Chapitre 4•
Le site dans ses différents contextes

par

carte des sites
Fig. 78. Emplacement des sites pré- et protohistoriques.

Le passé de la villa

Nous avons vu qu’on trouvait dans les couches profondes des sondages que nous avions réalisés, tant sur la partie résidentielle que sur la partie agricole de la villa, du matériel céramique du Second âge du Fer. Le sondage 08-16 a même fourni quelques tessons céramique du Premier âge du Fer montrant que se trouvait, dès la protohistoire, une occupation humaine à l’emplacement même de l’établissement romain ultérieur.

En ce qui concerne le territoire de Montcaret, la présence de l’homme est établie par le matériel lithique trouvé sur la commune ou ses environs proches, conservé dans la collection Tauziac1. Il s’agit, en particulier, d’un biface cordiforme Moustérien trouvé à l’Espérit, et d’un autre près de la Fontaine des Fées, cette résurgence qui alimentera la partie agricole de la villa à la période antique.

La période néolithique est également représentée par une série de haches. Elles sont malheureusement de provenance inconnue et il est possible que le côteau de Montcaret n’aie pas été occupé à cette période et qu’il faille rechercher les hommes plus au nord sur le plateau de la commune de Montpeyroux. Les deux haches de l’âge du Bronze en alliage cuivreux encore conservées2, proviennent, l’une du bourg (Fig. 79), l’autre du lieu-dit Moulin de Nogaret, situé sur la ligne de crête, qui sépare, au nord de la commune, les deux versants du plateau. Elles témoignent de l’occupation à nouveau certaine du territoire.

dessin d'une hache
Fig. 79. Hache en alliage cuivreux découverte au centre du bourg (Conil, Carnet 12, 26).

De même, la pointe d’une épée a été retrouvée au lieu-dit Chalustre, à l’est de la commune3.

Le site même de la pars urbana a livré de la céramique du Premier et du Second âge du Fer, retrouvée sous les niveaux gallo-romains. À l’emplacement de ce que sera la pars rustica, les sondages de 2002 ont également révélé un niveau et une fosse, qui contenaient un important lot céramique du Premier âge du Fer. Ce mobilier appartient à deux groupes proches (girondin et garonnais), qu’il est possible de situer chronologiquement dans le courant du VIe siècle a.C. (Fig. 80).

Planche de céramiques protohistoriques
Fig. 80. La Petite Borie : céramiques protohistoriques.

Montcaret pendant l’Antiquité

Nous avons vu que les premiers éléments en notre possession, bien que ténus, indiquent la présence d’une occupation gauloise de ce lieu. Mais nous n’avons pas trace d’une occupation postconquête ni de la période augustéenne.

Les premières salles bâties de la pars urbana doivent faire leur apparition vers le milieu du Ier siècle p.C. si l’on se fonde sur le matériel exhumé lors des fouilles effectuées entre 1921 et 19394. Nous sommes alors à la fin du règne de Tibère, période de grand développement pour la région Aquitiane. C’est un peu avant cette époque que l’on constate à Bordeaux l’arrivée en masse des amphores de type Pascual 1 chargées du vin de Tarraconaise5. Pour recevoir ces amphores, il faut qu’en contrepartie la région vende ses productions, même si nous ne distinguons pas toujours très bien aujourd’hui la nature de celles-ci. C’est le seul moyen de percevoir le numéraire utilisé ensuite pour l’achat de ces grandes quantités de vin. Dans ces conditions, la vente de produits agricoles prend toute sa place et les domaines ruraux, tels celui de Montcaret, doivent fournir les denrées vendues sur le marché de Bordeaux. De là un enrichissement grâce auquel les propriétaires des domaines se font construire un habitat de qualité fondé sur l’utilisation de la pierre, qui succède à un habitat plus léger fait de murs de terre posés sur des sablières basses en bois. À l’époque qui nous intéresse, au début du règne de Claude, il s’agit encore, en Gaule en général et dans la région en particulier, de murs de terre portés par des solins de pierre6. Il faudra en effet attendre la dynastie flavienne pour voir le développement d’un habitat totalement en pierre7.

On a relevé que la pars urbana de la villa prend une dimension particulière au IVe siècle, et davantage encore au cours du Ve siècle. C’est dans la seconde moitié du IVe siècle qu’on note l’ajout d’une abside à pans extérieurs coupés, au sud des pièces installées précédemment, pour constituer une grande salle d’apparat. Dans une phase ultérieure, lors de la première moitié du Ve siècle, une grande salle à abside circulaire, plus vaste encore que la précédente, la remplace. Une salle de plan cruciforme s’y adjoint, augmentant d’autant le côté monumental de cet ensemble de réception.

Malgré les lacunes existantes, il semble que tous les sols de ces constructions soient, à cette époque, mosaïqués, qu’il s’agisse de ceux des pièces elles-mêmes ou de ceux des galeries qui y mènent. L’entrée des bains et la piscine froide sont également l’objet d’un décor de mosaïque. Si on ajoute les colonnes de marbre et les chapiteaux de belle facture retrouvés sur le site, on se trouve en présence d’un habitat particulièrement luxueux, propriété d’un grand propriétaire. Cela n’apparaît pas étonnant en ce qui concerne le IVe siècle. Mais le devient au Ve, à la lecture de certains auteurs anciens qui décrivent cette période comme singulièrement troublée, conséquence de l’arrivée de barbares.

