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Type de document : Chapitre de livre

Les cadeaux que nous avons coutume d’offrir et d’échanger lors de circonstances dont certaines sont ponctuelles et d’autres régulières, constituent une pratique si familière que nous n’avons que rarement l’occasion de songer à leur raison d’être. Nous avons pourtant bien conscience que cette pratique est liée au passage du temps, qu’il soit personnel : succès, mariage, invitations, anniversaires, ou collectif : les présents de fin d’année.
Dans les sociétés gréco-romaines, la naissance des enfants est célébrée par des rites se déroulant quelques jours après l’accouchement, un délai s’expliquant selon Aristote par la forte mortalité infantile.
« Prononçons des paroles de bon augure ; voici que vient vers l’autel le dieu du jour anniversaire ; vous tous qui êtes là, hommes et femmes, que votre langue soit propice. Qu’on brûle un religieux encens dans le foyer, qu’on brûle les parfums que l’Arabe délicat envoie de sa terre opulente.
Les modalités d’usage d’instruments de pesée et le maniement de concepts de numération et de métrologie par les sociétés protohistoriques ont fait l’objet de peu d’études systématiques en archéologie. Cet ouvrage, issu d’une thèse doctorale, offre une analyse diachronique des poids et des éléments de balance découverts en Europe occidentale et datés entre les XIVe et IIIe s. av. n.è. L’un des objectifs de ce travail est de requestionner la place occupée par la pratique de la pesée dans les sociétés protohistoriques sur une large échelle, dans la diachronie, au moyen d’un protocole constant et en intégrant les données contextuelles apportées par l’archéologie.
Vernadsky, membre de l’Académie des Sciences de Russie, est à l’origine d’une nouvelle conception de la matière vivante. Dans ce livre nous avons comme objectif à la fois de l’expliquer et d’en déceler toute l’actualité. Nous montrerons en particulier comment, travaillant en Russie et en France dans les années 1920, Vernadsky a transformé cette conception en véritable paradigme scientifique ayant une portée générale et révolutionnaire.
En fin de compte, tout ce que Vernadsky a prédit à propos des planètes aura été découvert sans lui. Pourtant, son apport principal ne réside pas du tout dans la découverte de la vie dans le cosmos ou, disons plutôt, pas seulement.
Dès à présent, des milliers d’astronomes qui ne connaissent absolument pas Vernadsky suivent inconsciemment son concept central et découvrent ainsi des manifestations de la vie dans le cosmos. En fin de compte, tout ce que Vernadsky a prédit à propos des planètes aura été découvert sans lui. Pourtant, son apport principal ne réside pas du tout dans la découverte de la vie dans le cosmos ou, disons plutôt, pas seulement.
Ce que nous appelons ici le « paradigme Vernadsky » est resté pratiquement inconnu jusqu’à ce jour dans la littérature scientifique. Pour comprendre cela, quelques détails importants doivent être ajoutés à la brève histoire de la renaissance des œuvres de Vernadsky que nous avons déjà présentée dans la préface.
Après avoir créé les concepts de base de la nouvelle science qu’était alors la biogéochimie, Vernadsky passa à une nouvelle étape dans la compréhension des problèmes liés à la biosphère. Il se mit à explorer le rôle qu’elle jouait dans l’espace. Cette nouvelle direction de recherches devait être appelée la « cosmologie biosphérique ».
Vernadsky a commencé à étudier le phénomène du temps, comme Platon le fit avec le phénomène également temporel qu’était l’éternité. Comme nous l’avons vu plus haut, sa nouvelle position de principe figurait déjà dans le titre même du rapport de 1921 « Le commencement et l’éternité de la vie », dans lequel deux concepts temporels se trouvent réunis. Pour Vernadsky, les vains efforts scientifiques qui eurent lieu pendant plus de deux siècles pour prouver l’abiogenèse avaient un résultat clair et sans équivoque : la vie existait depuis toujours. Donc, elle était éternelle.
Au tout début de son parcours scientifique, en accord avec ses dispositions d’esprit, le jeune Vernadsky s’est posé la question principale des sciences naturelles de l’époque : pourquoi les lois de la biologie ne cadraient-elles pas du tout avec le paradigme existant et adopté par tout le monde ? Il avait déjà posé cette question dans son rapport d’étudiant lors d’une réunion de la Société scientifique et littéraire de l’Université de Saint-Pétersbourg en décembre 1884, tout en choisissant déjà le niveau nécessaire de généralisation conceptuelle.
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