complesso di mari””. Per Braudel, dunque, il Mediterraneo si configurerebbe come un insieme unitario ma articolato, composto da realtà diverse e interconnesse, la cui storia andrebbe letta sia alla luce delle reciproche relazioni tra coste sia del legame di ciascuna con il proprio entroterra. Tra queste realtà, Braudel attribuiva un significato particolare all’Adriatico, “forse la regione marittima più coerente”, uno spazio che “da solo, e per analogia, pone tutti i problemi impliciti nello studio dell’intero Mediterraneo”. Una idea non nuova, ma anzi molto antica, dato che già nel Periplo composto nella seconda metà del IV secolo a.C. da un autore noto sotto il nome di Scilace, l’Adriatico è presentato come un Mediterraneo ante litteram, mare circoscritto e definito nei suoi accessi, sul quale si affacciano popoli disparati che, secondo le loro prospettive e conoscenze diverse, gli hanno conferito designazioni differenti. Un mare che, al tempo stesso, costituisce la porta di accesso a regioni lontane, come l’area danubiana e l’Europa settentrionale da un lato e l’Egeo e l’Oriente dall’altro. Tutti questi temi echeggiano nei saggi che compongono questo volume, esito di un convegno riunitosi presso l’Università di Macerata tra il 23 e il 25 giugno del 2022, nell’ambito del Progetto AdriaAtlas e del Progetto TRANSFER. Nelle prime due sezioni (“Gli uomini, le merci, le idee” e “I siti e il territorio”), l’opera accoglie contributi che, seppure incentrati su metodologie e problematiche eterogenee, apportano interessanti elementi di novità allo studio dell’archeologia, della storia e dell’epigrafia dell’Adriatico, con riferimento a un ampio arco cronologico che dalla protostoria raggiunge il periodo medievale, passando attraverso l’età romana e tardoantica. Il quadro che emerge è quello dell’Adriatico antico, tardoantico e medievale come di una infrastruttura “totale”, all’interno della quale le vie d’acqua (tanto marittime quanto fluviali) e le vie terrestri cooperavano attraverso nodi di interscambio (porti, approdi, città e insediamenti di altra natura, come ville e fattorie, centri fortificati e santuari). Al tempo stesso, lo spazio adriatico si delinea non solo come semplice cornice fisica né soltanto come “arteria di traffico”, ma anche come spazio sociale, economico, politico e culturale. Alla ricchezza delle produzioni e dei commerci fa infatti riscontro la vivacità degli scambi e delle relazioni (sebbene non sempre pacifiche) tra singoli poteri e individui, che trovano espressione in un variegato paesaggio etnico e religioso. La convergenza dei dati offerti dalle fonti scritte con quelli estrapolabili dalle evidenze materiali sottolinea il ruolo rivestito dall’Adriatico nella “lunga durata” quale cerniera tra l’Europa continentale e il Mediterraneo, attraverso la quale si muovevano uomini, merci e idee. Vere e proprie “microstorie”, capaci di riflettere l’orizzonte adriatico e mediterraneo su scala locale, i singoli contributi sfuggono ai rischi del determinismo ambientale e mettono in rilievo la varietà delle condizioni ecologiche, infrastrutturali e politiche che rendevano possibili scambi e mobilità. L’ultima sezione (“Parchi archeologici in rete. Il Progetto TRANSFER”) illustra i risultati del Progetto TRANSFER, un progetto europeo transazionale cui – tra il 2020 e il 2022 – hanno partecipato istituzioni, organizzazioni culturali, parchi archeologici e città dell’area adriatico-ionica di Albania, Croazia, Grecia, Italia, Serbia e Slovenia, con lo scopo di sviluppare un modello sostenibile di gestione dei parchi archeologici intesi come ambiti di raccordo tra valori legati al patrimonio culturale e naturalistico. I contributi ospitati in questa sezione evidenziano le potenzialità del patrimonio archeologico quale strumento per la crescita economica e turistica dei territori affacciati sul Mediterraneo. Fornendo un contributo significativo alla creazione di forme di economia sana e “pulita”, alla promozione di opportunità di lavoro per i professionisti dei beni culturali, alla fornitura di servizi di qualità al pubblico e all’affermazione di forme di tutela sociale del patrimonio, l’archeologia cessa di essere un sapere definito e concluso per diventare esperienza, per costruire relazioni, suscitare dialogo e appartenenza, per diventare cioè un vero e proprio laboratorio di cittadinanza culturale. L’archeologia si configura quindi come un importante strumento di mediazione nei processi di coproduzione del patrimonio culturale tra comunità sociali, culturali ed etniche differenti, potenzialmente in contrasto. Del resto, il patrimonio culturale non va inteso solo come un insieme di testimonianze e manufatti da proteggere, ma come un processo sociale vivo, continuamente ridefinito da chi lo conosce, lo abita e lo mette “in rete”.

Progetto AdriAtlas; Progetto TRANSFER; Mare Adriatico; Mar Ionio; Italia antica; Illiria; Illirico; Epiro; Sicilia; Preistoria e Protostoria; Età greca; Età romana: Tarda Antichità; Alto Medioevo; Archeologia; Storia antica; Epigrafia; Vie di comunicazione; Navigazione antica; Insediamenti; Produzioni; Circolazione monetaria; Romanizzazione; Culti; Cristianizzazione; Patrimonio culturale; Parchi archeologici; Valorizzazione; Pianificazione; Divulgazione scientifica.