Les historiens contemporains s’accordent pour considérer le IVe siècle comme une période de calme, de tranquillité et de reconstruction après la crise du milieu et de la fin du IIIe siècle8. Du reste, les auteurs antiques présentent-ils ainsi les choses. Pour Ausone, Bordeaux est le lieu “où le sol que l’humidité féconde, prodigue ses largesses”9. Et l’auteur vante, par ailleurs, ses domaines dont le plus petit couvre une superficie de 1050 jugères (≈ 265 ha)10. Il évoque la tranquillité de la campagne et “occupe ses loisirs parmi les coteaux où fleurit la vigne, les champs fertiles qui sourient au laboureur et les vertes prairies”11. Et il appelle du reste ses amis à venir le voir et partager cette vie campagnarde avec lui. Autre auteur, Ammien Marcellin révèle l’existence de nombreux banquets somptueux dans la région12. Mais ce tableau idyllique semble prendre fin dès le début du siècle suivant si l’on se fonde sur les écrits de cette nouvelle période.

Montcaret et les invasions du Ve siècle

Saint Jérôme écrit en 409 que “les provinces d’Aquitaine, de Novempopulanie, la Lyonnaise et la Narbonnaise, à part quelques villes, sont toutes dévastées”13. Si les invasions wisigothiques sont à l’origine de destructions en Aquitaine, Montcaret ne semble pas touchée par ces exactions. Nous n’avons pas relevé de destructions particulières ou aperçu des niveaux d’incendie à l’occasion du passage de la salle à abside à pans extérieurs coupés de la seconde moitié du IVe siècle à la très grande salle à abside circulaire du début du Ve. Nous ne voyons que le remplacement d’une salle antérieure au profit d’une autre plus monumentale qui la recouvre.

Cela fait quelques temps déjà que les historiens contemporains utilisent à propos des évènements de cette époque le terme de “migration” plutôt que celui “d’invasion” et pensent que les auteurs anciens, fortement influencés par le Christianisme, ont forcé le trait pour montrer du doigt la décadence du monde dans lequel ils vivaient et les conséquences qui s’ensuivaient. Ce qui permettait par ailleurs de vanter l’attitude exemplaire des évêques face à l’adversité14.

Même s’il convient d’atténuer les propos de Saint Jérôme, qui, dans sa lettre, semble avoir grossi l’événement pour convaincre son interlocutrice de se retirer d’un monde hostile pour le couvent, les “barbares” occupèrent l’ensemble des Gaules. La richesse de l’Aquitaine attira le gros des envahisseurs15 et ne fut donc pas, selon un autre auteur antique, épargnée16.

Les wisigoths, qui avaient négocié avec l’empereur Honorius l’abandon de l’Italie qu’ils occupaient, contre leur installation de façon durable en Gaule signèrent avec l’empereur, en 418, l’accord selon lequel ils occupaient, à titre de fédérés, le sud-ouest du territoire. Qu’en est-il finalement des destructions opérées par les wisigoths ? Nous n’avons aucune raison de nier la véracité du texte de Paulin de Pella pour Bordeaux17 même s’il convient là encore d’en atténuer les termes. Les wisigoth ne s’en seraient-ils alors pris qu’aux villes, sièges des pouvoirs, et auraient-ils épargné les domaines qui ne constituaient pas de lieux de résistance ? Avaient-ils déjà en tête la négociation d’un fœdus assorti de la partition des domaines entre eux et les propriétaires romains, ce qui les aurait incités ainsi à ne pas détruire ce qui pouvait leur appartenir bientôt ? Quoi qu’il en soit, nous ne saisissons pas vraiment ce que fut le domaine de Montcaret, qui ne montre aucun signe de déprédation, dans ce contexte politique.

Le fœdus accordé par l’empereur permettait, en particulier aux nouveaux arrivants, de s’approprier la moitié des domaines de la région. Ainsi se pose alors, pour la villa de Montcaret, la question de son occupation possible, à partir du Ve siècle, par un propriétaire wisigoth. Derrière cette question de l’identité du propriétaire s’inscrit, en fait, celle, plus particulière, de l’identité du commanditaire du dernier état de la villa. Ce commanditaire était-il toujours romain ou était-il membre de l’aristocratie guerrière wisigothe ?

Que le fœdus signé entre l’empereur et les wisigoths pour leur installation (simple “cantonnement” selon C. Delaplace) en Aquitaine ait été signé en 418 comme le veut la tradition historiographique ou, comme le pensent certains, en 43918, il est possible que le site de Montcaret ait été occupé par les nouveaux venus et qu’il faille attribuer la construction de la vaste salle à abside de l’état 5 à ces nouveaux personnages. Mais il est difficile, voire impossible aujourd’hui de répondre véritablement à cette question. Il faudrait pouvoir déceler dans l’architecture, ou dans le décor, de cette demeure des éléments, des caractères, propres à cette population, ce qui n’est pas faisable avec les seules connaissances que nous possédons aujourd’hui sur ce peuple barbare originaire d’Europe centrale. Il se peut, également, que le propriétaire d’origine wisigothe, pour lequel la construction “en dur” n’était pas traditionnelle, voire même inconnue, ait demandé à un architecte et des maçons romains de lui construire un palais campagnard, à la mode romaine, pour rivaliser avec les propriétaires d’origine gallo-romaine, qui avaient conservé leur domaine. M. Rouche évoque le cas de la construction de villes par les goths en Mésie, qui sont, en fait, l’œuvre d’architectes et de maçons romains prisonniers, qui reconstruisirent ou aménagèrent des bâtiments existants19. Et il est possible que le même phénomène ait encore joué, un siècle plus tard, en Aquitaine.

Nous dirons seulement qu’aucun artéfact appartenant en propre à la civilisation wisigothique n’a été retrouvé à l’occasion des fouilles du site. Certes la présence de traces laissées par les wisigoths de leur passage dans le sud-ouest est pratiquement inexistante20. Cependant, on a retrouvé quelques éléments du costume, qui leur sont personnels, comme des types de peigne ou de fibules. On a mis au jour sur le site gersois de Séviac, par exemple, une fibule en bronze en arbalète et un peigne de type Thomas III, qui sont des objets propres à la culture wisigothique21 et peuvent laisser penser à une possible occupation barbare en ce lieu. Plus proche de Montcaret, on a trouvé, sur le site du Canet à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), une fibule ansée à pied retourné22, trouvaille qui laisse également supposer que cette villa aurait pu être occupée par un noble wisigoth.

B. Fages relève que le portrait de l’ancien propriétaire de Séviac a été jeté et retrouvé dans le support de la “mosaïque aux arbres” qui décore un nouvel espace d’apparat et parle de “(la claire) portée symbolique de cette mise au rebut” par un nouveau propriétaire23, par ailleurs puissant pour avoir pu faire construire un tel espace24. Sur la base de la datation de la “mosaïque aux arbres”25, cette salle basilicale est contemporaine de l’instauration du foedus26. Si on ajoute la présence des objets wisigothiques, la présomption de l’existence d’un propriétaire barbare à Séviac se renforce.

Même en l’absence, comme à Montcaret, de tels objets, on peut se demander qui étaient les propriétaires de villas suffisamment puissants au début du Ve siècle pour faire bâtir les riches et vastes salles basilicales des demeures aristocratiques d’Aquitaine. Dans quelle mesure les anciens propriétaires romains qui avaient conservé leurs biens avaient-ils les moyens de procéder à de telles transformations ? Ou faut-il voir dans ces vastes transformations la marque de nouveaux propriétaires particulièrement puissants, de “nouveaux riches” qui auraient voulu dépasser leurs prédécesseurs romains ?

L’absence d’objets de la culture wisigothique à Montcaret est un argument a silentio peu fiable, c’est certain, mais il faut bien convenir que nous ne possédons pas vraiment d’autre élément aujourd’hui pour nous déterminer en faveur de l’origine, barbare ou non, du propriétaire de la villa du début du Ve siècle. La proto-francisque du milieu du Ve siècle retrouvée sur le site (Fig. 81) a permis à l’auteure de l’étude27 de poser la question d’un propriétaire qui aurait pu être en contact avec la culture militaire romano-germanique et, partant, être d’origine wisigothe. Mais c’est le seul élément – par ailleurs, de peu de crédit – dont nous disposons, et la question de la présence wisigothe à Montcaret risque, sinon de n’être jamais résolue, du moins de ne pas trouver de réponse rapidement.

Dessin d'une hache mérovingienne
Fig. 81. Hache d’arme mérovingienne (Conil, Carnet 10, 28).

Le devenir de la villa

Fin de l’Antiquité tardive (VIe siècle) et haut Moyen Âge

À la question wisigothique du Ve siècle, s’ajoute celle du dernier occupant de cet établissement. Il est, de fait, malaisé de reconnaître le type de l’occupation de la villa après cette date. Autant l’architecture monumentale et le riche décor des dernières constructions nous assurent de la présence, durant ce siècle, d’un riche personnage, qui, quelle que fut son origine, appartient à l’aristocratie, autant nous ne savons plus déterminer qui habite les lieux au VIe siècle. Que la propriété du domaine relève d’un grand propriétaire à cette époque, c’est certain, mais il est possible que celui-là n’y réside plus, même temporairement comme auparavant dans le cadre de l’otium, et que l’occupant ne soit qu’un régisseur, qui se borne à lui rendre des comptes régulièrement de sa gestion du domaine.