In 1949, upon publishing his Civilisation and Empires of the Mediterranean in the Age of Philip II, Fernand Braudel defined the essential characteristics – geographical, historical and cultural – of the Mediterranean. ‘The Mediterranean is at least twofold,’ wrote the great historian. ‘Firstly, it consists of a series of compact, mountainous peninsulas, interspersed with sparse plains; Italy, the Balkan Peninsula, Asia Minor, North Africa and the Iberian Peninsula. Secondly, the sea intrudes upon these miniature continents with its vast, complex and fragmented spaces, for the Mediterranean, rather than a single body of water, is a ‘complex of seas’.” For Braudel, therefore, the Mediterranean would take the form of a unified yet articulated whole, composed of diverse and interconnected entities, whose history should be understood both in the light of the mutual relationships between coastlines and of each one’s connection with its own hinterland. Among these realities, Braudel attributed particular significance to the Adriatic, ‘perhaps the most coherent maritime region’, a space which ‘on its own, and by analogy, raises all the issues implicit in the study of the entire Mediterranean’. This is not a new idea, but rather a very ancient one, given that as early as the Periplus – written in the second half of the 4th century BC by an author known as Scylax – the Adriatic is presented as a Mediterranean ante litteram: a sea with clearly defined boundaries and restricted access, bordering on diverse peoples who, according to their differing perspectives and knowledge, have given it various names. A sea which, at the same time, serves as a gateway to distant regions, such as the Danube basin and northern Europe on the one hand, and the Aegean and the East on the other. All these themes are reflected in the essays comprising this volume, the outcome of a conference held at the University of Macerata between 23 and 25 June 2022, as part of the AdriaAtlas Project and the TRANSFER Project. In the first two sections (‘Gli uomini, le merci, le idee’ and ‘I siti e il territorio’), the volume includes contributions which, whilst focusing on diverse methodologies and issues, bring interesting new insights to the study of the archaeology, history and epigraphy of the Adriatic, covering a broad chronological span from protohistory through the Roman and late antique periods to the medieval era. The picture that emerges is that of the Adriatic in antiquity, late antiquity and the Middle Ages as a ‘total’ infrastructure, within which waterways (both maritime and fluvial) and land routes interacted via transport hubs (ports, landing places, towns and other types of settlement, such as villas and farms, fortified centres and sanctuaries). At the same time, the Adriatic region emerges not merely as a physical setting nor simply as a ‘traffic artery’, but also as a social, economic, political and cultural space. Indeed, the wealth of production and trade is matched by the vibrancy of exchanges and relations (though not always peaceful) between individual powers and people, which find expression in a diverse ethnic and religious landscape. The convergence of data from written sources with that derived from material evidence highlights the role played by the Adriatic over the longue durée as a link between continental Europe and the Mediterranean, through which people, goods and ideas moved. As genuine ‘micro-histories’ capable of reflecting the Adriatic and Mediterranean context on a local scale, the individual contributions avoid the pitfalls of environmental determinism and highlight the variety of ecological, infrastructural and political conditions that made trade and mobility possible. The final section (‘Parchi archeologici in rete. Il Progetto TRANSFER’) outlines the results of the TRANSFER Project, a transnational European project in which – between 2020 and 2022 – institutions, cultural organisations, archaeological parks and cities from the Adriatic-Ionian region of Albania, Croatia, Greece, Italy, Serbia and Slovenia, with the aim of developing a sustainable model for the management of archaeological parks, conceived as spaces that bridge the values associated with cultural and natural heritage. The articles in this section highlight the potential of archaeological heritage as a tool for economic and tourism growth in the regions bordering the Mediterranean. By making a significant contribution to the creation of healthy and ‘clean’ economic models, the promotion of employment opportunities for cultural heritage professionals, the provision of quality services to the public and the establishment of forms of social protection for heritage, archaeology ceases to be a defined and self-contained body of knowledge and becomes an experience – one that builds relationships, fosters dialogue and a sense of belonging – in other words, a veritable laboratory of cultural citizenship. Archaeology thus emerges as an important tool for mediation in the processes of co-production of cultural heritage amongst different – and potentially conflicting – social, cultural and ethnic communities. After all, cultural heritage should not be understood merely as a collection of artefacts and historical records to be protected, but as a living social process, continually redefined by those who know it, inhabit it and ‘network’ it.

AdriAtlas Project; TRANSFER Project; Adriatic Sea; Ionian Sea; Ancient Italy; Illyria; Illyrian; Epirus; Sicily; Prehistory and Protohistory; Greek period; Roman period: Late Antiquity; Early Middle Ages; Archaeology; Ancient history; Epigraphy; Routes of communication; Ancient navigation; Settlements; Production; Monetary circulation; Romanisation; Cults; Christianisation; Cultural heritage; Archaeological parks; Promotion; Planning; Science communication;

Soutien

La publication de ce volume a été financée par l’Università di Macerata (Italie).

ISBN html : 978-2-35613-684-8
Rechercher
Pessac
Livre
EAN html : 9782356136848
ISBN html : 978-2-35613-684-8
ISBN pdf : 978-2-35613-686-2
Volume : 34
ISSN : 2741-1818
Code CLIL : 3385;
licence CC by SA
Licence ouverte Etalab

Comment citer

Perna, Roberto, A. Marano, Yuri, a cura di, Reti adriatiche: uomini, merci, idee. Atti del Convegno internazionale tenutosi a Macerata dal 23 al 25 giugno 2022, Pessac, Ausonius Éditions, collection PrimaLun@ 34, 2026, [URL] https://una-editions.fr/reti-adriatiche-uomini-merci-idee
Illustration de couverture • Carte de l’Adriatique (Joan Martines, Atlas, Messine 1587) (Common Wiki).
Retour en haut