On sait, en particulier, par le testament de Bertechramnus rédigé en 615, que les derniers grands propriétaires étaient en possession d’un très grand nombre de domaines. La baisse démographique commencée avec la crise du IIIe siècle s’était perpétuée dans toutes les couches de la population. La catégorie des grands propriétaires s’était, par conséquent, réduite, elle aussi, et regroupait entre ses mains, essentiellement par héritage, de plus en plus de terres. Ausone, au IVe siècle, se considère comme un petit propriétaire et possède, néanmoins, sept domaines28. L’évêque du Mans Bertechramnus, ancien diacre de Bordeaux29, deux siècles plus tard, possédait plus de 80 propriétés30. À la tête de si nombreux domaines, les propriétaires ne peuvent, bien évidemment pas, les occuper tous et les gérer directement comme c’était le cas précédemment. Le choix se porte sur quelques uns, voire un seul, et les autres sont confiés à des régisseurs. Ces derniers n’ont rien de commun avec l’aristocratie et ne vivent, par définition, pas de la même façon. Ainsi, par exemple, les bains perdent-ils toute raison d’être, ce qui pourrait constituer une explication de l’abandon, à Montcaret, de la piscine, dans le courant du Ve siècle. La réception, le faste ne sont pas de mise pour ces personnages et les marques des modes de vie et de consommation aristocratiques antérieurs disparaissent des lieux occupés avant par les maîtres.

À cette hypothèse s’en oppose une autre : celle selon laquelle le propriétaire n’aurait pas totalement déserté le lieu mais vivrait différemment qu’auparavant et aurait lui-même abandonné les modes de vie antérieurs des élites. On sait qu’à partir du VIe siècle les pratiques aristocratiques ont changé, même si la richesse de l’aristocratie perdure31. Galeries, portiques, bains n’auraient plus eu de raison de se maintenir tels quels en raison de changements socio-économiques que traduit par exemple l’effondrement du grand commerce. À Bordeaux, le nombre des amphores diminue entre le Ve et le VIe siècle. Les amphores, conteneurs de produits onéreux comme les vins orientaux ou le garum de Byzacène, étaient consommés principalement par les grands propriétaires soucieux d’élitisme, qui vendaient en contrepartie les produits de leurs exploitations. La baisse des arrivées d’amphores à Bordeaux traduit ainsi la contraction des échanges avec les domaines de l’arrière-pays. La piscine de Montcaret est abandonnée dans le courant du Ve siècle et nous avons vu supra que les installations vinicoles de la pars rustica du domaine sont détruites et comblées à la même époque. La baisse des échanges – et donc celle des revenus – aurait entraîné l’abandon du faste et il faudrait envisager la fonction résidentielle sous un autre jour dans un nouveau contexte où le grandiose n’aurait plus sa place.

Les notes de Pierre-Auguste Conil sont très explicites quant à l’évolution de la partie résidentielle32. Il remarque en particulier que la fonction balnéaire de la piscine est abandonnée. Il relève des traces de feu sur la mosaïque “surtout à l’ouest, (…) comme si l’on avait allumé un bûcher à sa surface”33. La coupe qu’il a réalisée montre qu’une couche d’occupation vient obstruer le canal qui évacuait l’eau précédemment. Conil propose de dater l’abandon de la piscine du Ve siècle. Il se fonde sur des objets que nous n’avons pu identifier. Enfin, l’auteur évoque la possibilité de “deux destructions successives”. En s’appuyant sur la coupe qu’il a effectuée, ainsi que sur ses remarques, il est possible, pensons-nous, d’en déduire que dans un premier temps l’espace balnéaire est réutilisé à d’autres fins que thermales et que dans un second temps il est totalement abandonné. La villa n’aurait pas, pour autant, cesser de fonctionner et de toujours constituer le centre d’un domaine, dirigé, comme on l’a vu, soit par un régisseur, soit par le maître qui continue à vivre sur ce bien en particulier mais que les difficultés économiques du moment contraignent à l’abandon des modes de vie antérieurs, tels que l’usage des bains qui n’ont plus la place primordiale qu’ils avaient précédemment. L’exemple de la piscine de Montcaret constituerait ainsi l’image même de l’évolution tardive des grands domaines d’Aquitaine.

Les fouilles Tauziac ont permis la découverte d’une hache d’arme mérovingienne (Fig. 81). Elle a, aujourd’hui, disparu, mais on la connaît par un dessin de Conil34. Quel que fut son possesseur (le régisseur ou le propriétaire du domaine lui-même), elle témoigne de la persistance de l’occupation des lieux.

Plusieurs sarcophages mérovingiens réutilisés ont été retrouvés en fouille, mais aucune sépulture mérovingienne n’a été trouvée semble-t-il en place. Les cuves monolithes trapézoïdales caractéristiques de cette époque, qui ont été mises au jour, sont des réutilisations ultérieures de coffres plus anciens (Fig. 82, 83).

Sarcophage mérovigien réutilisé à la période médiévale
Fig. 82. Sarcophage mérovingien réutilisé à la période médiévale.
Sarcophage mérovingien
Fig. 83. Sarcophage mérovingien.

Elles montrent cependant que si la nécropole du haut Moyen Âge ne se trouvait pas exactement à l’emplacement du site actuel, elle ne devait pas en être très éloignée pour qu’on ait choisi de déplacer ces lourdes sépultures à des fins de ré-inhumation dans le cimetière médiéval.

La pars agraria est toujours occupée, comme la céramique mérovingienne, qu’on y a mise au jour, le montre, mais le pressoir bâti n’est plus, et les anciennes cuves de recueil du moût sont comblées. Doit-on en déduire que la demande de vin est maintenant moins forte et que la production a été réduite d’autant ? Ou faut-il penser que le matériel vinicole est, à cette époque, confectionné en bois, et non plus bâti, comme avant, et n’a pas laissé de traces. Les deux explications peuvent, du reste, se compléter : le nouvel outillage ligneux aurait été suffisant pour répondre à de nouveaux besoins en baisse. En revanche, nous ne pensons pas que le vignoble de Montcaret ait disparu. Les textes ultérieurs, qui montrent l’existence de vignes sur le territoire de Montcaret, même si ces derniers ne sont pas expressément datés35, militent en faveur d’une persistance de cette culture.

Le carnet de fouilles, qui traite de la découverte de la partie viticole, interprétée alors comme les vestiges d’une meunerie, mentionne, dans les remblais de comblement, la présence de céramique dérivée de sigillée d’époque paléochrétienne (DSP)36, nommée “wisigothique” par Conil. De plus, figure à la page 25b du Carnet 13, le dessin de l’épaule de l’amphore de type Late roman 4 de Gaza, qui indique que l’abandon du bâtiment viticole ne peut avoir eu lieu avant le Ve siècle. On remarque que cela correspond peu ou prou à la datation que cet auteur proposait pour le changement de fonction de la piscine de la partie résidentielle. Cela dit, après la destruction de la partie viticole en dur, le lieu n’est pas, lui non plus, pour autant délaissé, puisque les prospections réalisées dans les parcelles limitrophes nous ont permis de ramasser de la céramique du haut Moyen Âge et qu’à l’occasion de sondages (sondages 2002), le même site de la Petite Borie a fourni de la céramique mérovingienne (Fig. 84).

Céramique mérovingienne
Fig. 84. La Petite Borie : céramique mérovingienne.

Les pots n° 1, 2 et 3 sont des formes très courantes en Aquitaine aux VIe et VIIe siècles. Ils ont été notamment rencontrés en Lot-et-Garonne sur la villa de Castelculier et sur la nécropole de Sainte-Colombe en Bruilhois37. Mais aussi, sur le site de Saint-Côme à Aiguillon38 et également en Gironde à La Teste de Buch39. Des analyses dendro-chronologiques récentes pourraient même réduire cette chronologie au VIe siècle40.

Le vase biconique n° 4 est beaucoup plus rare sur les sites aquitains, car il n’appartient pas au vaisselier traditionnel de la région. Cet exemplaire est identifiable au type 93 de Périn41. La forme datable de la période 530/57042 est très courante dans les nécropoles franques du nord de la France43. Il s’agit vraisemblablement d’un vase importé du nord de la Gaule. Ces importations sont rares dans notre région ; cependant, la nécropole franque de l’Isle Jourdain en a livré quelques exemplaires44.

Une contre-plaque de la collection Tauziac provient de la côte de Chalustre45 ; à laquelle il convient d’ajouter l’ardillon de la plaque-boucle que nous avait montré Jacques Gallineau (Fig. 85). Elles indiquent la présence d’une communauté mérovingienne assez importante, volontiers installée le long des axes de passage : la côte de Chalustre et le gué à la hauteur du Riou de la Fon. On n’omettra pas de rappeler, également, qu’au nord, le long de la même route, se trouve le lieu-dit Saint-Cloud (commune de Montpeyroux), dont le nom d’origine, lui aussi, mérovingienne renvoie à Clodoald, petit-fils de Clovis, qui renonça au trône et se fit moine. Enfin, vers le sud, une autre plaque-boucle a été retrouvée sur la commune de Pessac-sur-Dordogne (infra).

Ardillon de plaque-boucle mérovingienne
Fig. 85. Ardillon de plaque-boucle mérovingienne du Riou de la Fon (collection Gallineau).

Le catalogue des monnaies antiques révèle la présence de trois éléments d’époque byzantine frappés à Carthage au VIe et au VIIe siècle46. Nous nous trouvons ainsi pour ce domaine avec un faciès identique à celui de Bordeaux et de sa région47. On constate, en effet, que les trésors du Bec d’Ambès, de l’Ombrière à Bordeaux et de Plassac (33) mettent bien en évidence la persistance d’un commerce avec Carthage et le sud de l’Espagne jusqu’au milieu du VIIe siècle suivi, dans la seconde moitié du VIIe siècle, d’une rupture avec le monde méditerranéen48. Mais ici, la céramique contredirait plutôt la numismatique. On a retrouvé de la céramique fine sous la forme de dérivées de sigillée paléochrétiennes du VIe siècle, certes, mais on ne retrouve pas d’amphores de types postérieurs au Ve siècle. Alors qu’on sait, par exemple, que les Francs appréciaient le vin corsé qu’ils faisaient venir d’Orient49, on ne retrouve pas les amphores correspondantes. Il en est de même des produits africains, pourtant prisés, eux-aussi, qui n’arrivent plus à Montcaret et auraient dû normalement accompagner les monnaies de Carthage de la collection, et qu’on trouve, en revanche, en quantité relativement importante dans le sous-sol de Bordeaux50. Comme on l’a dit, cela ne prouve pas que le propriétaire ne réside plus sur son domaine. Cela montre qu’au moins au VIe siècle il ne pratique plus les modes de vie antérieurs. Par comparaison, nous avons identifié le pied d’une amphore de Byzacène que l’on peut dater de la fin du VIe siècle, voire le début du VIIe siècle, dans les collections de la villa de Séviac51, preuve que l’occupant du site gersois, qui consommait ces produits exotiques, pratiquait toujours les modes alimentaires aristocratiques romaines, contrairement, donc, à celui de Montcaret. La catégorie sociale à laquelle se rattache l’occupant de Montcaret au VIe siècle reste ainsi en suspens et J.-P. Bost se demande si les monnaies byzantines ne pourraient pas être seulement la conséquence du passage accidentel d’un visiteur peut-être oriental52.

Un édifice à abside a été construit sur l’extrémité est de la galerie 3. L’abside (M80 du plan général, Fig. 6) prend appui et passe au-dessus du mur gallo-romain est-ouest M11 (Fig. 86). Mais il n’a pas été possible d’en déterminer la datation précise. Cependant, il ne semble pas devoir être rattaché à la période antique et pourrait donc fort bien appartenir à un bâtiment postérieur à cette dernière, mais antérieur à l’église romane.

Sous-sol de l'abside nord de l'église
Fig. 86. Sous-sol de l’abside nord de l’église.

Nous nous trouvons dans la même configuration que celle du site de la villa de Géou à Labastide-d’Armagnac (40) où la fondation de l’abside d’un petit édifice chevauche le stylobate du portique du dernier état de la villa53 mais est antérieur à l’apparition des sépultures “en coffres anthropomorphes à encoche céphalique”54. Il n’est pas possible de savoir qu’elle superficie présentait le bâtiment de Montcaret car ses inventeurs/restaurateurs ont barré l’abside par un mur de brique élevé pour soutenir le sol de l’église actuelle. Lors des travaux effectués en 1952 à l’intérieur de l’abside de la chapelle nord de l’église, Pierre Grimal avait eu l’occasion d’observer les vestiges de cette abside M80, plus petite et sous-jacente à l’abside de la chapelle nord. L’hypothèse qu’il puisse s’agir d’un édifice chrétien antérieur fut alors proposée55. Un grand nombre d’églises romanes de la région se trouve installé sur d’anciennes villas gallo-romaines, à l’emplacement d’un bâtiment ecclésiastique antérieur56. Les fouilleurs de Montcaret ont légitimement pensé que c’était le cas ici, puisque l’on trouve une église romane et son cimetière au-dessus des vestiges de l’établissement gallo-romain.

Compte tenu de la petitesse de l’abside, même en ignorant la longueur exacte de la nef, pourrait-t-il éventuellement s’agir d’un oratoire privé paléo-chrétien comme l’a été interprété le petit édifice de Labastide-d’Armagnac ? Dans son rapport de 1932, Jules Formigé faisait, pour sa part, allusion à une tradition des “terriers” des moines selon laquelle les premiers moines “auraient relevés les ruines d’une église primitivement bâtie par les mérovingiens”57, mais il ne mentionne pas la source de son information. Finalement, ce petit édifice était-il un oratoire privé antique ou le sanctuaire d’une petite communauté villageoise de la fin de l’époque mérovingienne ou d’époque carolingienne ? Peut-être a-t-il répondu successivement aux deux fonctions ?

Bien qu’il s’agisse de remplois, les restes, très mutilés, de deux, voire trois, sarcophages de forme trapézoïdale ont été trouvés sur le site (cf. infra). Sont-ils, de ce fait, les témoins de l’existence sur le site d’une nécropole mérovingienne ? On constate que les autres sarcophages retrouvés, en place, autour de l’église, comme ceux qui se trouvent contre le chevet, n’ont aucun rapport typologique avec des sarcophages mérovingiens. Il s’agit de coffres constitués par l’assemblage de plusieurs pierres plates placées de chant sur lesquelles sont posées horizontalement des pierres identiques pour former une couverture. Ces coffres n’ont donc rien à voir avec des cuves monolithes trapézoïdales surmontées d’un couvercle en bâtière. De plus, le matériel archéologique retrouvé dans ces sépultures ne peut être daté avant la période romane. Si donc une nécropole mérovingienne s’est développée à Montcaret, il ne faut, apparemment, pas la chercher à l’emplacement de l’église actuelle, même si elle n’en est pas très éloignée, puisque les cuves trapézoïdales, retrouvées sur le site, en proviennent. Le petit bâtiment sous-jacent à l’abside nord de l’église romane n’a donc pas donné lieu à l’installation d’une nécropole. Du reste, il ne semble pas que l’installation d’un cimetière autour d’un espace consacré soit le cas habituel pendant le haut Moyen Âge. C’est ce que l’on constate sur les domaines de cette époque de la région nîmoise58 ainsi que dans la vallée du Rhône59. L’Église en effet, paraît n’imposer cette pratique que plus tard à la fin du Xe siècle ou au XIe siècle60 si l’on se fonde encore une fois sur les exemples nîmois.

La première mention connue d’un établissement ecclésiastique à Montcaret se situe vers 1080. Elle fait état de la donation par un certain Boson, viguier, d’une église Saint-Pierre et de ses dépendances aux moines de Saint-Florent-lès-Saumur61. Cela signifie qu’une église existait à Montcaret avant l’église romane bâtie par ces moines. Formigé l’avait écrit sans, malheureusement comme on l’a dit, citer ses sources.

Il semble donc bien que Montcaret ait connu un édifice chrétien à haute époque. Mais faut-il comme nous l’avons vu, identifier ce sanctuaire aux vestiges situés sous l’absidiole de l’église actuelle, dont il n’est d’ailleurs pas possible aujourd’hui de dire si c’est à l’époque mérovingienne ou à l’époque carolingienne qu’il a été construit ? Il n’est pas certain que ce soit le cas et l’église de haute époque est peut-être à rechercher, elle aussi, sur un autre lieu, même proche, que celui des vestiges actuellement découverts.

Il est remarquable, cependant, de constater que les murs de l’église romane reprennent exactement des murs du bâtiment romain. Il peut, bien sûr, s’agir d’un hasard, et les premiers travaux des Bénédictins peuvent avoir mis au jour les structures antiques que ces moines auraient alors réutilisées. Plus certainement, un édifice – qu’il soit religieux ou même civil – avait-il traversé les siècles, fournissant ainsi aux ecclésiastiques, qui venaient de Saint-Florent-lès-Saumur à la fin du XIe siècle, les soubassements de leur future église. Les petits moellons, utilisés par les moines pour la construction du chevet actuel, et les cinq chapiteaux tardifs, qui décorent encore aujourd’hui le chœur roman de l’église, pourraient, également, en provenir. M.-G. Colin relève que le changement de propriété a souvent été à l’origine de la transformation d’un édifice primitif, particulièrement lorsqu’il s’agissait de l’implantation d’une communauté monastique62. C’est ainsi qu’un certain nombre de prieurés tirent leur origine d’une église rurale, elle-même installée au sein d’une villa antique et l’auteure pense que le prieuré élevé au début du XIIe siècle sur le site de Géou à La Bastide-d’Armagnac pourrait relever d’une telle évolution63. Le site de Montcaret semble bien, lui aussi s’inscrire dans un tel modèle.

La même question se pose pour le site de la villa gallo-romaine de Saint-Romain à Loupiac (Gironde)64. Le fouilleur note un “abandon” de la pars urbana au VIe siècle au profit d’un espace funéraire, qui semble donner ultérieurement lieu à la création d’un prieuré au XIIe siècle. Et ce prieuré a utilisé également pour sa construction des matériaux d’époque antique.

Moyen Âge

Au siècle suivant, se constitue, grâce à des dons, le domaine du prieuré de Montcaret. Ainsi connaît-on la donation aux moines de vignes près de l’église par un nommé Forcie, qui les autorise en outre à fonder un bourg à cet endroit65. Nous avons, par ailleurs, de ce fait, l’information selon laquelle ce n’est pas la villa qui a donné directement naissance au bourg et que l’habitat du haut Moyen Âge devait en être quelque peu éloigné.

Enfin, les textes nous font savoir qu’au XIVe siècle la châtellenie de Montravel, qui regroupe, avec Montcaret, treize autres paroisses, représente l’une des cinq possessions de l’archevêque de Bordeaux en Périgord et qu’elle constitue un domaine privilégié de la viticulture. Et si ce dernier ne produit pas un vin de la qualité de celui de Saint-Émilion, il devait cependant venir grossir le commerce des vins de la basse vallée de la Dordogne66.

Le dernier événement important, qui se rapporte au site, est le pillage et l’incendie de l’église bénédictine par les troupes réformées du capitaine périgourdin Clermont de piles en 156267. Ce dernier était au service de Jeanne d’Albret, mère d’Henri de Navarre, futur Henri IV. Il mena la guerre contre les catholiques pour le compte de celle-ci et l’église de Montcaret en fut l’une des victimes. Membre de la garde rapprochée d’Henri de Navarre à l’occasion de son mariage avec Marguerite de Valois, il périt au Louvre, lors du massacre de la Saint-Barthélemy, dix ans plus tard.

La partie ouest de l’église, détruite, ne fut reconstruite que partiellement au XIXe siècle, sans atteindre la superficie qu’elle occupait précédemment.

L’ultime remaniement du site fut le déplacement du cimetière de la commune et la relève de quelques inhumations récentes, en 1920. Avec, pour conséquence, le début des travaux archéologiques en 1921. Travaux qui ont abouti au classement des parcelles concernées au titre des Monuments historiques en 1926 et à la construction d’un nouvel espace muséal en 1995 pour présenter la collection de Pierre-Martial Tauziac.

Notes

  1. On trouvera l’étude de ce matériel par M. Lenoir, infra.
  2. Voir l’étude de C. Chevillot (infra).
  3. Conil, Carnet 11, 31a.
  4. Cf. l’étude de Carponsin-Martin infra.
  5. Berthault 2009, 148.
  6. Gros 2001, 322 ; Chuniaud 2013, 111.
  7. Doulan 2013, 55.
  8. Étienne 1971. 101.
  9. Ausone, “Bordeaux”, Les villes célèbres, 14, in : Œuvres d’Ausone (Corpet éd., tome 1, 1842, 248-249).
  10. Ausone, Idylles, 3, in : Œuvres d’Ausone (Corpet éd., tome 2, 1843, 13).
  11. Ausone, “Lettre à Paulinus”, lettres 23, in : Œuvres d’Ausone, (Corpet éd., tome 2, 1843, 244-245).
  12. Ammien Marcellin, Histoire, 16.8.8 (Galletier et Fontaine éd., tome 1, 1968, 161).
  13. Jérôme, Lettres, 123.15 (Labourt (éd.) tome 7, 1961, 92).
  14. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, 2.13.1.103-104.
  15. Demougeot 1951, 384.
  16. Salvien, Du gouvernement de Dieu, 7.50 (Lagarrigue, G., éd. 1975, 465-467).
  17. Paulin de Pella, Eucharisticos, 310 (Moussy éd., 1974, 79).
  18. C. Delaplace s’appuyant sur les lois relatives aux conflits entre propriétaires romains et goths contenues dans le Code d’Euric, pense que l’installation réelle de la population n’a pu avoir lieu avant les années 425-435, voire même plus tard (Delaplace 2010, 15-16).
  19. Rouche 1991, 144.
  20. Kazanski 2010, 10.
  21. Id., 11
  22. Ibid., 11.
  23. Fages 2015, 146.
  24. Id. 147.
  25. Balmelle 2001, 298.
  26. Fages 2015, 146.
  27. Voir infra l’étude des F. Stutz.
  28. Étienne 1962, 352.
  29. Diplomata, Pardessus, tome I, n° 230, 197-215, cité dans : Higounet 1963, 79 n. 37 et 210-211 ; voir également Higounet 1973, 85-86.
  30. Maurin et al. 1992, 140.
  31. Guyon 2001, 574.
  32. Conil, Carnet 11, 47a, 47b et 48 a.
  33. Conil, Carnet 11, 48a.
  34. Conil, Carnet 10, 28b. L’étude du matériel mérovingien a été effectuée par F. Stutz (infra).
  35. Marchegay 1879, chartes X, XVII, XX, XXVII,…
  36. Voir l’étude qui en a été réalisée par S. Soulas (infra).
  37. Jacques 1995.
  38. Réginato 1996, 4 et pl. 21.
  39. Jacques, à paraître.
  40. Jacques 1995.
  41. Périn 1980, 220 Fig. 54, 238.
  42. Id., 281 Fig. 90 et 309.
  43. Collectif 1986, n° 126, n° 163, n° 164, n° 165, n° 166 et 16.
  44. Boudartchouk & Bach 1995, 168 n° 340. À noter que ce vase, plus tardif d’un siècle que la hache d’arme retrouvée aux abords des thermes de la pars urbana, ne nous éclaire pas sur l’interprétation de la présence de celle-ci.
  45. Conil, Carnet 11, 30a et 30b.
  46. Catalogue n°70 (Maurice Tibère), 71 (Phocas) et 72 (Constant II) de l’étude de J.-P. Bost, infra.
  47. Berthault 1994, 92 ; Amiel & Berthault 1996, 263.
  48. Higounet 1963, 228-229 ; Lafaurie 1992, 309 et ss.
  49. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, 7.29 (Latouche éd. 1996, 104) ; Berthault 1998, 455.
  50. Amiel & Berthault 1996, 256, tab. 2 et 257.
  51. Berthault, in : Fages à paraître.
  52. Cf. infra, l’étude des monnaies antiques de J.-P. Bost.
  53. Bost et al. 1984, 681.
  54. Id., 684.
  55. Coupry 1954, 202.
  56. Colin 2008, 180.
  57. Formigé, 1923-1938, (1923, 3).
  58. Maufras et al. 2015, 68.
  59. Blaizot & Savinot 2006.
  60. Maufras et al. 2015, 69.
  61. Marchegay 1879, 118-119.
  62. Colin 2008, 233.
  63. Id.
  64. Marian 2008, 169.
  65. Marchegay 1879, charte X.
  66. Bonnefond 1978, 84.
  67. Penaud 1999, 255.
ISBN html : 978-2-35613-384-7
Posté le 31/01/2021
EAN html : 9782356133847
ISBN html : 978-2-35613-384-7
Publié le 31/01/2021
ISBN livre papier : 978-2-35613-386-1
ISBN pdf : 978-2-35613-385-4
ISSN : 2741-1508
13 p.
Code CLIL : 4117
http://dx.doi.org/10.46608/dana1.9782356133847.7
licence CC by SA

Comment citer

Berthault, Frédéric, “Le site dans ses différents contextes, in : Berthault, Frédéric, éd., La villa romaine de Montcaret. Une villa et son environnement dans le sud-ouest de la Gaule, Pessac, Ausonius éditions, collection DAN@ 1, 2021, 87-99,[en ligne] https://una-editions.fr/le-site-dans-ses-differents-contextes [consulté le 1er février 2021].

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